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Là où tout à commencé...

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Les Chevaliers d'Émeraude - JDR recommandé par le site officiel - Version 7 Index du Forum -> Archives -> Toutes les archives -> x En jeu -> Évènements -> RP stand-by
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Sheireen
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MessagePosté le: 21/01/2012 17:10    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

Sheireen vit enfin son fils apparaître dans la cour, et elle oublia immédiatement la conversation qu’elle avait avec la Chevalier Khara et le revenant Lucas. Elle savait que la jeune elfe s’occuperait de l’homme perdu, et si ce que celle-ci avait à lui dire était si important, elles pourraient bien se reprendre plus tard. Pour l’instant, il y avait urgence. La Magicienne et son fils devaient allez retrouver le jumeau de celui-ci, le rebel qui avait fuit. Si l’Elfe craignait le pire de se voyage idiot dans l’Empire, elle faisait suffisamment confiance à Antoine pour qu’il le lui ramène… C’était fou d’y croire, de penser qu’un ennemi était digne de la confiance de la magicienne d’Émeraude, mais elle ne pouvait pas se résoudre à douter de lui. Elle aurait bien voulut, mais son cœur lui dictait qu’il était honnête, au moins envers elle. Si Sheireen avait pu utiliser son anneau de téléportation pour allez à Opale et éviter que Saeros n’atteigne le territoire d’Esprit avant elle, elle l’aurait fait. Mais elle n’avait jamais utilisé ce bijou et ne savait pas trop s’en servir, surtout pour une mission qu’elle devait élaborer en si peu de temps… Elle ne croyait pas qu’elle aurait pu y arriver, si bien qu’elle avait mit sur les épaules d’Antoine le devoir de faire ce qu’elle même avait peur de faire… Elle l’attendrait à l’Auberge du Gnome Enflammé, là où tout avait commencé. Où ils s’étaient jadis rencontrés… Elle n’étai pas très loin du château, mais elle prit tout de même sa jument, et demanda une bonne monture pour Soreas.
Ils arrivèrent à l’Auberge tard enfin de journée, le soleil commençait déjà à décliner vers l’horizon. Bientôt il ferait noir, et elle verrait si Antoine lui aurait obéit au doigt et à l’œil. Elle l’espérait franchement car en cas contraire, elle devrait se jeter à leurs trousses, en utilisant cette bague qui était venue sans mode d’emploi, et elle n’avait franchement pas envie de traîner son fils à demi aveugle dans cette aventure dangereuse. À chaque trente minute, elle vérifiait leur position grâce à ses dons, restant obstinément cloîtrée dans un silence nerveux. Elle s’en voulait de ne répondre aux questions de Soreas que par monosyllabes, mais elle était trop obsédée par cette visite –d’une, elle voulait voir son garçon en santé, et deux, elle tremblait d’excitation à l’idée de revoir le lycanthrope, même si elle n’aurait pas dû!
-Ils ont bougés! cria-t-elle comme un hourra, se levant à demi de sa chaise sous le regard intrigué des clients de la salle. Elle se rassit, rougissant, mais pleine d’espoirs. Dans deux jours, tout au plus, ils seraient là, s’ils se dépêchaient. L’adolescent se montrerait peut-être récalcitrant et tenterait de ralentir le rythme de l’amant de Sheireen, mais celui-ci ne se laisserait sans doutes pas avoir par les simples beaux yeux –même si c’était ceux de l’Elfe qu’il aimait- d’un gamin rebel.

[Désolée c’est très ordinaire ^^’]

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MessagePosté le: 21/01/2012 17:10    Sujet du message: Publicité

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Soreas
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MessagePosté le: 10/02/2012 16:52    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

Ça fait trois jour qu’il n’est plus là... trois jour qu’il est partis, et je frissonne à la seule pensée de l’endroit où il s’est rendu : les Terres gelée d’Esprit. Le jour où il est parti, à mon réveil, j’avais senti que quelque chose n’allait pas, que tout n’était pas normal. Etait-ce dû à mon pouvoir d’Empathie elfique ou mon instinct de meute Lycanthrope, je l’ignore, toujours est-il que je savais avant même d’ouvrir l’œil que quelque chose était louche. Ça s’est confirmé quand je me suis redressé dans mon lit, lançant comme à mon habitude un « bonjour Roro » en plein milieu de la pièce alors que je m’étirais. Mais cette fois-ci, pas de réponse, même pas un grommellement mécontent de Saeros, qui était plus nocturne que Diurne, ni même une un mouvement dans les draps. Encore à moitié endormis, je m’approchais du lit de mon jumeau, baillant et me grattant la tête.

