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[Taverne] L'Oeil du Dindon
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Chlotilde
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MessagePosté le: 21/05/2010 00:46    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

    Quelle déception, tout de même. Elle mentionnait les enfants, et il riait aux éclats. Habituellement, les hommes cafouillaient à ce moment-là, bredouillaient puis finissaient par trouver une excuse bidon pour prendre la fuite avant que cela ne soit sérieux. Par ailleurs, qu’il prenne la fuite ou non, ce garde ne pouvait être envisagé comme une relation sérieuse. Chlotilde ne se voyait avec aucun autre homme. Ses enfants étaient trop jeunes, et le père encore trop présent dans son esprit. Il lui recommanda de prendre une journée de congé, un moment pour elle-même. Elle hocha négativement la tête. Décidémment, il ne savait pas que parent était un emploi à temps plein. Par ailleurs, elle les aimait trop. Et puis, maintenant, il ne lui restait que Colleen, Callaan faisant parti de l’Ordre d’Émeraude. Il lui proposa alors de la raccompagner au château puisqu’elle refusait. Elle allait également refuser, arguant qu’elle était en mesure de se défendre, mais il se dépêchant. Il ne voulait répondre à sa dernière question, concernant les femmes. Il préférait se sauver pour payer son repas. Et le sien, par la même occasion. Elle n’ajouta rien. Qui était-il, pour lui payer son repas? Un simple dragueur de pacotille… Un vrai homme, bien entendu, qui fuit dès que la conversation devient intéressante…, ajouta-t-elle mentalement pour elle-même. Elle se leva sans même attendre qu’il ne soit revenu. Elle laissa quelques pièces pour Shani, la serveuse, qui les avait bien servis. Étrangement, elle n’était plus venue les déranger depuis que Lian lui avait glissé quelque chose à la main. Elle le vit d’ailleurs lui faire signer de le rejoindre à l’extérieur. J’y vais seulement parce que c’est la seule sortie possible et que je m’en vais, s’encouragea-t-elle mentalement.

    Elle finit par sortir alors qu’il dessellait son cheval pour embarquer dessus. Comble du malheur, son cheval était à côté du sien. Elle alla jusqu’à sa monture pour la desseller elle aussi, puis monter dessus, aisément. Elle en avait l’habitude et elle tenait à se montrer fière devant cet homme… Elle tirait sur les rennes pour conduire sa monture vers le chemin du retour quand elle s’arrêta subitement. Elle était légèrement sonnée de ce qu’elle venait d’entendre. Bien sûr, c’était un homme qui aimait les femmes. C’était visible dans son attitude. Alors, elle avait cru être une proie comme une autre. Une proie de prestige. Après tout, on ne mettait pas un chevalier dans un lit comme un paysan. Les chevaliers pouvaient sonder les gens, ressentir les émotions des gens, aviser en temps et lieu. Mais elle n’était pas vraiment une proie. Ou alors, une très grosse proie. Elle retourna sa monture vers celle de Lian, s’approcha de lui. Elle hésitait entre lui foutre un claque pour lui remettre les idées en place ou fuir au plus vite, espérant ainsi qu’il comprenne qu’elle n’était pas du tout intéressée.

    « Vous savez, ce n’est pas en abordant les femmes de cette façon qu’elles succomberont. Certes, vous êtes peut-être beau, mais la subtilité et la finesse ne semblent pas faire partie de vos trop peu nombreuse qualités. Un petit conseil pour la prochaine fois où vous aborderez une femme qui semble vous plaire : taisez-vous! »

    Elle fit repartir sa monture vers la direction inverse. Elle s’arrêta, se retourna sur sa selle. « Au fait, vous pouvez arrêter de m’épier. Il n’est pas nécessaire de faire tout cela pour aborder une femme. Aller la voir tout simplement. Sinon, ça ne fait que suspect. Et, avec votre réputation, il va sans dire que cela ne vous aide pas! » Elle laissa planer un moment de silence, encore. Il lui parut interminable. Devait-elle avoir pitié de cet homme? Oh, et puis, de toute manière… « Vous pouvez me raccompagner puisque nous allons au même endroit, mais arrêter, par pitié, de rabaisser les femmes. Vous l’avez dit vous-même : je suis chevalier. Je suis en mesure de me défendre. Et si l’épée ne me suffit pas, domaine dans lequel j’excelle, il me reste toujours la magie qui peut s’avérer efficace. » Ainsi commença le retour au château dans un silence pesant parfois coupé par des questions de part et d’autres, quoi que Chlotilde se contentait de lui répondre. Quand ils passèrent aux abords de la forêt, elle ne put s’empêcher de laisser son regard errer vers le lointain. Elle n’avait toujours pas reçu de réponse. Heureusement qu’elle n’avait pas bu… Elle avait l’habitude de délier sa langue après avoir ingurgité un peu d’alcool. Bref, elle secoua légèrement la tête pour se sortir de ses pensées. Arrivés au château, Chlotilde laissa son cheval entre les mains des garçons d’écurie. Et puis, avant de prendre la direction de l’aile des chevaliers, seule, elle regarda Lian une dernière fois.

    « La prochaine fois que vous souhaitez m’aborder, ne m’imposez pas votre présence. Ça n’aide vraiment pas votre cause. … Bonne nuit! » ajouta-t-elle après un autre silence.

    À ce moment-là, elle hésita brièvement. Une seconde, l’idée de l’embrasser sur la joue, comme un vieil ami, lui traversa l’esprit. Il y avait si longtemps qu’un homme autre que celui qui l’aimait ne s’était intéressé à elle. C’était toujours apprécié, ce genre de compliments, mais bon… Il n’en restait pas moins que l’attitude de Lian l’agaçait prodigieusement. Elle se contenta donc d’une poignée de main comme le faisait les chevaliers d’Émeraude. Ainsi, elle le reconnaissait comme un égal. C’était déjà ça. Après un bref sourire, hésitant, elle tourna les talons pour rejoindre sa chambre. Colleen y était probablement, déjà endormie. Elle relèverait la couverture sur ses épaules, pour être certaine qu’elle n’ait pas froid. Elle l’amènerait peut-être même dans son lit, pour se consoler et se dire qu’il restait tout de même une enfant, sa jolie petite fille.

    HJ :: Voilà! C'était mon dernier post. Pas très long, mais bon. Je te laisse finir le rp. Après ça, allez hop, en mission! Après tout, chevalier, c'est pas juste pour faire joli, tu sais. =P
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MessagePosté le: 21/05/2010 00:46    Sujet du message: Publicité

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Isay
Invité

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MessagePosté le: 21/05/2010 01:16    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant



    Ah non, il n’avait pas décidé d’être fatiguant lui ! Quoi de plus énervant qu’un client pervers. Dans le sens de complètement pervers, mon dieu oui, je vous dis ! Il avait osé la siffler ! La siffler, elle ! Complètement furieuse, elle avait craché dans sa nourriture avant de lui signifier clairement qui si il osait le moindrement refaire un autre commentaire ou un son à propos de son physique et/ou âge et/ou absence de poitrine, elle lui bottera le cul jusqu’à ce qu’il défonce le plafond avec ses dents. Clair et net, monsieur ? Oui, oui, un autre pichet de bière avec ça ? Pauvre crétin.

    C’était le genre de personne qui la sortait hors de ses gonds. Elle avait tendance à vivre chacune des émotions des très puissamment, mais les colères d’Isay étaient nucléaires et finissaient souvent en bouderie. Elle était rancunière et vengeresse et jamais un geste contre elle n’était entièrement pardonné. Elle était toujours courtoise avec les clients, mais certain d’entres eux, plus habitués et qui l’avaient offensé, ressentait encore les vagues de froid que les yeux d’Isay lançaient dans leur dos. Le pervers qui l’avait apostrophé en avait encore pour quelques années avant que la jeune fille oublie ce qui c’était passé. Et ensuite, quelques années encore pour que la jeune demoiselle cesse d’y penser en voyant le visage ignoble du dangereux personnage. Tant pis pour lui, il ne profitera jamais de son sourire éclatant et de ses pitreries amusantes.

    L’après midi passa lentement, vraiment lentement. Pourtant, parfois, le temps file tellement vite qu’on se demande si on le rattrapera un jour. Ou non. Il passe devant nos yeux, tel un papillon qui étend ses ailes pour s’envoler lors de sa première journée avec des ailes sur le dos. Non, mais sans blagues, il devait l’attendre ce moment là, faut se l’avouer. Le temps dans son cocon devait passer super lentement et maintenant BANG ! Il est papillon ! Et là le temps fiiiiiiiiiiiiiilllllleeeeeee tellement vite ! Que faire, appelons les pompiers, pour qu’il vienne éteindre le temps qui file trop vite. Ahm, j’avais oublié qu’il n’y avait pas de pompier à Émeraude. Donc on appellerait les merveilleux Chevaliers pour qu’ils viennent punir le temps. Et là, les mecs canons qui sont dans cet ordre sortiraient leurs épées, enlèveraient leurs chemises et combattraient, un sourire sur les lèvres. Oh, ils seraient tellement beau… STOP, trop de fantasmes dans ce paragraphe. Mais imaginez-les, la sueur qui coule dans le dos, les muscles qui bougent, longs et nerveux. Mrow, on leur ferait pas mal non ? Hey mais attendez, ce paragraphe-là fait pas de sens dans l’histoire non ? Euh, ouain, on va continuer.

    L’après-midi passa lentement. Isay, comme à son habitude, courait dans tout les sens. Habituée à ce train de vie, son esprit vagabondait tandis qu’elle prenait les commandes des clients. Elle avait oublié de manger et s’arrêta à la cuisine voler un petit quelque chose. Elle admira un instant Miguel et reparti en souriant. Arriverait-t-elle à trouver l’amour un jour ? Cette question, bien que peu pressante, l’angoissait un peu. L’adolescente savait qu’elle n’arrivait pas à s’attacher au gens. Plus souvent, elle faisait semblant d’être leur amie et profitais un peu d’eux autres. Mais maintenant, ce comportement semblait lui faire horreur. Après tout, où finirait-elle sans passion, sans joies et rires, sans cette belle complicité qui unit deux personnes ? Oui, maintenant et tout de suite, cette question l’effrayait. Mais ce n’était pas le temps d’être effrayée, il y avait du boulot à faire.

    Plus tard dans l’après-midi, Miguel lui demanda de sortir les poubelles qui commençaient nettement à emplir la cuisine. L’adolescente s’avança devant le tas de déchets et fut un peu surprise par son ampleur. Découragée, elle regarda Olaf qui lui tournait autour en gloussant et prit une des poubelles. Difficilement, elle l’amena dehors, avec les autres déchets situés à l’arrière de l’auberge. Répugnée, elle fit plusieurs voyages, le tout le plus rapidement possible. Elle n’avait pas envie de sentir la merde, non de dieu ! Au dernier, elle déposa la poubelle sur le bord da la bâtisse et souffla un peu. Ils pouvaient bien se passer d’elle quelques minutes.

    La jeune fille aux yeux roux leva sa tête. N’importe quand, que le ciel soit gris, mouillé, éclatant ou obscurci, elle adorait regarder plus haut qu’elle-même. Et alors, un sentiment de nostalgie la prenait. Elle repensait à sa douce mère, sa sœur stupide et son père adorée. Ses amies qu’elle avait laissé à Turquoise, ses terres pleines de vies et son cheval. Oh ! Son cheval ! Soudainement mû par une envie pressante, la jeune fille se précipita aux écuries. L’espace y était grand et les chevaux s’y complaisaient. D’un pas vif, elle passa devant les stalles et s’approcha de son doux Sheyneck, un bel étalon un peu vieux, blanc moucheté noir. La bête hennit tranquillement à son approche et la jolie demoiselle eu un petit sourire. Doucement, elle lui flatta le museau et s’excusa de ne pas être allé le voir hier. Oui, promis, elle le montrait ce soir. On va faire un tour Sheyneck, ça te dit ? Perdant la conscience du temps, elle resta avec le cheval pendant 15 minutes, à lui raconter tout ses petits problèmes quotidiens. L’animal, attentif, ne broncha à aucune des paroles. Oh mais merde ! Isay se releva brusquement la tête ! Merde, merde, merde ! Les poubelles et la taverne ! Paniquée, elle courra reprendre les ordures et les mettre derrière. Dans sa hâte, elle ne remarqua pas le garçon, mais lui fonça dessus en bonne et dû forme.

    Son premier réflexe fut l’irritation. Les déchets ayant tombés un peu partout, elle en avait reçu sur ses vêtements et même dans ses cheveux. Et ben bravo pour l’odeur ! « Ça va pas la tête ? Ça vous arrive souvent de foncer dans les gens comme ça. Est-ce que je fonce dans les gens moi ? Et bien non ! Ça n’arrive pas ! Parce que moi, je ne suis pas bête comme vous ! Vous avez vu tout le gâchis que vous avez fait ? Ah et bien c’est malin hein ! » Isay jura et leva les yeux pour le première fois vers l’inconnu qui lui tendait sa chemise d’un air gêné. Il était plutôt mignon, grand avec les cheveux blonds qui resplendissaient tellement qu’ils créaient une espèce d’auréole blanche autour de sa tête. Mais l’adolescente ne s’y attarda pas, trop fachée par la situation. Elle poursuivit sa crise de nerfs. « Non ! Garder là votre chemise, je n’en veux pas. Qu’est-ce que je ferai avec ça. Allons, ne me regarder pas comme un imbécile. Déjà que me foncer dedans l’était, ne vous donner pas l’air plus idiot que vous l’êtes déjà. Allo ? Vous écoutez peut-être ce que je vous dis ou vous vous en fichez ? Ah je vois, vous êtes le genre d’homme à foutre tout en l’air et à partir, c’est ça ? Et bien partez, je n’ai pas besoin de votre aide. C’est ça, partez, ça nous fera des vacances. ». Puis elle continua de marmonner dans sa barbe pendant qu’elle rangeait des mots tels que « Imbécile, con, idiot, stupide, inutile, homme. » Elle grommela d’un air mauvais, ramassa les déchets et lui jeta un coup d’œil furieux. Sans un mot de plus, elle se retourna, mit les ordures avec les autres et rentra dans l’auberge.

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Denzel
Invité

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MessagePosté le: 21/05/2010 22:53    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

C’est qu’il n’y comprenait rien, comme d’habitude. Enfin, non. Pas tout à fait quand même. Le blondinet n’était quand même pas un épais de service ! Il avait un cerveau entre les deux oreilles et il fonctionnait très bien. C’est quand même pas parce qu’il ne comprend pas quelque chose que nous allons dire qu’il est stupide et qu’il na pas de cerveau, quand même. Il savait qu’elle était en colère, il le sentait même très bien. Il ne savait juste pas pourquoi ? Il avait pourtant essayé de se faire pardonner, non ? Il avait ramassé les déchets sur le sol, les avait remit dans le sac et lui avait même donné sa propre chemise pour qu’elle l’enfile à la place de ses vêtements qui sentait, avouerons-le, pas super bon depuis quelques minutes et plus super beau non plus. Sérieusement, Denzel chercha vraiment bien, mais ne trouva pas ce qui ne fonctionnait pas dans ce qu’il venait de faire. Pour lui, il avait tout fait ce qu’il aurait put faire pour qu’elle soit heureuse ou quelque chose du genre. Elle aurait peut-être préféré qu’il ne touche pas à la poubelle ? Peut-être n’était-elle, tout simplement, pas en colère contre lui ? Bien entendu, l’idée qu’elle n’avait peut-être pas aimer, tout simplement, se faire foncer dedans ne lui traversa pas l’esprit. C’était beaucoup trop… Logique. Trop simple.

« Ça va ? Ça arrive de foncer dans les gens. Je fonce dans les gens moi. Et bien ! Ça arrive ! Parce que moi, je ne suis comme vous ! Vous avez déjà vu tout le gâchis que j’ai fait ? Ah et bien c’est bien ! » Le blondinet, qui venait de faire un monstrueux effort, parce qu’il avait quand même beaucoup de difficulté à lire sur les lèvres, sourit à pleine dent. Tout fier d’avoir comprit ce qu’elle venait de dire. S’imaginant même pas que c’était le contraire et encore moins que ce n’était vraiment pas ça qu’elle lui avait balancé d’une voix vraiment froide. Alors elle était comme lui ? Elle n’était donc pas en colère. Franchement, se ne fit que mettre le blondinet encore plus heureux. Ce qui le fit sourire encore plus bêtement. C’est qu’il avait vraiment beaucoup de chance d’être tomber sur une fille comme elle dans un tel moment. C’était surement la première fois qu’il souriait depuis la mort de sa mère. « Garder là votre chemise. Allons, ne me regarder pas comme ça. Déjà que me foncer dedans vous a donner un air idiot. Allo ? Vous écoutez peut-être ce que je vous dis ? Ah je vois, vous êtes le genre d’homme… ? Et bien, je n’ai pas besoin de votre aide. » C’est qu’il aimait vraiment cette fille. Elle était tellement parfaite ! Elle disait, de temps en temps, des choses qu’il ne comprenait pas vraiment. Faut dire que la deuxièmement partie était beaucoup moins assez logique que la première, mais il avait comprit le principal, selon lui et il l’adorait.

La regardant avec plein d’admiration dans les yeux –ce qui se voyait assez facilement puisque Denzel était un livre ouvert- il fit la moue en se grattant la tête. Ne comprenant pas vraiment pourquoi elle retournait dans cet établissement alors qu’il commençait à être de si bon ami. Bêtement, il entra dans l’auberge à son tour. Empruntant la même porte elle. Pas question qu’il la quitte d’une semelle. Pourtant, on lui demanda de sortir assez vite merci. Sérieusement, cette fois, Denzel afficha une drôle d’expression alors qu’il regarda l’homme refermer la porte derrière lui. C’est qu’il aimerait bien comprendre pourquoi elle était retournée dans cette auberge sans lui ? Encore une fois, l’idée qu’elle ne voulait rien savoir de lui passait dans l’beure. Mine base, il alla s’assoir en arrière, regardant la porte en souhaitant qu’elle sorte de nouveau pour venir le voir. L’idée même de juste faire le contour de l’auberge pour entrer par la porte du devant n’était pas vraiment dans ses idées. Trop préoccupé par Elle. C’est fou, quelques fois, comment une fille pouvait autant nous faire perdre nos moyens. C’était à ne rien y comprendre. Puis, le temps passa. Deux minutes. Elle ne revenait pas et son sourire disparut. Il sonda alors l’auberge, la cherchant parmi la foule de gens et… Oh ! Elle aimait les cerises !

Vivement, il se leva de sa petite buche de bois et pris la direction d’un marchand qu’il connaissait très bien. En tant qu’ami, il pouvait bien lui faire plaisir, non ? Arrivant devant le fils à Marcus –le cuisinier d’Émeraude- il lui montra aussi les belles cerises que se dernier lui donnant avec un grand sourire. Denzel sorti trois pièces et lui donna avant de partir en direction de l’auberge où était sa plus grande fascination. Son centre d’intérêt le plus constant du moment et surement des temps à venir. Faudrait également qu’il s’informe sur le truc-machin-truc-chose de rayonnant, et de blanc, qui était toujours autour d’elle. Sa mère avait vaguement essayé de lui apprendre, mais il avait besoin de plus d’explication. C’était quoi8 au juste ? Enfin, bref. Sourire aux lèvres, il entra dans l’auberge en cherchant rapidement la jeune gamine du regard. Oubliant temporairement qu’un Chevalier se trouvait dans la place ou qui s’y trouvait plus. Sérieusement, il s’en fichait royalement. Du moment qu’il pouvait donner ses cerises à la jeune gamine.

Et… Quelqu’un siffla. Denzel n’entendit rien, mais il ressentit très clairement les émotions qui l’entouraient. Ce qui, très sérieusement, le pompa aussitôt. C’était qui la personne qui venait de désiré, avec autant de dégout, la jeune fille qu’il aimait ? Oké. Dire qu’il l’aimait était un bien grand mot. C’était question à débattre, plus tard. Le blondinet se retourna tranquillement, cherchant du regard l’homme qui avait haussé avoir de tel sentiment pour une gamine de son âge. Se ne fut pas long qu’il trouva l’homme en question. Il devait bien avoir une trentaine d’année. Quel honte ! Pauvre con ! Il laissa les cerises sur la table la plus près, se fichait royalement qu’il est des gens à la table et marcha d’un pas déterminé vers la table du fond. L’envie d’aller lui foutre son point en pleine gueule. Enfin, du défoulement. Et il en avait besoin. Et il le fit, malheureusement. Il lui envoya son poing en pleine figure, sur l’œil droite et avant même qu’il réagisse, il lui en envoya un autre dans le ventre. L’homme, beaucoup trop ivre pour comprendre quoi que se soit, cacha son visage entre ses mains et, alors qu’il s’apprêta à lui envoyer un autre coup au visage, une main l’arrêta et il se retourna vivement. Oh… C’était une des cuisinières d’Émeraude. Heureux de nouveau, il lâcha l’homme comme si de rien ne c’était passé et suivit la cuisinière qui le sorti de l’auberge.

    - Denzel, chéri. Mon cœur… Qu’est-ce que tu viens de faire ? On ne frappe pas les gens ainsi. Qu’est-ce qu’il a bien put te faire pour que tu réagisses ainsi mon poussin ?

Le blondinet lui tendit la main et, heureusement que c’était une elfe, lui transmit émotionnellement toute la scène. Lui expliquant ce qu’il avait ressentit lorsque l’homme avait eu des émotions aussi dégueulasse pour la gamine, sa gamine. Oh ! La jeune fille ! L’écuyer regarda par-dessus l’épaule de la jeune femme en cherchant la jeune fille du regard. Puis s’avança. Il avait oublié les cerises sur la table. Mais avant même qu’il ne fit un pas de plus, la jeune femme l’arrêta et lui demanda d’attendre ici. Qu’elle allait chercher les cerises. Comme un con, Denzel attendit. N’ayant pas vraiment comprit ce qu’elle voulait dire, il se dit qu’il serait préférable d’attendre. La jeune cuisinière, comme promis, alla dans l’auberge et alla récupérer les cerises qui étaient au même endroit qu’il les avait laissés avant de sauter sur l’homme. Puis, vue Isay.

    - Je suis vraiment désolé jeune fille. Denzel à eu la vie difficile depuis un bout d’temps et il sort très peu. Il vient de perdre sa mère, le pauvre. Et si vous lui avez parlez et qu’il n’a pas répondu, ne soyez pas en colère contre lui ce n’est pas de sa faute. L’écuyer est sourd de naissance et muet, également. Je crois qu’il lit un peu sur les lèvres mais je ne suis pas sûr. Enfin, bref. Merci beaucoup d’avoir été délicate avec lui, c’est la première fois que je le vois sourire et si heureux, depuis le départ de Charlaine, sa mère. Enfin, bref. Je vais aller passé ma commande. Tenez, il avait ça pour vous je crois bien.

Dehors, Denzel regarda ses pieds en désespérant à vue d’œil. Se demandant réellement pourquoi est-ce que la cuisinière ne revenait pas avec ses cerises, celles pour la belle jeune fille. L’envie d’y retourner lui traversa l’esprit, mais il resta bêtement devant l’établissement ou dans la rue d’à côté. Ne sachant pas vraiment où il pouvait aller sauf rester près de cette auberge, qui ne lui donnait pas des maux-de-tête.
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Miguel
Invité

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MessagePosté le: 27/05/2010 07:45    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

Comme tout le monde, Miguel adorait qu’on dise du bien de sa cuisine, c’est donc avec un sourire enjôleur qu’il reçu la critique de la chevalière, qui posa ensuite l’éternelle question quand au nom de la soi-disante dinde. Pourquoi tout le monde se posait des questions sur son nom à Olaf ? Pourtant, personne ne lui demandait pourquoi il s’appelait Miguel ou encore pourquoi Shani ne s’appelait pas Marcus. C’était son nom un point c’est tout ! Il s’en allait commencer l’éternel discours qu’il tenait de une à deux fois par soir, finissant souvent par rentrer à la cuisine d’un air théâtral, avec la dinde bien callée sur sa hanche. Cependant, Shani ne lui en laissa pas le temps, le traitant d’andouille en l’invectivant presque de rentrer dans son domaine ; ce qu’il devait faire de toute manière pour aller surveiller ses fours.

La soirée avançait bon train, car les clients semblaient ravis de son menu. Assis sur son tabouret, il se passa la main dans ses cheveux couleurs paille alors que Shani lui faisait son compte-rendu, et lui donna la première bourse de la soirée, qu’il fourra dans son tablier. Ironiquement, l’aubergiste était analphabète, ce qui ne l’empêchait pas de savoir compter bien au-delà de la moyenne des gens. Lire et écrire ne lui servait à rien, et il avait un mémoire monstre en ce qui concernait tout et rien.

Miguel regarda un instant ses serveuses faire l’aller et venu entre les clients. Shani, la sorteuse, un bout de femme assez appétissant, mais qui pouvait vous faire regretter d’avoir les mains galopante en moins de deux ; Isay, le petit bout de femme qui prétendait être plus vieille que son âge, et qui servait plus souvent qu’autrement à débarrasser les tables et à sortir les poubelles, bien qu’elle soit quand même efficace aux tables. Il fallait quelqu’un pour les tâches ingrâtes malheureusement, et Miguel ne pouvait pas les faire puisqu’il cuisinait. Il y avait aussi Cléo la voluptueuse serveuse qui n’en ratait pas une pour s’approcher des clients, histoire de se faire une pièce de plus. La dernière et non la moindre, était Trisha, la trimeuse. Un peu plus vieille que la moyenne, elle était environ la seule personne que Miguel tolérait dans sa cuisine alors qu’il s’affairait. Elle passait inlassablement derrière lui pour faire le ménage, et s’occupait de la plonge et du maintien des lieux, plus par plaisir que par l’argent.

Alors qu’il retournait à la cuisine pour aller vérifier l’état des lieux, et en même temps accrocher Isay pour qu’elle débarrasse la cuisine de ses déchets, il fonça directement dans Shani, alors qu’il avait la tête ailleurs. Étouffant un juron, il lui jeta un regard sévère alors qu’elle le réprimandait. Ce n’était pas seulement à lui de regarder où il allait. M’enfin.

-Ça va ? s’enquit-il néanmoins en laissant son regard errer sur la jeune femme, pour un, s’assurer qu’elle n’avait rien renversé sur elle, et de deux, simplement pour marauder.

Elle lui lança ensuite la réplique qui l’insulta au plus haut point. Il n’était pas un courtiseur de bas étage qui jetait son dévolu sur qui que se soit ! Il avait des goûts raffiné pour l’exotisme, et les chevaliers n’étaient pas monnaie courante, il était donc clair que l’aubergiste aurait voulu mettre la main dessus. S’appuyant sur les portes battantes qui séparaient la cuisine de la grande salle, il eut un sourire légèrement acide.

-Tou saura qué yé choissi avec grandé soin lé femmé qué yé courtise, y’aimé les femmé uniqué, sinon tou serais pas en train dé serviré les clientés !

Alors que les mots passaient ses lèvres, il comprit qu’il avait probablement poussé le bouchon un peu trop loin. Même s’il était respectueux des femmes dans son ensemble, il était un tantinet sexiste, disant qu’il y avait des choses que les femmes devait faire et d’autres qui étaient une affaire d’homme. Malheureusement, Shani était la preuve vivante qu’une dose d’œstrogène pouvait faire le même travail que la testostérone, et la semi-fée prenait un malin plaisir à lui démontrer aussi souvent que possible qu’elle pouvait le remettre à sa place. Le féminisme était la chasse gardée de l’amazone, et alors qu’il la sentait presque bouillir sur place après l’insulte qu’il lui avait lancée, il tenta de s’esquiver dans sa cuisine, alors qu’une main agrippait son collet.

*Trop tard* songea-t-il avec regret alors que la sorteuse le traînait sans ménagement vers la porte de sortie, sous le regard atterrés des non-initiés, et le rire des habitués de la place. C’était presqu’une autre partie de la grande mise en scène de l’Œil du Dindon, car inévitablement, l’aubergiste en laissait filer une douce qui tombait dans l’oreille de la sorteuse qui le prenait par le col pour le jeter sans ménagement dehors. Tellement que maintenant, le cuisinier ne s’exclamait même plus à l’outrage alors qu’il se retrouvait cul par-dessus tête à l’extérieur. Au moins il ne pleuvait pas se soir alors qu’il se relevait. Époussetant son tablier alors qu’il retrouvait sa dignité, il fit le tour de l’établissement et entra par l’arrière. Remarquant Isay qui s’était toute salie, il la siffla, l’air sévère. Alors qu’elle venait à sa hauteur, il désigna du bout du doigt sa robe.

-Isay, qu’essé qué tou as faité à ta robé ? Tou né servira personné avec cet accoutrementé…Va té changer, presto !


Il la laissa ensuite partir se changer alors qu’il replaçait ses vêtements et ses cheveux. C’est alors qu’un cri l’alerta. Sortant de la cuisine, il vit un gamin frapper un de ses clients qui avait probablement été trop entreprenant avec une des serveuses. Avisant Shani du regard, il lui fit signe d’agir au plus vite et de sortir ce morpion de la salle au plus urgent. Mais une cuisinière qu’il connaissait déjà pour sa manie de venir chaparder dans ses recettes fut plus rapide. Plus tard elle revint présenter ses excuses à Isay et non pas à lui, qui était le propriétaire de l’établissement. Lui jetant un coup d’œil complètement irrité, il attrapa Isay au vol et planta son regard azur dans le sien. Du même fait, il siffla Shani pour qu’elle le rejoigne aussi.

-Na mé, qu’essé qui vienné dé cé passé, j’ai peur d’avoir perdou uné morceau ou cé que cé vous qui faité pas votré travaillé ? Shani, yé né veux plus qué cé vaurienne remetté les pieds ici. Tou lui mettra lé tien ou jé pensé la prochainé fois…Na mé, battré une clienté sans raisonné comme ça, cé dou déliré ! Isay, t’approché pas dé cé genré dé personné ! Et yé vous averti, si cé moi qui mets la main dessus…

Courroucé, l’aubergiste attrapa la bouteille de cidre ouverte au préalable et s’en versa un verre, ce qui était rare en soit. Le vidant d’un trait, il s’en resservi un autre avant d’entrer à nouveau dans sa cuisine, Olaf sur les talons. Il devait se calmer, mais il abhorrait la violence, surtout la violence gratuite comme il venait d’y avoir. Dans son établissement, il était formellement interdit de faire usage de la violence ; il n’avait pas une sorteuse pour rien. Heureusement, les clients avaient rapidement compris que son établissement était avant tout un lieu de restauration avant d’être un lieu de beuverie. Bon, il avait des cas ou des réguliers se beurraient la gueule comme pas possible, mais souvent, c’était pour fêter un évènement particulier alors que le patron offrait sa tournée. Et ça finissait que souvent, on ramenait un aubergiste, aussi beurré que ceux avec qui il avait fait la fête, dans sa chambre où il s’endormait comme un loir jusqu’au lendemain. Appuyé sur son comptoir de cuisine, il lança ses couteaux dans le bac à eau, et se recomposa un visage bon enfant, et retourna dans la grande salle. Après tout, son auberge était une grande scène de cirque où il était le maître d’œuvre et ses serveuses, les actrices. Il recommença à faire le tour des tables pour discuter avec les clients, lorsque du coin de l’œil, il vit un silhouette se glisser à l’intérieur et s’assoir à une table près de la porte. Encapuchonnée de façon telle qu’on ne pouvait pas voir le bout de son nez, il fit signe à une serveuse de venir prendre sa commande, avec une voix identique à celle de l’aubergiste, l’accent en moins.


[C’est pas mon meilleur, mais j’ai perdu le fil vu mon absence]
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Shani
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MessagePosté le: 01/06/2010 20:59    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

Observant la femme chevalier et Lian de loin, Shani décida mentalement de donner la palme d’or du plus grand dragueur au garde qui, visiblement, ne voulait pas lâche les basques de la pauvre damoiselle. Secouant doucement la tête, elle songea si elle devait agir… non, il était préférable que non. Bien qu’étant un habitué de l’endroit, Lian restait malgré tout un client. Miguel aurait tôt fait de l’étrangler si elle osait le sortir simplement parce qu’il faisait les yeux doux à une cliente. Se retournant finalement vers le propriétaire des lieux, elle fut surprise de le voir appuyer de la sorte sur les portes battantes avec ce sourire qui n’était en rien amusé. Qu’avait-elle fait? Il n’avait pas aimé sa réplique? C’était à lui de revoir son attitude! Ce n’était pas son problème à elle s’il aimait draguer tout ce qui avait une poitrine! Croisant les bras sur sa poitrine, elle haussa un sourcil. Qu’allait-il lui dire maintenant? C’est alors qu’il lui lâcha LA phrase qu’il n’aurait jamais du prononcer. Quoi?!! Il l’avait choisit SEULEMENT pour ses courbes, c’était sa?!! Il se foutait de ses talents, de la force de son caractère ou de ses compétences! Tout ce qu’il l’intéressait, c’était son cul, c’était bien sa?!!! Visiblement, elle avait vu juste car soudainement, le visage de Miguel sembla s’assombrir. AH! Il venait d’avouer son crime simplement par son expression facial!!! Allait-elle laisser passer la chose? Non jamais! Elle était une fervente combattante de la gente féminine et le simple fait de le voir être aussi… machiste la répugnait totalement. Elle venait d’une tribu d’amazones et même si le blondinet l’ignorait à 100%, elle allait lui faire comprendre qu’on ne la traitait pas comme sa! Oh que non! Du point de vue de l’homme, il était fort probable qu’on avait l’impression qu’un brasier naissait dans son regard. Non pas un feu de désir… bien au contraire.

Les poings serrés, la jeune femme toisa le cuisinier pendant quelques minutes, se demandant de quelle façon elle allait procéder cette fois. Réalisant la situation, Miguel se sauva dans sa cuisine, mais cela activa les instincts de chasse de la Lionne des Sables. La semi-fée se précipita à sa suite et cela ne lui prit que la moitié d’une minute avant d’agripper le collet de l’humain d’une poigne de fer. Malheureusement pour lui, la serveuse possédait la force d’un bœuf et ce fût donc avec une aisance déconcertante qu’elle le traîna sauvagement vers la sortie. Des éclats de rire jaillirent de tous les côtés. D’un mouvement puissant, elle le jeta par la porte et se tapa dans les mains, l’air d’avoir accomplit sa besogne de la journée. Elle revint ensuite vers la grande salle et alla nettoyer une table qui venait à peine de se libéré. Par la suite, elle alla servir un bon bol de soupe à un jeune couple. Bref, elle continuait son travail l’air de rien, ignorant Cléo de plus belle quand soudain, un cri retentit à l’arrière de l’établissement. Elle fit ensuite signe à sa compagne de service afin qu’elle prenne son relais alors qu’elle-même se précipita vers les lieux. Surprise, elle vit un véritable chantier de déchets et Isay semblait s’en être mit sur tout le corps! Bouche bée, elle observa Miguel faire la morale à la petite et il parlait d’un vaurien… ou d’un client qui s’était fait attaqué? Enfin, elle n’avait pas trop suivit ce qui se passait, il fallait qu’elle soit franche à ce sujet! Isay alla visiblement se changer [enfin, je suppose!] et Miguel lui demanda alors de foutre son pied au cul du vaurien… Quel gamin? Un peu confuse, la semi-fée se contenta d’hocher de la tête (histoire d’éviter une nouvelle crise!) et sortit par la porte de derrière pour voir qui était à l’origine de tout sa. Elle s’attendait à voir un voyou costaud et aux airs rebelles, puisque celui-ci avait réussit à assommer un homme adulte, mais ce qu’elle vit la laissa perplexe. Ce n’était en rien le « criminel » typique qui se trouvait devant elle… c’était un gamin blond [Denzel] aux yeux d’un bleu captivant. Perplexe, elle songea au fait que peut-être il était fautif après tout. Cela devait surement être un accident non? Elle voulu demander l’avis de Miguel, mais elle s’en ravisa, songeant que le cuisinier deviendrait si hystérique qu’il en perdrait son accent ridicule. La semi-fée poussa alors un soupir et se passa une main dans l’unes de ses couettes.

- Tu es celui qui a frappé le client, n’est-ce pas?
fit-elle doucement. Elle n’avait aucune envie de tabasser un gamin. Ce n’était pas son genre. Je suis désolée, mais tu vas devoir t’en aller. Sinon, je vais devoir te faire sortir moi-même et cela risque de ne pas être en douceur, tu comprends?

Ce qui était très étrange, c’était que celui-ci n’avait aucune réaction. Quoi? Parlait-elle une langue inconnue et elle ne le réalisait pas? À moins que celui-ci ne parlait pas leur langue? En fait, cela était peu probable car celui-ci portait la tenue des écuyers… ceux-ci devaient logiquement comprendre la langue commune, non? Malheureusement, hormis la langue de sa tribu, Shani ne connaissait aucuns autres dialectes, même pas la langue féérique! Elle fit alors de grands signes pour faire comprendre à l’enfant qu’il devait partir et décida par le fait même de tenter la télépathie, unique don léguer par son géniteur féérique.

**[Denzel] Écoute moi, jeune homme, tu dois partir, fit-elle mentalement. Mon patron ne veut plus te voir ici. Malheureusement, tu risques une raclée de sa part s’il te surprend ici! S’il-te-plaît, vas-t’en, sinon je vais devoir te faire partir d’une manière qui ne m’enchante guère… Tu comprends? Allez, pars, je ferai comme si je ne t’avais pas vu! **

Plongeant son regard couleur terre dans celui-ci du gamin, elle espérait vraiment que ce dernier ait compris son avertissement. Shani tourna ensuite les talons et entra à nouveau dans l’établissement en prenant bien soin de fermer la porte derrière elle. Avec un soupir, elle alla aux cuisines et fut surprise de constater que Miguel ne s’y trouvait pas. Elle devait lui parler ne serait-ce qu’un instant. Elle se dirigea ensuite vers les portes battantes et vit que celui-ci demanda à Cléo de servir le nouveau venu ; un individu encapuchonné. D’un mouvement rapide, elle secoua son bras en l’air pour attiré son attention et fut satisfaite de voir que celui-ci l’avait bel et bien repéré. La sorteuse se retira alors dans les cuisines et attendit que son patron la rejoigne chose que ce dernier fit en quelques instants.

- J’ai mis la main au collet de ton « criminel »,
fit-elle d’un air neutre. J’ai dis à ce jeune garçon blond visiblement écuyer de ne plus remettre les pieds ici sous peine qu’il aurait une raclée. Sa te conviens? Seulement, sache qu’il n’avait rien de bien effrayant, ton « vaurien ». La prochaine fois par contre, je te serais très reconnaissante de m’aviser pourquoi je sors quelqu’un, d’accord? Parce qu’hormis des déchets un peu partout – chose que je comprends être très dégoûtant! – et un ivrogne qui a surement dû mater Isay, je ne vois pas trop ce qui s’est passé. Enfin.

Doucement, Shani posa une main sur l’épaule du cuisinier et lui desservit un sourire compatissant, lui recommandant silencieusement de cette façon de se calmer un peu, puis elle revint dans la grande salle. Cléo lui fit alors signe de servir l’homme encapuchonné car, visiblement, elle en avait pleins les bras avec ses autres clients. Haussant les épaules, la semi-fée se dirigea alors vers le nouvel arrivant en affichant son plus beau sourire.

- Bien le bonjour monseigneur! Nous vous souhaitons la bienvenue dans la Taverne de l’Œil du Dindon! Mon nom est Shani et je serai celle qui vous servirai aujourd’hui! Que puis-je vous servir aujourd’hui?

C’était étrange… on ne voyait pas le haut du visage du nouveau venu, mais le sourire qu’il afficha ne lui disait rien qui vaille.


- J’vais prendr’ c’que le cuisinier va bin vouloir m’servir, fit-il d’une voix qui lui était étrangement familière. Va l’voir et dit lui d’rappliquer. J’ai à lui parler. En tout cas, y’a du goût pour c’qui est des femmes…


Sur ce, l’homme encapuchonné glissa très rapidement une main sous la robe à jupons de l’ex-amazone pour lui empoigné une fesse à pleine main. Profondément outré et dégoûté de cette attitude, Shani en échappa son calepin. Rapidement, elle l’empoigna par le collet et s’élança pour lui foutre un poing sur le nez… quand le capuchon glissa de sa tête. Son cœur venait de cesser de battre. Non c’était impossible! Il était à la cuisine il y avait de cela quelques minutes!!! Lâchant rapidement l’homme comme s’il l’avait brûlé, Shani resta muette comme une carpe devant ce qui semblait être Miguel! Tournant les talons rapidement, elle s’élança aux pas de courses vers les cuisines avant de voir simplement le cuisinier sur le pas de la porte. Avait-il assisté à la scène? Elle avait honte d’admettre qu’elle s’était fait prendre de court par la copie conforme de son patron et n’avait en rien l’habitude de fuir de la sorte… mais la couleur avait quelque peu quitté son visage alors qu’elle réalisait à peine ce qu’elle avait vu!

- Heu… Miguel? fit-elle d’une voix basse. Il y a un client… qui te ressemble comme deux gouttes d’eau qui veut te voir… heu… Il est à la table 8… Tu devrais peut-être aller voir. Bordel, j’ai eût peur, j’ai cru que tu avais réussit à te téléporter!

[Désolée, j’en ai peut-être oublié des bouts ^^’]
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Animateur Illua
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MessagePosté le: 02/06/2010 00:54    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

[HJ: Cette animation est une requête faite par Melyoh et compagnie. Si vous trouvez ça amusant de vous faire animer, allez faire une demande, NOUS SOMMES LÀ POUR VOUS ♥]

Un gros silence s'abattit dans la salle lorsqu'ELLE arriva. Demandez à n'importe qui, il s'agissait de la véritable terreur du village, la personne la plus crainte (et avec raison), la femme la plus puissante (au premier sens du mot)... C'était la vieille Ursule, la redoutable fermière de 87 ans qui habitait la ferme du cher Grostchevichkynn, son mari décédé d'un accident de charrette. Elle était la force brute qui avait soulevé maintes et maintes vaches, trayé des centaines de pis... Et récolté des tonnes et des tonnes de lait. Elle s'occupait de sa ferme toute seule, bref, vous voyez le genre. Elle ouvrit la porte de l'auberge avec fracas (en la poussant légèrement) et se dirigea instinctivement vers sa place habituelle. Après tout, c'était une femme qui adorait sa routine, ses petites habitudes. La moindre incartade risquait de faire exploser le volcan qui était en elle. Et c'était quelque chose qu'on ne voulait pas voir, car elle avait tout de même des bras de la grosseur de poutres, des traits très durs... On aurait dit un homme avec une poitrine tombante et une tête avec une lointaine féminité.

Elle s'approcha de plus en plus de la table où siégeaient Melyoh et Paco, évidemment inconscient de tout le danger de la situation. Elle marcha, lentement, jusqu'à ce qu'elle arrive devant la table et qu'elle remarque FINALEMENT les deux inconnus. Elle resta immobile, sans dire un mot, les fixant alternativement de son regard nerveux et sautillant. Puis elle s'exclama, avec une voix moyennement masculine: «QU'EST-CE VOUS FOUTEZ DANS MON BANC, MES P'TITS POUILLEUX? M'EN VA VOUS DÉVIARGER LA FACE! » Elle poussa le nain plus loin et s'assied devant eux, volant la chaise d'un monsieur qui tomba sur le sol avant de s'enfuir en courant. « C'est MA table pis z'êtes mieux d'avoir UNE BONNE RAISON d'être LÀ et pas ailleurs ou J'VOUS ARRACHE LES YEUX, ENFANTS D'CONNASSE À DEUX PATTES!» Elle posa avec violence sa sacoche sur la table. « PIS QUE QUELQU'UN M'APPORTE UNE BIÈRE, BÂTARD! » Puis, rajoutant un dernier détail: « Oh... ET pis si votre réponse me plait pas, BEN VOUS ALLEZ LE REGRETTER. MÊME TOI, DEMI-PORTION. »

[small](HJ: C'est pas mon meilleur et c'est TRÈS COURT... Mais bon, c'est surtout une mise en situation. Étant un PNJ, vous pouvez la manipuler comme vous voulez, elle est très intéressante xD Mais si ça vous dit, j'ai plein d'idées de péripéties avec Ursule, genre une grosse aventure ^^)
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Isay
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MessagePosté le: 06/06/2010 19:40    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant


    Isay bouillonnait d’une colère noire. Sa robe était foutue c’est certain ! Jetant un dernier regard noir au jeune homme blond, elle rentra presto dans le restaurant avec l’intention ferme de se changer le plus rapidement possible. Elle ignora l’adolescent qui le suivait et monta directement dans sa chambre après que Miguel l’ai apostrophé. Hola ! Elle n’était pas stupide, elle savait bien qu’il fallait se changer ! Grognant probablement plus fort qu’un chat sauvage de Rubis, elle se dirigea vers sa petite pièce.

    C’était un bel endroit, exigu mais propre. Elle essayait le plus souvent de le décorer avec les fleurs des champs qui entouraient l’endroit, ce qui donnait toujours à la chambre une odeur douce. La fenêtre restait pour la plupart du temps, ouverte. Le matin, alors, on entendait les oiseaux chanter et le soir, on pouvait se pencher et voir la lune dans toute sa splendeur. Isay adorait regarder le satellite terrestre et les étoiles qui formaient toute une panoplie de figures stylées. Elle pouvait passer des heures debout à rêvasser doucement, jusqu’à temps qu’elle s’endorme sur le rebord plutôt que dans son tout petit lit.

    Pour l’instant, ce ne fut pas une Isay perdue dans son monde qui entra mais une adolescente maugréante et de fort mauvaise humeur qui pénétra la pièce. En vitesse, elle se débarrassa de son tablier sale et de sa robe tout aussi crottée. L’odeur des poubelles menaçant d’envahir la chambre rendit Isay inquiète et elle chercha un endroit où jeter ses vêtements. Dépitée, elle jeta par sa fenêtre, se promettant de venir le chercher plus tard. La jeune fille aux yeux roux mit ensuite sa robe vert d’eau qui allait avec ses cheveux, pris son deuxième tablier qu’elle avait utilisé hier et retourna dans la salle de la taverne.

    Isay prit une profonde inspiration et alla vers une table que deux clients venait de quitter. Soigneusement, elle entreprit à rassembler tout les ustensiles et les assiettes dans une seule et même pile. Elle les éloigna et sortit un chiffon. C’était ça son travail. On l’a faisait plus ou moins servir aux tables, mais ça ne la dérangeait pas vraiment. Tant qu’elle était payée et logée, elle ne se plaignait pas. L’adolescente nettoya rapidement la place d’une main experte et empoigna la haute pile de vaisselle sale. Du coup d’œil en biais, elle aperçut le garçon de tantôt. BORDEL ! Mais il ne comprenait rien à rien ! Elle gronda, tirailler par l’envie d’aller lui mettre son pied au derrière. Bien décidée à ne pas céder à ses pulsions, elle l’ignora complètement et se décida enfin à partir en direction de la cuisine avec son chargement.

    Profondément irritée par tout ce grabuge qui lui avait couté du temps, la jeune fille à la chevelure verdâtre reçue une nouvelle source d’irritation de plein fouet. Un sifflement strident retentit, bien sonore. Ça ne dérangea pas les clients, qui devaient être habitués, mais Isay comprit immédiatement que ça lui était adressé. Son dos s’arqua sous la colère. S’en était trop, trop pour elle, une fille impulsive et colérique, qui ne supportait absolument pas qu’on se moque d’elle. Elle était à peu près sure qu’on pouvait la voir trembler sous tant sa rage venait d’atteindre un niveau incontrôlable. Tant pis pour son travail, tant pis pour son logement, tant pis pour son avenir. Trop, c’était trop.

    Doucement, presque qu’avec maternité, elle déposa les assiettes sur la table la plus proche. Elle n’était qu’à quelques centimètres, alors ce fut chose aisée. Elle ferma les yeux et serra les poings. Elle allait lui foutre une raclée qu’il n’était pas près d’oublier. Même si il faisait deux mètres de plus, était large comme un taureau, que c’était un Roi, un Chevalier, un Noble ou même Parandar lui-même, il y gouterait, oh oui ! Elle s’était battue quelques fois avec des gamins de son âge, plus jeune, mais elle n’avait jamais vraiment apprit à bien frapper. Ahah, elle partit d’un rire mauvais. Oh combien elle s’en fichait ! Elle allait l’écraser ! LE BATTRE ! ELLE ALLAIT TOUS LES BATTRE ! OUI ELLE ALLA- BANG !

    Isay, qui n’avait pas encore vu le visage de son siffleur d’amour adoré se retourna subitement. Un bruit sourd avait empli ses oreilles sensibles et la plupart des clients avaient cessé leur bavardage joyeux et innocent. La surprise se peignit sur son visage. Le jeune garçon blond venait de frapper son siffleur, en plein visage. Comme sa, bang ! Et avant qu’elle ai pu formuler quelques pensées, il en envoya un autre dans le ventre. Et un autre dans la figur- non attendez ! Une femme l’arrêta juste avant que le gamin en donne un autre à l’ivrogne qui semblait confus. Gentiment, presque joyeusement, le blondinet suivit la femme hors de l’auberge. Tout ce scénario, depuis l’appel affamé du vieil homme qui cuvait son vin, jusqu’à la sortie du garçon et de ce qui semblait être une employée dans une cuisine ou quelque chose comme ça n’avait duré que quelques secondes. Toute la colère de la jeune serveuse s’était évanouie, laissant place à un étonnement bien sincère. Elle était comme, pétrifiée. Elle ne savait pas comment réagir à cette scène. Elle secoua la tête et son cerveau se mit en mode « Trouvons vite une réponse à ce qui se vient de ce passer avant de penser qu’on serait peut-être bonne pour l’asile section « pas vraiment sur de ce qui ce passe devant ses yeux » ».

    Isay reprit lentement sa vaisselle sale et alla la déposer en vitesse à celui qui lavait cette même vaisselle sale. Elle était perdue dans ses pensées. Pourquoi un garçon qu’elle ne connaissait aucunement, à part pour cet accident de tantôt avec les poubelles, la défendrait ? C’était étrange et Isay n’aimait pas vraiment ça. Elle ne le connaissait pas et n’avait aucune envie de lui être redevable. Elle avait horreur de devoir une faveur à quelqu’un. Surtout un inconnu. En plus, elle n’avait aucune idée d’où il venait, et quand elle lui avait parlé plus tôt, il n’avait pas répondu et lui avait semblé particulièrement stupide. Elle ne pouvait pas devoir quelque chose à quelque d’idiot ! Décidément, ce n’était vraiment pas une bonne journée.

    La jolie adolescente était retournée dans la salle à manger et marcha vers des clients qui n’avaient pas encore été servis. À l’instant même, la femme qui avait empêché le garçon de frapper une troisième fois l’ivrogne se pointa devant elle. « Je suis vraiment désolé jeune fille. Denzel à eu la vie difficile depuis un bout d’temps et il sort très peu. Il vient de perdre sa mère, le pauvre. Et si vous lui avez parlez et qu’il n’a pas répondu, ne soyez pas en colère contre lui ce n’est pas de sa faute. L’écuyer est sourd de naissance et muet, également. Je crois qu’il lit un peu sur les lèvres mais je ne suis pas sûr. Enfin, bref. Merci beaucoup d’avoir été délicate avec lui, c’est la première fois que je le vois sourire et si heureux, depuis le départ de Charlaine, sa mère. Enfin, bref. Je vais aller passé ma commande. Tenez, il avait ça pour vous je crois bien. »

    Le « ça » était un pot de cerises bien fraiches. Avant qu’Isay n’ai pu prononcer le moindre son, la femme était déjà loin. Ces révélations l’a rendirent perplexe. C’était un garçon sourd ! Voilà qui expliquait le fait qu’il n’avait pas comprit un traitre mot de ce qu’elle avait dit tout à l’heure. Il avait perdue sa mère, une certaine Charlaine. Enfin, l’adolescente supposa que c’était ce que la de femme avait voulu dire par « départ ». Immédiatement, la délicate jeune fille fut prise de remords. Elle l’avait engueulée copieusement alors qu’il était en deuil. Elle comprenait parfaitement la peine de perdre un parent qui nous était cher. Le visage souriant de son père envahit son esprit et de minuscules larmes prirent possession de ses yeux orangés. Son paternel lui manquait terriblement. Elle essayait de repousser son fantôme, mais on aurait dit qu’il portait un regard sur tout ce qu’elle faisait. Peut-être aurait-ils l’occasion, lui et elle de se revoir sur les Plaines de Lumières.

    Elle ravala ses larmes et serra le pot de cerises contre son cœur. Ses petits fruits rouges, tellement délicieux était ce qu’elle aimait le plus manger. Elle ignorait comment le garçon l’avait su mais elle supposa que c’était un des pouvoirs qu’il possédait peut-être. C’était peut-être un elfe, avec ses cheveux blonds et son air délicat. Elle avait cru comprendre que les Elfes pouvait lire les pensées, mais elle n’était pas sure. Néanmoins, peu importe la race de celui-ci, elle devait aller le voir et s’excuser. Elle n’avait pas été correct, et l’accident de tantôt avec les poubelles était… hum… un accident. Elle devait aussi le remercier pour les cerises. Ces délicieuses petites choses. Furtivement, elle ouvrit le pot et en mangea une tout rond. Miam ! Quel délice !

    Malheureusement, elle n’avait aucune idée de l’endroit où il se trouvait maintenant. Elle ne pouvait pas partir très longtemps non plus, enfin, pas tout de suite, sur son quart de travail. Elle jeta un regard circulaire sur la pièce et ne le vit nulle part. Elle eut l’idée de demander à Shani si elle l’avait vu. Cette dernière lui indiqua la porte de dehors et continuer à vaquer à ses tâches. Isay prit alors la porte et regarda dehors. Il était bel et bien là, lui faisant dos. Elle se mordit la lèvre inférieure et sortit dehors, sous le soleil éclatant de l’après-midi.

    Comme si il eut sentit sa présence, le mignon blond se retourna. Il avait encore cet espèce d’éclat de lumière autour de la tête, mais la belle adolescente ne s’en préoccupa pas, supposant que ça devait être un autre de ses pouvoirs. Il lui adressa un immense sourire illuminé, tellement éclatant que la serveuse aux yeux roux crue que sa rétine allait brûler. Elle ne savait pas vraiment comment s’excuser à un sourd. Elle resta là, piétinant le sol, mal à l’aise. « Bon écoute, je sais que tu ne m’entends pas, mais euh, je m’excuse pour tantôt. Je suis facilement contrariée et je n’aurais pas dû réagir avec une telle force. Et euh, merci pour le gars dans l’auberge. Je déteste me faire siffler, ça me met en rogne. Mais bon, t’aurais dû me le laisser, je l’aurais tabassé. Parce que là maintenant, je te dois un truc, et j’aime pas tant devoir des trucs aux gens. Alors euh, vu que je lui aurais foutu mon poing sur la gueule moi-même, on peut dire que je te dois rien hein ? Et, ah, merci pour les cerises, c’était pas la peine. Mais bon, tu es fort, parce que bah, j’adore les cerises. C’est le truc que j’aime le plus manger à vrai dire. Je pourrais en manger des centaines ! Ah… ! J’oubliais que tu ne comprenais pas un traitre mot de ce que je dis. Euh.. je m’excuse, j’arrête de parler. ». Ne sachant pas vraiment quoi faire, elle ouvrit son pot de cerise et la tendit sous le nez du blondinet, pour bien lui faire comprendre qu’elle la lui offrait.
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Denzel
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MessagePosté le: 12/06/2010 13:41    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

Dehors, Denzel regarda ses pieds en désespérant à vue d’œil. Se demandant réellement pourquoi est-ce que la cuisinière ne revenait pas avec ses cerises, celles pour la belle jeune fille. L’envie d’y retourner lui traversa l’esprit, mais il resta bêtement devant l’établissement ou dans la rue d’à côté. Ne sachant pas vraiment où il pouvait aller sauf rester près de cette auberge, qui ne lui donnait pas des maux-de-tête. C'était la meilleure option qu'il avait et faut dire qu'il ne chercha pas vraiment a en chercher une autre. La simple idée de penser à quitter cette auberge, elle, semblait être quelque chose d'impossible à faire pour lui. Pourtant, c'était ce qu'il y avait de plus facile à faire ! Tourner les talons et marcher sans se retourner. Retourner vers les maux-de-tête et ne jamais revenir ici. Et bien, les pieds ne suivaient pas et la conscience non plus. Il resta donc, bêtement, près de cette établissement en attendant quelque chose ou quelqu'un. N'importe qui, n'importe quoi, elle ? Soupirant de découragement, il se laissa tomber sur le sol en baissant la tête. Pourquoi c'était si dûr de partir ? Pourquoi attendait-il que la jeune cuisinière revienne avec ses cerises ? Elle les avait certainement déjà toute mangé à cette heure de toute façon. De plus, avec ce qu'il venait de faire -même si l'homme l'avait amplement mériter- il n'allait certainement plus avoir le droit de mettre les pieds dans cette auberge. L'aubergiste, le propriétaire n'allait certainement pas vouloir le revoir de si tôt et c'était assez facile à comprendre... Même si Denzel n'y comprenait rien, mais c'était pas nouveau.

Soupirant, il se releva tranquillement et replaça son paton, sa chemise et compagnie. Pas question de retourner vers le royaume dans un tel état. Des plans pour qu'on arrête pas de lui poser pleins de questions. Ce qui veux aussi dire : des maux-de-tête puisque personne dans se royaume semblait être capable de contrôler leurs émotions. Ce qui, de toute évidence, le jeune écuyer n'était pas en mesure de comprendre. C'était quand même la chose la plus facile à faire ! On ferme son esprit et on ne pense plus à rien. Pas de colère, de haine, de peur, de joie, d'amour, rien. C'était du n'importe quoi. Prenant une grande respiration, question de se préparer mentalement aux maux-de-têtes qu'il sentait déjà arriver, il fit qu'un pas avant de sursauter de peur. Se retournant vivement vers la personne qui venait de s'approcher de lui et qu'il n'avait pas senti venir. Ce qui était quand même assez rare, faut dire. Cette personne, il l'avait remarquer dans l'auberge entre deux personnes un peu plus loin de où il était. Et, faut dire qu'elle avait une énergie émotionelle assez particulière, unique, comme tout le monde, s'entend. Aussitôt, le blondinet se mit à sourire, comme chaque fois que quelqu'un venait près de lui. Pourtant, son magnifique sourire disparût lorsque la jeune femme commença à lui parler. Il avait bien hâte au jour où quelqu'un allait comprendre qu'il ne comprenait rien parce qu'il était sourd et, du fait même, muet. Regardant la jeune femme avec cette note de tristesse au regard, il fit un signe de tête possitif sans même savoir ce qu'elle venait du lui dire. Sachant simplement que c'était des reproches via ses émotions.

Tout comme elle, il lui tourna le dos pour prendre la direction opposé à celle-ci. Elle vers l'auberge et lui loin de l'auberge. C'est ce qu'il -les patrons et employés- semblaient vouloir alors... C'était pas vraiment dans les habitudes du jeune garçon de ne pas écouter auz règles. Pourtant, à peine avait-il fait un pas qu'il arrêta brusquement en sentant l'énergie qu'il aimait le plus en se monde. Cette énergie si unique qui lui était si unique. Cette émotion si naturellement naturel qui semblait toujours être calme.Elle. Son sourire reprit rapidement sa place sur son visage et il se retourna pour la voir arriver. Son coeur se mit à battre de plus en plus fort à chaque pas qu'elle faisait. En amour ? Fou d'elle ? C'était de bien grand mot pour le moment. Disons qu'il appréciait vraiment beaucoup cette jeune fille. Pour lui, elle était parfaite. Unique et il l'aimait, l'adorait. Lorsqu'elle s'arrêta devant lui, il sourit bêtement d'un large sourire, comme la première fois, et il l'écouta sans même comprendre quelque chose. Son cerveau ne cherchant pas vraiment à comprendre quelque chose, de toute façon. Puis, elle lui tendit son cadeau, ce qui le fit encore plus sourire. La jeune cuisinière lui avait donc bel et bien donner son cadeau et, en plus, la jeune fille semblait l'aimer. C'était suffisant, pour lui. Puis, elle lui offrir une cerise. Enfin, c'est ce qu'il se dit lorsqu'elle lui tendit les cerises sur le nez, ce qui le fit rire même si aucun son ne sorti de sa bouche.

Après quelques secondes à hésiter, il prit une des cerises et la mangea. C'était vraiment bon ! Mais il n'en prit pas plus, c'était un cadeau, pour elle. Il voulait pas manger son cadeau. Surtout qu'il pouvait en avoir lui-même là où il résidait. Bref. Une c'était bien assez pour lui. Reprenant un peu ses esprits, puisque son cerveau semblait être à off depuis l'arriver d'Isay, il chercha à savoir ce qu'elle pensait. Même si ces émotions semblaient toujours être du même niveau, elles changeaient et il comprit qu'elle était désolé, qu'elle allait arrêter de parler. Ce qui le figea un peu sur place. C'est que le blondinet ne voulait vraiment pas qu'elle arrête de parler, de lui parler. Il n'entendait peut-être pas sa voix, mais il adorait ressentir ses émotions. Une de ses mains alla se perdre dans ses cheveux alors qu'une moue prit place sur son visage. Cherchant le meilleur moyen d'essayer de lui faire comprendre qu'il ne voulait surtout pas qu'elle arrête de lui parler. Il fit donc la seule chose qu'il pouvait faire pour se faire comprendre : il lui envoya une vague d'émotion qui voulait simplement dire : n'arrêta pas de parler ! Ne sachant pas vraiment si elle avait comprit ou pas, il sourit timidement.

- DENZEL ! ENFIN, JE T'ES TROUVÉ... Fit un homme qui arriva derière lui.

Le blondinet se retourna tranquillement en sentant autant de panique provenir d'un seul homme.

- Tous les Chevaliers se réunissent. Vous partez à Perle d'ici quelques heures et vous n'êtes toujours pas près !? Votre maître vous cherche vous savez ? Vous devez revenir au château pour préparer votre départ, aller !

L'écuyer regarda l'homme d'un regard noir. Il n'avait rien entendu, mais il comprenait parfaitement ce que voulait dire cet homme et ça ne fit pas trop son affaire. Avait-il l'air de quelqu'un qui voulait partir à Perle ? Semblait-il vouloir partir de cette endroit ? De cette fille ? Absolument pas et, pour une rare fois, ça se voyait parfaitement. La joie qu'on pouvait normalement lire sur son visage, ni était pas. Ses traits étaient dûr et bête. Mais... Il devait partir. Il n'en n'avait pas vraiment le choix et même s'il ne voulait pas l'admettre, il le savait. C'était le temps de quitter cette endroit. Soupirant, il baisa la tête. L'air de dire : j'ai vraiment pas envie d'y aller, par pitié ! Pourtant, rien ne changea. L'homme restait toujours là pour attendre que le jeune garçon le suive sans faire d'histoire. Lui accordant un dernière regard noir, Denzel se retourna et tendit une main à Isay, qu'elle prit après quelques secondes d'hésitation. Sourire aux lèves, il lui envoya une dernière vague d'émotion. Lui demandant si elle voudrait bien venir le voir à son retour, au château. Puis, l'air de nouveau triste, il tourna les talons et suivit l'homme.
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Miguel
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MessagePosté le: 14/06/2010 21:25    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

Posant le coude sur le comptoir de service, l'aubergiste pencha la tête, histoire d'arrêter d'hyperventiler. Non mais, c'était pas bon pour ça santé que de se mettre les nerfs en boule pour un oui ou pour un non. Il avait de bien meilleures raisons que celle-ci. Le bellâtre blond leva la tête une fois un peu calmer, et c'est une tornade qui arriva en trombe dans sa cuisine, qui mentionnait avoir vu son portrait à la table 8.

Oh non, pas en ce moment, ne lui avait-il pas tout simplement interdit de se pointer à l'heure de service, et encore pire, d'oser envoyer une de ses serveuses le quérir. Sentant la moutarde lui monter au nez, il bomba le torse, et sortit en trombe de son antre. Il était tellement en furie, qu'il en oublia son accent alors qu'il montait à la soit-disante table numéro 8.

Son double l'accueillit en souriant comme un bon diable, comme s'il n'avait pas la moindre idée de ce qui se tramait, et eut un mouvement innocent lorsque Miguel se pencha vers lui.

- Toi, dehors, tout de suite, ragea-t-il en détachant bien nettement ses mots. Shani, tu me le sors, presto!

Alors que la guerrière empoignait l'homme qui se rencapuchonna sur le champ pour le sortir par la porte principale, le cuisinier sortit à son tour pour venir se poster sur le mur de l'auberge. Son double, qui avait trébucher par terre, se releva avec aisance, dévoilant une lame bien effilée sur son flanc, alors qu'il retirait sa cape. La seule différence qu'il y avait entre les deux hommes, était que Miguel était un peu moins bâtit que son homonyme. Sinon, ils étaient parfaitement identique.


- Non mais, t'en fait des manières pour ton frère Miguel! Moi qui v'nais seul'ment aux nouvelles, et te d'mander un peu d'argent?


- Tu viens toujours me demander de l'argent Talis, je suis pas la tirelire de la famille! T'es le plus vieux, je devrais pas avoir besoin de te fournir quoi que se soit.


- Justement, ta tirelire à toi s'appelle Lydia, alors parle pas de vivre aux crochets des autres...

Serrant des poings à s'en faire blanchir les phalanges, il eut une grande respiration et tenta de remettre son masque d'indifférence. Lui qui normalement aimait les potins, il serait probablement la mire de tous les ragôts de l'auberge pour les prochaines semaines.

- Mêle pas Lydia à ça Talis, je suis peut-être pas assez fort pour te battre, mais sans argent, tu pourras survivre longtemps. Et si je te coupais les vivres maintenant? Pitoyable petit mercenaire sans le sous qui demande à son petit frère de lui donner un coup de main pour payer ses dettes. Et Julian, il peut pas t'aider lui? Non, j'oubliais, tu l'as siphonner lui aussi! Tellement qu'il a été obligé d'entrer dans un monastère pour vivre!


- Mets pas tout' sur ma faute. J'apporte des nouvelles qu'tu pourras payer, des nouvelles de ta précieuse Lydia. Elle est malade, et elle voudrais qu'tu rapplique à la maison pour aller la voir. Elle veut régler des trucs avec toi. Des trucs qui urgent si tu vois ce que je veux dire.

Avec une légère grimace, le regarde du tavernier passa de son frère à Shani, et il sortit une bourse de son tablier, avant de la lancer au mercenaire qui l'attrapa comme un chien attrapa sa pitance au vol. Sur ce, Talis s'inclina, et s'enfonça dans le noir sans plus mot dire. Soupirant, Miguel se tourna vers sa serveuse.

- Je suis désolé que tu aies vu ça, mais Talis est pas du genre à laisser tomber la chose, et il aurait bien pu me détrousser si je lui avais refuser de lui allouer de l'argent. J'avais besoin de ta présence ici-même, et je vais avoir encore besoin de toi. Nous partons sans plus attendre vers Shola pour aller voir Lydia. Je t'expliquerai en chemin, mais va chercher tes vêtements de voyage, et va nous chercher des chevaux pour la route. J'arrange deux ou trois autres affaires, et je te rejoinds.


Revenant dans l'auberge, le tavernier accrocha Chléo par la manche, et lui transmit quelques ordres, avant de monter sur le comptoir de son bar, comme il le faisait souvent pour annoncer la fermeture ou n'importe quels annonces.

- Mes amis! Yé vé dévoir m'absenté pendant quelqués jours. Né vous inquiétez pas, l'Oeil du Dindon restéra ouverté pour la boisson. Y'a qué lé cuisiné qui fermé en partie. Chléo est en chargé dé tout, si vous avez des questionnés, c'é à la damé qu'il faut les poser! Sur ce, yé vous souhaité bonné ripaillé!

Sous les choeurs de désapprobation, car le tavernier était plus qu'apprécié pour ses informations et ses potins dans l'établissement, il descendit de son perchoir avant de monter à sa chambre, empaqueter plusieurs affaires, dont un manteau en laine sanguine, boutonné d'or et couvert d'une fourrure argentée à ses extrémités. Il prit quelques vêtements de luxe, puisqu'ils allaient voir une personne de la noblesse, et enfila des vêtements de voyage.

Vêtu d'un pantalon en cuir noir, d'une chemise pourpe accompagnée d'une veste couleur corbeau, il attrapa son sac de voyage, et descendit dans la grande salle. Déjà, de le voir autrement accoutré qu'en cuisinier faisait étrange, mais de le voir quitter son établissement était encore plus inhabituel. Chléo s'approcha de lui, et il l'embrassa une dernière fois avant de saluer tout le monde et d'aller rejoindre Shani qui avait les chevaux.

- Nous nous mettons en route vers Shola, je veux profiter de la fin de la journée pour nous rendre au prochain village. Je t'expliquerai en route, mais le plus de chemin nous abattons, le mieux c'est, crois-moi.
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Shani
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MessagePosté le: 17/06/2010 21:43    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

Légèrement blême, la jeune femme observa le visage aux traits délicats du cuisinier. En moins de deux secondes, son visage passa du désespoir à la frustration extrême. Quoi?! Avait-elle dit quelque chose qu’il ne fallait pas? Ne sachant pas trop quoi faire, elle suivit des yeux le patron qui bombait le torse et qui se dirigeait d’un pas assuré vers la table 8. Quoi? Qu’est-ce qui se passait ici?! Replaçant rapidement sa petite robe couleur café et ses nombreux jupons, Shani s’engagea dans la grand salle et ce qui se passa sous ses yeux étaient quasi improbable : Miguel SANS accent qui parlait d’un ton sec à son sosie. D’un ton ferme et autoritaire, le blondinet ordonna à sa sorteuse de faire le travail. Wow. Shani ne se rappelait en rien la dernière fois qu’elle avait vu le patron si en colère! Quelque chose lui disait qu’elle n’avait pas intérêt à répliquer quoi que ce soit! De toute façon, ce connard avait osé lui prendre une fesse à pleine main! Il n’était pas venu le jour où elle laisserait passer un tel affront! S’approchant donc du double de Miguel, la jeune femme lui adressa un sourire aimable.

- Monsieur,
fit-elle d’un ton acide, je vous prie de me suivre.

Sans un mot de plus, elle agrippa la cape de celui-ci et lui fit une démonstration de sa force légendaire! Avec une aisance surprenante, elle le força à se lever et le traîna sans ménagement vers l’extérieur de la taverne sous les regards ébahit des autres clients. Une fois à l’extérieur, elle poussa l’homme dans l’allée principale, le faisant trébucher par le fait même. Le double du cuisinier se releva toutefois avec aisance et un objet brillant attira automatiquement l’attention de l’ex-amazone. Il était armé! Par réflexe, elle glissa la main dans une poche arrière de sa petite robe, tâtant de sa main droite le métal rassurant d’une dague. Elle était prête à intervenir si ce connard tentait quoi que ce soit, bien que Miguel n’approuverait surement pas sa conduite. Les deux frères se jauchèrent du regard jusqu’à ce que une dispute éclate. Shani devait admettre qu’elle n’y comprenait rien. En fait, elle réalisait maintenant qu’elle ne connaissait absolument rien de Miguel hormis son horrible accent, sa bonne cuisine et son goût sur-prononcé pour les jolies femmes. Et lui? Que connaissait-il d’elle? Absolument rien non plus. Jamais elle ne parlait de son passé et n’avait nullement l’intention d’en faire mention dans un futur éloigné ou rapproché. Au fond ils étaient quoi? Deux inconnus qui travaillaient ensemble, tout simplement. Sortant de sa rêverie, Shani réalisa qu’elle avait raté l’essentiel de la conversation! Tout ce qu’elle perçu comme bride d’information fut une femme nommé Lydia et qui était malade. Qui était-elle? Elle n’en savait rien. En fait, cela l’intéressait seulement par curiosité puisqu’elle savait qu’elle ne devait pas se mêler de la vie d’autrui. Finalement, Miguel jeta une bourse à son frère qui s’éloigna avec un sourire victorieux. Roh lala, il avait l’air d’une plaie le frangin! Jamais sa propre sœur n’aurait agit de la sorte. Bon sang, ce qu’elle lui manquait son aînée…

- Oh ce n’est pas grave! fit la serveuse en sursautant. De toute façon, je ne l’aurais pas laissé te détrousser de la sorte tu sais. J’ai plus d’un tour dans mon sac même si parfois tu sembles l’oublier.

Puis, il mentionna qu’ils partaient tout deux vers Shola. La jeune femme ne savait pas pourquoi elle devait s’y rendre, mais quelque chose lui disait que sa présence rassurerait le tavernier. Hochant de la tête en entendant les instructions, tous deux entrèrent dans l’établissement. La semi-fée se dépêcha de gravir les marches qui menaient à l’étage pendant que cuisinier faisait son annonce et elle entra en trombe dans sa chambre. Visiblement, c’était urgent de se rendre à Shola! D’un mouvement rapide, elle retira sa robe couleur café et ses nombreux jupons et défi ses deux couettes qui lui donnaient des airs de gamine. Elle enfila alors une robe bleue qui s’arrêtait aux genoux avec un chemisier blanc et un corset-ceinture couleur marron qui soulignait sa taille à la perfection. Remontant sa chevelure, elle attacha celle-ci en queue de cheval et plaça sa broche en corail près de celle-ci. Elle enfila ensuite ses bottes de cuir parfaite pour le voyagement et se contempla un instant dans le miroir. Parfait! Finalement, elle ouvrit un grand sac de toile et y enfila trois tenues de rechange et une grande couverture de laine. Elle passa ensuite à la cuisine pour y prendre des vivres. Une voix éclata ensuite à la grande salle à manger. AH NON! Ursule était là! Elle était LA PIRE de TOUTES les clientes que l’auberge aurait pu avoir! Et la voilà qui gueulait haut et fort que deux hommes avaient prit SA table! Oh non non non! Ce n’était pas le temps! Et la voilà qui pestait pour avoir une bière! Accrochant Cléo au passage, Shani lui tendit une bière qu’elle venait tout juste de couler.

- Tiens, va porter sa Ursule avant qu’elle ne pète un câble! fit-elle d’un air pressant.


- Vas-y toi-même Shani! fit Cléo d’un air méprisant que seul elle pouvait faire.


- Je ne peux pas, je pars en voyage avec Miguel! Alors vas-y sinon il va te découper en rondelles si Ursule fait des dégâts en son absence!

Le visage de Cléo pâlit alors immédiatement en apprenant la nouvelle. SHANI parfait avec MIGUEL! Elle n’avait pas intérêt à lui voler son mec! D’un air mauvais, l’ex-prostituée prit la bière et alla servir la serveuse mécontente. Poussant un soupir, Shani se dépêcha de sortir de l’établissement et se rendit à l’écurie où elle prit les deux premières montures qu’elle vit. La première était une douce jument percheron d’un blond tendre à la crinière couleur terre et le deuxième était un fougueux mâle couleur bronze avec un losange blanc au front. Automatiquement, Shani sut que son destrier serait le mâle. Elle aimait beaucoup son énergie. Le garçon d’écurie mentionna leur nom : Opale et Edhen. Il l’aida à sceller les deux bêtes et à attacher ses effets personnels à la scelle d’Edhen. Puis, elle sortit de l’endroit, traînant les deux animaux par leur bride. Il était étonnant de voir à quel point Edhen avait l’air petit en comparaison d’Opale. Enfin, tant pis pour Miguel! S’il aurait voulu une monture plus petite, c’était à lui de venir la choisir! Pendant un bref instant, la jeune femme regretta de ne pas avoir choisit un poney où un mulet pour le tavernier. Cette image mentale la fit sourire. Miguel vint la rejoindre et elle dut admettre qu’il était très séduisant dans cette tenue de bon goût. Évidemment, elle n’irait pas lui dire! Voyons, elle avait son orgueil! Elle remarqua au loin Cloé qui saluait son « prince charmant », la larme à l’œil et ne fut pas surprise de la voir la menacer d’un regard noir. Haussant les épaules, la semi-fée se mit alors en scelle. Les paroles de Miguel la rendirent toutefois perplexe. Que se passait-il de si affreux pour qu’ils doivent si rendre si vite? Elle n’osa toutefois pas lui poser la question puisque cela n’était visiblement pas le bon moment. Sans attendre, elle fit alors claquer les rennes d’Edhen et le fit partir au galop.

Bon sang! Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas chevauché! Depuis le temps, elle en avait oublié cette sensation de liberté! Elle sentait très bien le mouvement du destrier sous elle et elle pouvait même sentir les battements de son cœur. Elle ne faisait qu’un avec l’animal qui galopait tout son saoul. Elle en oubliait même de regarder derrière elle pour voir si tout allait bien du côté de Miguel! Cela faisait maintenant de plusieurs minutes, voir même des heures qu’ils avaient quitté la ville d’Émeraude et Shani réalisa qu’elle n’avait pas vu le temps passer! Chevaucher et courir au gré du vent, c’était son élément! Cela lui remémorait une multitude de souvenirs et c’est avec mélancolie qu’elle réalisa à quel point sa tribu lui manquait. Le pas d’Edhen commença à ralentir et Shani jeta un coup d’œil par-dessus son épaule pour voir Miguel un peu plus loin derrière. Bon, peut-être un peu trop loin. Ce n’était pas une bonne idée, elle devait faire attention. Après tout, c’était elle qui était chargé de sa protection, non? Faisant retourner sa monture, Shani observa alors le tavernier qui arrivait finalement à sa hauteur après plusieurs minutes.

- Pardon, fit-elle. Je me suis laissée emportée. Alors, pas trop de mal? Eh… à voir ta bouille, je crois que non, hein? Veux-tu qu’on fasse une pause pour se dégourdir les jambes? Tu sais, c’est gros un percheron… Puis, en lui voyant l’air, elle eût un léger sourire. D’accord, on s’arrête. De toute façon, Edhen a besoin d’une pause.

Cela tombait bien, il y avait un étang non loin de là. Elle sauta avec grâce en bas de sa scelle. Puis se saisit de la bride pour attirer l’animal vers le point d’eau. Le cheval couleur bronze se désaltéra avec satisfaction alors que sa maîtresse se retournait pour voir où en était son protégé. C’est alors qu’elle ne put s’empêcher d’éclater de rire. Bon sang, Miguel descendait avec tant de difficulté que cela lui donnait l’impression qu’il avait presque peur de mettre le pied à terre! Et sa démarche après!! Elle voulu se retenir, mais elle en avait beaucoup de difficulté. Elle s’approcha de la douce percheronne et l’attira aussi au point d’eau. Une fois qu’elle fut calmée, l’amazone prit une grande inspiration et chassa cette image de son esprit.

- Alors, pourquoi on va à Shola?
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Ludwig
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MessagePosté le: 02/08/2010 20:15    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

[ HJ: Je sais, j'aurais dû poster hier mais mon ordinateur a planté et j'ai perdu mon fichier, ce qui m'a sapé le moral, ce qui se fait malheureusement sentir dans ce post. Aussi, il y a tellement longtemps que je n'ai pas rp en français, la plupart des expressions que j'ai utilisé sont des traductions approximatives de l'anglais... Désolée ==' J'espère quand même que c'est correct pour toi ^-^.]

Le royaume d’Émeraude n’était pas si différent de Rubis finalement. Du moins, ce fût l’impression du jeune lionceau après qu’il eut visité en moins de trois heures tous les lieux mentionnés dans le pamphlet touristique que son père avait déniché. En effet, son géniteur avait trouvé inconcevable de ne pas explorer les lieux pendant qu’ils s’y trouvaient et avait conséquemment retardé leur retour au foyer d’un avant-midi. Ludwig avait exprimé de l’inquiétude concernant leur budget limité mais ses protestations avaient vite été balayées et après un sommeil réparateur, ils avaient entamé leur excursion. Ils avaient quitté le petit établissement dans lequel ils avaient passé la nuit et s’étaient directement dirigés vers la montagne de Cristal. Cette dernière était spectaculaire, certes, mais, aux yeux du petit garçon, ce n’était qu’un minuscule petit cône de rien du tout auquel la chaîne volcanique de Rubis damait royalement le pion! Il s’était néanmoins bien amusé dans les attractions proposées au pied du pic avant de mettre le cap sur le château où il avait noté les nombreuses ressemblances avec celui de son pays natal pour finir par observer que cela était sans doute très normal car après tout, un château était un lieu fortifié qui servait de résidence à la royauté ce qui semblait suggérer qu’ils devaient tous se ressembler à peu près, non?

Enfin bref. Pour en revenir au sujet principal, les deux rubiens avaient cessé leurs activités car ils avaient fait le tour mais il fallait rajouter que les bruyantes manifestations de l’estomac du jeune lionceau y étaient également pour quelque chose. Entre le voyage, les inscriptions et sa croissance (un fait biologique qu’on lui assurait être parfaitement normal), son appétit s’était creusé, d’autant plus qu’il avait sauté le petit-déjeuner puisque l’hôtel dans lequel ils s’étaient réfugiés ne proposait pas de victuailles à leurs clients. Aussi, son père lui avait-il confié quelques pièces et lui avait intimé l’ordre de leur dénicher un petit en-cas tandis que lui-même irait payer la note qui l’attendait à l’hôtel. Il lui fit part de son intention d’aller s’enquérir des résultats de son entrevue avec la magicienne avant de retourner à ses champs de citronniers mais ce n’est que sur ces derniers mots que le gamin put vraiment se concentrer car ils lui rappelèrent aussitôt un détail troublant et, ironie! cela ne concernait en rien son potentiel avenir en tant que futur élève. À dire vrai, il s’agissait simplement du fait qu’il n’avait plus un seul citron dans ses besaces qu’il avait pourtant remplies à pleine capacité avant de quitter. Quatre jours de voyage avaient su en venir à bout : Ludwig en était déçu mais à présent qu’il avait de l’argent, il était, bien entendu, déterminé à s’en acheter quelques uns, nonobstant qu’il ne l’avait jamais fait auparavant.

Il obéit donc à son père et se mit en quête de nourriture. Ses pas le guidèrent bien vite au marché le plus proche où il se mit à déambuler de façon nonchalante. Ses grands yeux curieux dévorèrent les mets exposés et bien vite, l’activité dans son ventre s’intensifia. Pourtant, il n’acheta rien. Il avait beau avoir faim, cela faisait quatre jours qu’il ne mangeait plus que des fruits et des légumes froids et il sentait que son moral ne survivrait pas à un autre de ces dîners amers. Il avait une furieuse envie de quelque chose de chaud, gluant et appétissant –un ragoût par exemple. La simple pensée le fit saliver et il passa une langue fervente sur ses lèvres. Oui, voilà, il achèterait du ragoût. Or, d’habitude, les ragoûts ne se vendaient habituellement pas dans les matchés alors il se mit plutôt en quête de citrons. Cependant, encore une fois, il ne se départit d’aucune piécette. C’est que le petit agrume ne semblait pas très populaire au royaume d’Émeraude! Après un bon quart d’heure de recherche, le jeune garçon n’en rencontra que deux et leur apparence malsaine le dissuada de les acquérir avant même qu’il n’ait complètement enregistré toute l’ampleur de leur déchéance; leurs peaux avaient un jour dû être jaunes comme les plus vifs des soleils mais elles étaient à présent d’un verdâtre mangé par des coins noirs; elles dégageaient une odeur putride au lieu du doux parfum qui auraient normalement dû ravir ses sens; et pire que tout, elles étaient à moitié pelées ce qui rendait impensable leur consommation pour des raisons d’hygiène.

C’est donc en frissonnant d’horreur que Wigl quitta le marché, le ventre et les besaces toujours vides. Il s’arrêta à l’ombre d’un arbre et s’accorda un instant de réflexion. Il avait deux problèmes. Premièrement, il n’avait pas la moindre idée de l’endroit où il pourrait trouver ce qu’il cherchait mais les marchés n’étaient pas les seuls emplacements où il pouvait se procurer de la nourriture quand même! Il devait bien y avoir des échoppes spécialisées quelque part dans ce village, non? Et deuxièmement, il se rendait compte qu’il ne savait pas plus à quel endroit se rendre lorsque son premier problème serait réglé; son père ne lui avait indiqué aucun lieu de rendez-vous. Il en était rendu là dans ses pensées lorsqu’une délicieuse fragrance vint lui chatouiller les narines. Son cerveau cessa tout bonnement de fonctionner tandis que son nez prenait contrôle de ses jambes pour dirigeait ses pas vers un établissement surmonté d’une tête de coq. Sa bouche se mit à saliver abondamment et il n’hésita pas plus d’une fraction de seconde avant d’entrer. Le nombre de personnes présentes le frappa et le ramena quelque peu à ses sens. Son esprit calculateur conclut que l’endroit était prisé en moins de temps qu’il n’en fallait à la foudre pour descendre de son nuage et s’abattre au sol. Ludwig lâcha un petit rire gêné. Qu’il était bête! Bien sûr que l’endroit était populaire! Après tout, l’odeur à elle avait suffit à l’y attirer! Ce devait être une attraction nationale. Étrange que le pamphlet touristique ne l’ait pas mentionné.

Soudain, il fût arraché à sa contemplation. « Eh, petit, l’aborda affablement un jeune blondinet qui semblait de deux à trois ans plus âgé que lui en pointant vers une table où des hommes semblaient très occupés à converser. Va me chercher cette flûte, là-bas, tu veux? Elle est à mon père. » Tout autre personne aurait probablement rétorqué au jeune impertinent d’aller la chercher lui-même, la flûte, mais Ludwig avait été élevé de sorte à respecter ses aînés et puis il le lui avait demandé si gentiment qu’il ne se sentit véritablement pas le cœur à dire non. Il lui était agréable de rendre service à autrui aussi ne questionna-t-il aucunement la logique de ce qu’un parfait inconnu lui demande d’aller chercher un verre –d’une boisson alcoolisée quelconque sûrement- pour son père alors que lui-même était à la recherche de ragoût et de quelques citrons… Aussi se dirigea-t-il d’un pas léger vers la table indiquée et ne fit aucun effort pour tenter de dissimuler sa présence : il se glissa allégrement entre les chaises avant de se saisir sans arrière-pensées de la dite flûte, inconscient de ce que la conversation animée des occupants de la table mourut. Il s’apprêtait à retourner sur ses pas lorsqu’une main s’abattit sur son épaule, lui faisant presque perdre l’équilibre et forçant un peu du liquide ambré qui se trouvait dans le contenant sur le plancher. Déconcerté, la petite boule de feu leva un regard interrogateur sur celui qui avait envahi son espace privé –car oui, il considérait son corps comme un espace privé- et fut reçu par celui, très peu encourageant et surtout, très ivre de l’homme. « On peut savoir où est-ce que tu vas avec ça, petit? » Ce à quoi le rubien s’apprêtait à répondre avec un sourire en se tournant à moitié pour pointer l’endroit où il avait laissé le blondinet mais à la place, ce fût une expression choquée qui assiégea ses traits. Il venait effectivement de constater qu’il n’y avait personne là où l’autre aurait dû être en train de l’attendre. Il le chercha frénétiquement des yeux mais ne le trouva nulle part.

Il ne lui en fallut pas plus pour faire 1+1 et comprendre qu’il s’était fait rouler. Son estomac se noua. C’était bien sa chance, ça! À peine débarquait-il dans un nouveau royaume que déjà, on se payait sa tête. Si c’avait été un ami, il aurait compris. Lui-même jouait parfois des tours à ses compagnons mais il ne l’avait jamais fait par malice et puis, ce blond-là, il ne le connaissait pas! Pourquoi avait-il fait ça? Et surtout, comment avait-il su que le natif de Rubis obtempérerait? Ce n’est pas comme si c’était écrit sur son visage en grosses lumières à néon, qu’il aimait rendre service, non? Il secoua la tête, incrédule. Rendre service? Quel doux euphémisme! Se faire fourrer, oui! Plus triste que fâché à cette constatation, il s’apprêtait à se répandre en excuses et à donner des explications mais il fut devancé par l’homme. « Tu vas payer pour la quantité que tu as renversée, tu sais, hein? Il était du meilleur cru, ce vin… » Le tout dit sur un ton de telle affabilité!... Ludwig fût tenté de sourire et d’assurer au bonhomme qu’il le ferait, que ce n’était que très normal de le dédommage pour un tel gâchis mais lorsqu’il entendit le prix énoncé, il faillit tomber à la renverse. « V-v-vo-vous plaisantez? » fût tout ce qui parvint à franchir ses lèvres. Enfin, il devait nécessairement être en train de plaisanter! Du vin ne pouvait coûter aussi cher, quand même –alors, que dire de la minuscule quantité qu’il avait déversé! La somme édictée frôlait l’astronomique! Il doutait que même son père possédât ce montant!

Le poids de la main sur son épaule se mit soudainement à peser beaucoup trop lourd lorsque l’homme lui assura qu’il ne plaisantait aucunement. « Lâchez-moi, exigea le jeune garçon, ce qui eut l’effet contraire. La main se resserra sur lui au point de devenir douloureuse. Tendu, Ludwig fit alors ce que n’importe quel enfant effrayé aurait fait à sa place : il tenta de s’enfuir mais fût bien entendu retenu par la poigne de fer de l’homme. Paniqué de ne pouvoir s’en aller, il se mit alors à se tortiller en tous sens en criant : LÂCHEZ-MOI! » Mais alors même qu’il faisait cela, une clameur enjouée s’éleva, noyant sa voix et le laissant se débrouiller seul.

[La logique dans tout ça n'est pas fameuse mais sinon, la somme n'a pas beosin d'être très grande. C'est juste lui qui est pauvre et sa compréhension des grandeurs est encore limitée => donc, pour lui petit c'est très grand.]
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Miguel
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MessagePosté le: 05/08/2010 19:11    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

[Saut de 7 ans]

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Ithan
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MessagePosté le: 09/08/2010 12:21    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

Il avait rencontré Nath lors d’une festivité de l’Ordre et il ne lui avait fallu qu’un regard pour comprendre son frère d’armes souffrait du même mal que lui avait déjà vécu lors des sept années passées sans Jolianne alors qu’il était écuyer. C’était donc avec un brin de solidarité et beaucoup de compréhension qu’il avait décidé d’aller lui parler, prenant soin de laisser sa jeune épouse avec d’autres personnes afin de ne pas lui causer du mal, car il savait très bien que lorsqu’on souffrait la perte d’un amour, on préférait ne pas avoir un couple amoureux en plein face. Ithan s’était assis à ses côtés et ils avaient engagé la conversation sans évoquer la peine de son aîné. C’était donc avec une bouteille de bière à la main et dans des éclats de rire que leur amitié avait commencé, deux ans auparavant. Et le jeune elfe pouvait presque dire que Nathaël était son meilleure pote.
Le brunet faisait toujours de son mieux pour lui changer les idées et les deux hommes allaient souvent à l’auberge pour boire, discuter et parler d’autres choses qui n’étaient pas guerre ou qui avaient un lien avec l’Ordre. Et ces derniers mois, Ithan avait commencé à présenter plusieurs de ses anciennes relations à son ami, désirant le voir se dérider un peu et s’ouvrir enfin à l’amour, malgré sa peine qu’il gardait encore. Parfois, Nath finissait par aller avec l’une d’elles, mais c’était plus parce qu’il était soûl que parce que la fille l’intéressait réellement. *Au moins, ça le distrait*, se disait le jeune homme sans se décourager lorsqu’il le voyait partir en bonne compagnie. Et lui, il rentrait voir Jolianne lorsqu’elle était de retour d’un voyage ou il allait tout simplement s’écraser sur son lit lorsqu’elle était ailleurs.
D’ailleurs, le jeune chevalier ne savait pas vraiment si sa têtue d’âme sœur approuvait ou pas le fait qu’il aille admirer d’autres beautés qu’elle afin de les présenter à Nathaël. Parfois, elle piquait des crises de jalousie lorsqu’elle se rendait compte que son regard s’attardait trop sur une belle serveuse. Ithan n’arrivait qu’à rire de sa réaction, l’embrassait sur le front et lui disait que ce n’était pas pour lui, mais pour Nath. Excuse qu’il servait trop souvent, même quand il ne regardait que pour lui.
En arrivant à l’auberge, un garçon d’écurie vint chercher son cheval pour s’en occuper, sachant qu’il allait rester là un bon moment. Ithan lui sourit et lui laissa une pièce, amusé de savoir que ceux de l’établissement le reconnaissent comme l’un de leurs meilleurs clients. Il entra et vit le chevalier assis à une table, dans un coin et proche d’une fenêtre. Leur table habituelle, se dit-il avec un autre sourire tandis qu’il le rejoignait. «S’lut! Fit-il joyeusement en lui donnant la poigne habituelle des Chevaliers. Une chance que les auberges existent, parce que avec la nouvelle cuisinière du château, manger est devenu un supplice!» enchaîna-t-il, toujours aussi enjoué tandis qu’il faisait signe à une jolie serveuse qui lui fit un sourire engageant avant de s’accoter contre Nathaël lui mettant presque son décolleté sous le nez, ce qui le fit rire. «Alors, messieurs, que puis-je vous offrir?» demanda-t-elle d’une voix langoureuse en passant discrètement son doigt sur le contour de l’oreille de son ami. «Hum, un grand bol de ragoût au lapin et un bon café pour moi, mais peut-être aurais-tu quelque chose de plus appétissant pour mon ami…» répondit-il d’un voix malicieuse tandis qu’il jetait un coup d’œil moqueur à Nathaël. «Ouiii, j’ai tout ce qu’il lui faut…» murmura-t-elle d’une voix câline en regard l’aîné avant de s’éloigner en se déhanchant pour aller chercher sa commande. Ithan la suivit du regard pendant un moment avant de poser ses prunelles pers sur le chevalier en face de lui. «Je me demande bien ce qu’elle a pour toi… Peut-être de la tourtière ou des côtes levées» dit-il faussement rêveur tandis que son regard brillait de malice et d’amusement.
Il s’assit confortablement, la chaise tenant seulement sur ses deux pattes arrière et offrit un sourire ironique à son ami avant d’être déstabilisé par un cri, ce qui le fit tomber à terre. L’elfe se leva, remit la chaise sur pied et chercha de qui sa provenait, mais ce n’était pas facile de se contrer avec tout le vacarme qu’il y avait autour de lui. Ithan finit pas repérer de qui ça provenait : un petit garçon d’environ huit ans qui se débattait avec Mark, un gros porc qui venait souvent pour boire un bon coup.
La colère monta en lui et, les poings serrés à s’en blanchir les jointures, il se dirigea vers eux d’un pas menaçant tandis qu’on entendait le tonnerre à l’extérieur alors qu’il y avait un beau soleil. L’air crépitant autour de lui, il attira rapidement l’attention de l’homme qui le regarda avec un air supérieur, quoique méfiant et quelque peu effrayé. «Qu’est-ce tu veux le vermisseau?!» lâcha-t-il avant de ne tomber à terre, le nez complètement cassé et la bouche ensanglantée. «J’suis écœuré de toi, grosse brute! Fait que sacre ton camp d’icitte et laisse ce gamin tranquille!» répliqua Ithan en le regardant de haut et avec dédain tandis que l’homme se relevait lentement. «Vite, si tu veux pas que je te grille comme un vulgaire poulet!» fit-il avec rage. Et dès que l’homme fut dehors, entrain de lui crier des insultes, un éclair tomba tout juste à côté de lui, faisant un trou sur la terre et apeurant Mark qui parti en criant qu’il était le diable en personne. «Gros con!» marmonna Ithan avant de se tourner vers le petit, un sourire amical sur les lèvres. « Ça va, mon grand? J’espère que cette brute ne t’a pas blessé, parce que la prochaine fois je le grille!» Le jeune chevalier observa attentivement l’enfant et lorsqu’il entendit l’estomac de celui-ci gargouiller de faim, il éclata de rire. «Viens, je t’offre à manger avec moi et mon ami!» lui offrit-il en posant sa main sur son épaule pour le guider vers sa table où l’attendait Nathaël. Tous les regards le suivirent et ça l’agaça. «QUOI?! VOUS N’AVEZ JAMAIS VU UNE BRUTE SE FAIRE REMETTRE EN PLACE, BORDEL?!» s’écria-t-il afin qu’on les laisse en paix. Tous se retournèrent et reprirent leur conversation. Ithan tira une chaise pour son petit protégé et poussa son bol de ragoût vers lui. «Tiens, mange ça avant que tu crèves de faim! Et si tu me disais ce que t’as fait à ce porc pour qu’il s’en prenne à toi? Ah, oui, moi c’est Ithan et lui, c’est Nathaël, tous deux des loyaux légumes verts d’Émeraude qui protègent le continent de ces satanés insectes!» Il héla une autre serveuse et commanda un autre ragoût, pour lui cette fois-ci, avant de regarder Nath avec un sourire satisfait. Il fit craquer les jointures de ses doigts et s’exclama joyeusement : «Ah, que c’est bon de se retrouver en bonne compagnie après avoir tapé sur le con de service! Tu devrais essayer, mon vieux, c’est drôlement relaxant!» Tout ça à l’adresse de son compagnon tandis qu’il attendait la réponse du gamin.

[Désolée du retard, Ludwiiii et Nath! Love youu!]
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Jolianne
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MessagePosté le: 09/08/2010 14:56    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

[ S'Il y a quoi que se soit, Mp Very Happy C'est aussi mon beau saut de sept ans dont il ne se passe environ rien de réellement intéressant... Enfin bref, la fin reste à désirer... Et c'est pas mal nul comme post mais bon. J'avais pas grande idée comme incrustation donc ... Love you ? Et euumh, j'espère que je brise aucun Rp réservé masculin... Sinon, faites juste faire praître ma blondine haha =) ]

Il y a des jours où l'on se questionne sur si on a réellement fait le bon choix. Jamais, mais au grand jamais elle n'avait remis en doute sa décision d'épouser Ithan. Au contraire, elle adorait sa vie. Comment ne pouvait-elle pas appréciée, d'ailleurs ? La blonde avait vu à quel point il avait été heureux et il faut dire qu'aussi débile soit-il, elle adorait le fait de regarder la bague qui ornait sa main et de se dire qu'elle le rejoindrait bientôt. Elle se souvenait disons assez bien de cette journée dans la chapelle où ils s'étaient épousés devant tous les soeurs et frères d'armes d'Ithan ainsi que devant sa famille. Aussi étrange soit-il, la jeune femme s'était rabibochée avec sa famille, enfin plus avec sa mère. Sa mère qui lui donnait plus d'affection que quand elle en avait réellement besoin, lorsqu'elle était petite. Et sa mère adorait, il fallait avouer Ithan. Jolianne n'était pas réellement certaine de comprendre le pourquoi mais disons qu'elle commençait à réellement se poser des questions quand elle entendait à qui mieux-mieux sa mère leur demander quand elle allait devenir grand-mère. Ce qu'il fallait avouer, ne semblait pas réellement être dans les projets de la blondine. Non, mais c'était quand même beaucoup d'avoir fini par accepté de se marier, non ? Elle n'était pas réellement prête à avoir des enfants... Et de plus, si elle en aurait, mon dieu que ça serait étrange, non ? Je veux dire... S'ils héritaient de son caractère, pauvre eux ! Bon, c'est certain qu'en même temps c'est pas qu'elle en avait pas envie, non plus. La jeune femme avait aussi prit l'habitude de voir le regard d'Ithan s'attardé sur les femmes et d'entendre que c'était pour Nath. Nathaël, un chevalier plus vieux que le brunet qui s'était lié d'amitié avec lui. La jeune femme avait beau piquer quelques crises de jalousies, le voir rire après ou pendant la dite crise semblait aussitôt la calmée. De toute manière, c'est pas comme si elle serait réellement inquiète de toute manière. Après tout, il lui faisait tout de même confiance quand elle partait, n'est-ce pas ? Alors, aussi bien lui faire confiance ! Et disons que bientôt elle avait cessé de faire quelques crises. En fait, il faut dire que Jojo s'était retrouvé à se mettre inquiète de son état de santé, ce qui sérieusement n'avait jamais été réellement un de ses soucis depuis... Longtemps.

Évidemment, elle le gardait pour elle-même, ne voulant pas réellement inquiéter le brunet ou enfin quoi que se soit dans le même genre. La jeune femme avait pourtant assez bien compris ce qu'elle avait rapidement, quand les nausées matinales qu'elle avait depuis une semaine devinrent du quotidien pour la blonde. Jolianne ne savait d'ailleurs pas réellement comment elle faisait pour le garder pour elle et qu'Ithan ne s'en rende pas compte, peut-être qu'il était aveugle ? Parce qu'il fallait avouer, que selon elle c'était écrit en pleine figure. Mais bon, la blonde avait tout de même annulé son voyage jusqu'à Rubis pour quelques mois. Enfin, jusqu'à temps qu'elle puisse réellement se le permettre. Disons qu'elle savait très bien que le brunet se posait des questions mais elle ne voulait pas plus lui dire, tentant en premier lieu d'accepter la chose plutôt que de lui en parler en premier. Accepter le fait qu'elle allait avoir un enfant à s'occuper. Sa main qui était posée sur l'oreiller, glissa lentement jusqu'au drap blanc où ses sourcils se froncirent. Hum ? Pourquoi est-ce que la place était vide ? Bah, elle s'en fichait pas mal, non ? Manny ferma plus fort ses yeux, entendant des bruits dans la chambre. « Ithaaaan... ? » Marmonna-t-elle en bayant. Puis, elle ouvrit les yeux regardant avec un certain désintérêt la servante qui s'affairait dans la chambre, se questionnant sur ce qu'elle pouvait bien faire. Haussant des épaules, elle eu un petit grognement et reposa son oreiller sur sa tête, puis avec un certain soupir, guetta si les nausées allaient se faire sentir. Ça faisait deux semaines qu'elle s'était rendue compte qu'elle était enceinte. Et elle commençait à avoir l'habitude de courir dans le couloir pour arriver dehors et dégueuler. Elle regarda la servante puis eu un soupir. « Il est où, Ithan ? » Elle ne lui fit que répondre qu'il était parti à l'auberge avec Nathaël. Non mais ils étaient pas un peu rapide pour se mettre à fêter, eux autres ? Bah... Les hommes. La servante fini par sortir de sa chambre et Jolianne sortie de son lit et troqua sa robe de nuit pour une robe un peu plus du style été, rose pâle avec des bretelles qui s'attachaient dans son cou, puis elle chaussa des ballerines tout simplement.

Passant aux cuisines où elle avala une tranche de pain qui, rapidement sorti de par où elle était entrée. Elle adoooorait, les nausées matinales sérieusement. Se confondant en excuses auprès des domestiques elle sortie, regardant la foule dans la cour comme à chaque sept ans. Pour une fois, elle ne venait pas rejoindre Ithan dans cette cour. Lieu habituel, où soit elle quittait sa vie ou qu'elle rentrait dedans. La jeune femme eu un petit soupir puis passa une main dans sa tignasse blonde qu'elle avait rapidement coiffée pour tout simplement la laissée lousse. Jouant du coude dans la foule pour se diriger vers la sortie pour aller à l'auberge. Prenant tout son temps, d'ailleurs. De toute manière, c'est pas comme si elle était réellement pressée, il fallait bien avouer, de toute évidence sûrement que son mari était en train de picoler ou se répandre en blagues pour Nathaël et de faire en sorte d'y trouver une jolie et jeune femme avec qui passée la nuit. Pff ! Elle pouvait bien lui en trouver une femme, qui avait autre chose qu'une grosse poitrine et des hanches, non mais batince ! Il n'y avait quand même pas juste ça chez une femme qui intéressait tant un homme, n'est-ce pas ? Pour une aventure d'une nuit, peut-être. À la limite. De toute évidence, son très cher mari semblait pas réellement comprendre que le seul remède à un coeur brisé était le temps. Mais elle n'allait quand même pas se mettre à prodiguer des conseils, surtout devant Ithan. Un plan pour qu'ils s'entre-engueulent. Ce qu'elle ne voulait pas néccessairement qui se produise ce matin, elle n'avait particulièrement pas réellement la tête à ça. Elle poussa la porte de l'auberge sans réellement s'en rendre compte, puis marcha toujours de son pas léger, perdue dans ses pensées vers... En fait, elle ne savait pas réellement où elle s'en allait. « Heey chéérie ! Diis tant qu'à marcher pour rien, tu pourrais v'nir passer un p'tit coup à ma table, j'te garantis que je pourrais aussi bien te faire goûter le meilleur de tous les vins sur Enkidiev que t'auras jamais goûter. » Un homme s'étant pointé devant elle, complètement sérieux. La blonde le détailla, assez grand... Grandeur que l'on pourrait qualifier d'amoire à glace, un peu bedonnant, certes. Puis, une barbe très mais oh combien, très mal rasée, une bouche qui se voulait gourmande mais qui la répulsait, les yeux trop rapprochés... Bref, un drôle de bonhomme.

Il la prit par le bras, s'attendant à ce qu'elle le suive sans rechigner, ce qui était assez mal connaître la blonde, bien entendue. Elle eu certes, un sourire aimable, puis secoua la tête faisant fit du fait qu'elle était entourée de monde, particulièrement d'hommes certes et encore plus que sûrement son mari était pas bien loin, de toute manière elle avait disons assez l'air perdue. Elle poussa un petit soupir, regardant avec un sourire en coin Trevor devant lui, l'homme qui venait de lui adresser la parole et qui semblait ne pas perdre une seule occasion pour ne pas le faire. « Dit, Trevor est-ce que je dois te rappelé que j'ai voyager sur tout Enkidiev, que j'ai été dans à peu près tous les royaumes de ce continent ? Je crois, si je ne me trompes pas que le plus loin que t'ailles été c'est Perle, n'est-ce pas ? Alors je crois que « le meilleur des vins d'Enkidiev » reste à désirer comme expression puisque je pourrais assez vite te contredire, donc tu ne trouves pas que c'est assez aventureux de déclarer une chose aussi stupide à quelqu'un comme moi ? » Elle pencha la tête, son magnifique sourire ne perdant en rien. Aussitôt, il tenta de prendre la parole mais la jeune femme aussi provocante puisse être, posa son index sur ses lèvres à lui, même si le simple geste la répugnait. Elle irait se laver les mains après. « De plus, tu vois cette jeune femme à ta gauche ? Non pas elle, l'autre. Oui celle-là. Elle te dévore du regard depuis tantôt, je te dis si tu serais une côtelette tu serais manger dans l'instant ! Va donc, la voir. Je suis sûre que ça lui fera plaisir d'y goûter à ton vin. Et je m'en fous que tu me dises que c'est moi que tu veux, moi vois-tu, la seule personne que je désire ici présent est l'homme à la chevelure brune, NON PAS LUI. Non mais tu fais exprès pour être aveugle ou quoi ?! Bien sûr que c'est celui-là ! ... » Elle eu un petit soupir décourageant, regardant Ithan avec un sourire. Puis s'avançant vers lui, faisant un petit babye de la main à Trevor. « Ce que les hommes sont tarés parfois... » Marmonna-t-elle pour elle-même. Elle prit une chaise puis s'assoya sur celle-ci, regardant les trois paires de yeux qui semblaient la regardée un moment. « Hollaaaa ! Sa va bien ? Ooh, Ithan dis-moi pas que tu penses qu'elle va réellement plaire à Nathaël, hen ? Pourquoi tu lui trouves pas une femme qui a d'l'intelligence aussi, tiens... Ça ferait changement tu crois pas ? » Se penchant en même temps, pour poser un baiser rapide sur ses lèvres. Puis, observant le petit garçon devant elle. « Et tu es ? ... Je m'appelle Jolianne, au fait... J'suis la femme de cet imbécile. » Elle pointa Ithan avec un sourire en coin.
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Nathaël
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MessagePosté le: 09/08/2010 16:19    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon Répondre en citant

[HAHA trop drôle vos posts !!! xD En plus Ithan, c'est trop weird car j'avais écris mon post avant de faire le tien mais j'avais pas eu le temps de le compléter, pis j'avais marqué que Nath a choisi la table du coin habituelle, etc., et qu'il était arrivé en premier, comme tu l'as écris aussi! On est connecté sans le savoir loool xD]

La cérémonie d'adoubement des chevaliers d'Émeraude venait tout juste de se terminer, alors que le soleil déclinait doucement dans un ciel bleu parsemé de nuages. Avant même que la population rassemblée pour l'évènement se dissipe, Nathaël s'était rapidement rendu à sa chambre pour retirer son armure incombrante d'émeraudes pour revêtir des vêtements plus confortables. Même s'il était bien fier d'être un représentant de l'Ordre d'Émeraude, il préférait ces moments où il pouvait tenter de passer inaperçu et aller prendre un verre dans une taverne du village, comme tout homme normal pourrait le faire. Cette fois-ci, il avait revêti des pantalons amples noirs, retenu à la taille par une ceinture de cuir assez large. Il portait une chemise ample blanche, légèrement déboutonné, qui laissait entrevoir un pendentif où était accroché une dent pointue et longue de crocodile, et portait toujours ses éternels bracelets de cuirs au poignet. Ses cheveux d'un noir coloré de quelques mèches rouges étaient toujours en bataille, lui arrêtant un peu dans le bas des oreilles, étrange contrastre avec ses yeux couleur de lune.

Ainsi, après son rapide tour dans sa chambre, il prit le chemin pour se rendre au village à pied, puisqu'il lui semblait inutile de prendre une monture alors qu'il pouvait en profiter pour se délier les jambes un peu. De toute façon, la nuit n'était pas encore arrivée et c'était vers ces heures-là qu'il y avait un peu plus d'action dans la taverne, et sûrement vers ces heures-là qu'il pourrait rencontrer davantage de ces connaissances, que ce soit des personnes de l'Ordre que des villageois qu'il était habitué de côtoyer. Sur la route, certains habitants lui envoyaient la main, et Nathaël leur répondait d'un bref inclinement de la tête, un petit sourire dans le coin des lèvres. Il se posait toujours la question à savoir s'il connaissait vraiment ces personnes-là, et si ces derniers le reconnaissaient comme Nathaël, le chevalier d'Émeraude, ou tout simplement le Nathaël de l'œil du dindon. Il faut croire qu'il était devenu un très bon client de cet endroit au cours des dernières années !

Arrivant enfin à destination, le Désertois poussa les volants de la porte pour pénétrer dans la pièce familière, se dirigeant vers une table ovale assez grosse dans le coin de la salle. Il allait souvent s'installer là, et heureusement cette fois, la table était libre ! C'était l'avantage d'arriver un peu d'avance. D'ailleurs, il devait être le premier arrivé de l'Ordre, car les chevaliers avaient l'habitude de s'installer à cet endroit. Il tira donc une chaise et s'installa confortablement, le bras bien appuyé contre l'appui-bras, légèrement évaché. Ses iris d'ambre parcoururent la salle attentivement, à la recherche de visages familiers. Il reconnaissait certains bons clients de cette taverne, sans nécessairement les connaître plus que ça, et il vu un gamin au visage familier qui lui rappelait l'un des élèves de l'Ordre. De toute façon, Ithan ne devrait pas tarder à le rejoindre et il amènerait sûrement d'autres membres de l'Ordre avec lui, histoire de fêter la cérémonie ! En fait, ils se trouvaient bien souvent des excuses pour fêter… voir même que toutes les excuses leur semblaient bonnes.

Pour Nathaël, il devait avouer qu'il avait plus souvent le cœur à boire qu'à fêter en tant que tel, mais quant il était en compagnie de ses frères et sœurs d'arme, c'était bien différent ! Ces derniers réussissaient bien vite à l'entraîner dans une atmosphère festive, et il avait bien le goût de se laisser aller un peu ce soir. La cérémonie avait malheureusement fait resurgir à sa mémoire le deuil d'Angelika, et il soupira en pensant qu'elle aurait pu être avec lui, en ce moment, en train de boire et de rire. Mais il ne devait pas penser à ça… il devait se changer les idées. Ressortant de ses pensées, il riva à nouveau son regard dans la pièce, s'attendant à voir surgir un serveur ou une serveuse qui lui amènerait, comme à l'habitude, un bon verre de cidre. Mais il vit encore mieux; rayonnant, son cher ami Ithan pénétra dans la pièce et vint s'asseoir à ses côtés dans son enthousiaste habituel. Après des salutations amicales, une serveuse assez jolie, il faut préciser que ses atouts féminins l'avantageais pas mal, vint se positionner à leur côté afin de les servir. Nathaël retint un rire aux paroles d'Ithan, qui utilisait pas mal de métaphores louches qui donna l'impression à la serveuse qu'elle pourrait avoir plus avec Nathaël.

-Ce n'est pas que je n'aime pas les côtes… mais je vais bien vous prendre une bonne pointe de tourtière. Et un bon verre de cidre ! Répondit Nathaël avant de voir la serveuse s'éloigné, donnant ensuite une poussée sur l'épaule d'Ithan en échappant un rire. Tu es fou ou quoi ? Cette femme ne m'intéresse pas, surtout quand je pense à tous les hommes qui ont dû euhm… enfin. Tu vois ce que je veux dire !

Un cri surgit soudain dans la pièce en coupant la conversation. Surpris, Nathaël regarda Ithan se relever rapidement et aller intimider l'homme qui s'en prenait au garçon qu'il avait observé tout à l'heure. Bien vite, l'homme déguerpit en lâchant des injures et son bon ami revint en compagnie de l'enfant, qu'il accueilla d'un sourire qui se voulait réconfortant.

-Content de te connaître ! Au fait, c'est quoi ton nom ? T'es un élève de l'Ordre, pas vrai ?

Nathaël avait toujours été impressionné par le don qu'avait Ithan de mettre tout le monde à l'aise… et aussi mal à l'aise. Faut croire qu'il avait réussit bien vite à boucher tout le monde, autant qu'il avait réussi à intégrer Ludwig à leur table ! De son côté, il était plus malhabile avec les enfants, disons que c'était pas trop son fort des conversations avec des inconnus. La porte claqua alors et il vit rentrer Jolianne, l'épouse d'Ithan. Il la suivit du regard et la vit s'entretenir avec un homme qu'il ne connaissait pas, amusé.

-T'a vraiment tombé sur une bonne personne… regarde là, comme elle le manipule comme elle veut ! À ta place, j'aurais peur de me la faire prendre… avec tous ces hommes qui lui font des beaux yeux et qui font les imbéciles pour l'impressionner, lui dit Nathaël d'un ton léger, un air amusé au visage.

La Jolie-Anne en question s'approcha alors de leur table, leur disant que Nath ne serait certainement pas intéressé par la serveuse, puis elle se présenta à Ludwig.

-En voilà enfin une qui a les paroles sencées, répliqua Nathaël en lançant un regard blagueur vers Ithan. Alors ma chère, tu veux quelque chose à boire, à manger ?!


[Désolé pour la fin un peu boîteuse, je devais me dépêcher à poster si je voulais avoir le temps de le faire todaay! Je me reprend pour la suite! Very Happy]
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MessagePosté le: 10/12/2016 08:43    Sujet du message: [Taverne] L'Oeil du Dindon

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