« Faut se lever Roro, Maman veut nous parler, il parait que t’as encore embêté les gardes… »

Alors que je secoue son lit, je me rends compte qu’il est tout mou, je relève les couvertures, il n’est plus là, il a mis des oreillers à sa place pour donner l’impression qu’il est là. C’est pas vrai ! Même quand il est pas là, il arrive à m’avoir… après quelques minutes à geindre, à lui dire que c’est pas drôle et de sortir de sa cachette, je me rends compte qu’il est vraiment pas là, sans quoi il n’aurait pas pu se retenir de rire. Immédiatement, je cour dans la Chambre de Maman, vêtu uniquement de ma chemise de nuit et de mon bandeau sur l’œil, mal attaché dans ma chevelure en bataille et les pieds nus. Après lui avoir annoncé, totalement paniqué, la disparition de mon petit frère. Elle a décidé de demander à Antoine de veiller sur lui… super mauvaise idée à mon avis, super super mauvaise idée…

Durant tout le trajet pour nous rendre à l’auberge du Gnome enflammé où Antoine et Saeros doivent nous rejoindre, j’ai été inquiet. J’ai regardé la cérémonie d’un œil absent, tant je m’inquiétais pour mon jumeau, dont j’essayais de sentir la présence. Je n’ai remarqué d’une jeune fille aux cheveux de feu. J’ai bien sentit que maman était aussi très inquiète. Je ne contrôle pas toujours mon don d’Empathie, quand les gens autour de moi ont des émotions trop forte, je le ressens que je le veuille ou non. Et pour dire vrai, pas besoin d’être empâte pour voir qu’elle est inquiétée, et c’est compréhensible. Elle ne me l’a pas dit clairement, mais je me doute que Saeros est parti retrouvé Antoine… je n’aime pas dire qu’Antoine est notre Papa, je ne veux rien avoir à faire avec lui. Certes Maman l’aime, et Roro ne jure que par lui, aussi j’ai parfois l’impression que je suis le seul à voir clair dans son jeu. Il est évident qu’Antoine était en mission d’espionnage quand ma mère l’a rencontré, et qu’il l’a manipulé en espérant qu’elle lui donnerait des informations… si ça se trouve, il a kidnappé Saeros pour apparaitre en héro aux yeux de ma mère, et essayer de récupérer des infos sur les chevaliers. Qui sait ce qu’il a promis à Saeros ? Le cri de Maman me tire de mes rêveries. Je suis bien embêté pour elle, Je décide de lui prendre la main, pour la rassurer en souriant

« Ça va aller Maman, je suis sûr que Saeros va bien, il sait se défendre… même contre Antoine… »

J’imagine déjà sa réaction, surement qu’elle va dire qu’Antoine ne lui veut aucun mal, qu’il va le protéger, mais je n’arrive pas à le croire. Je ne sais pas comment il a fait, mais il semble avoir envouté Maman, avec je ne sais quel sort. Je soupire, prêt à mentir à Maman pour la rassurer.

« Tu sais, j’aime pas Antoine, je ne lui fait pas confiance, mais je veux bien faire un effort, et lui faire confiance pour cette fois. Il va ramener Saeros… »
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Sheireen
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MessagePosté le: 14/02/2012 19:09    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

Sheireen revint à la réalité, dont elle avait été privée par ses pensées, alors qu’elle suivait magiquement l’essence de son fils perdu et de son amant lorsqu’elle les sentit bougé. Soreas tenta de la rassurer en lui disant que Saeros savait se défendre- peut-être un peu trop pour son âge, mais on n’est jamais trop prudent…- et qu’il saura se défendre même contre Antoine… Pourquoi contre Antoine? Pourquoi donc son fils demi-aveugle ne pouvait-il donc pas croire sa mère sur parole –bon certains la croiraient folle en entendant parler de cette histoire…- alors qu’elle était persuadée que son amant avait un bon fond. Si le plus rebelle de ses deux fils ne jurait plus que par son père qu’il admirait, elle ne cessait de s’étonner de l’éternelle différence entre les jumeaux, puisque le second haïssait l’image qu’il avait de son père et ne voulait rien savoir de lui… La magicienne allait répliquer que Saeros n’était pas en danger justement parce qu’il était en compagnie du Lycanthrope, mais son fils poursuivit, affirmant qu’il n’avait pas confiance en cet homme mais qu’il ferait un effort pour croire qu’il lui ramènerait son frère. L’elfe soupira de lassitude en passant ses doigt dans sa chevelure bleue, maudissant que l’un de ses fils haïssait l’homme qu’elle aimait, alors que l’autre l’aimait peut-être un peu trop et en devenait carrément fou!
- Bien sûr qu’il va nous le ramener Soso… Ils viennent de quitter l’endroit où ils étaient depuis des heures… Et là ils marchent tous les deux –rapidement, je crois qu’ils ont des chevaux- vers le sud… On devrait dormir, toi comme moi en avons bien besoin et ils n’arriveront pas avant tard demain soir… Allez monte et… essaye de bien dormir chéri. dit-elle avec un sourire qui se voulait sincère mais qui tremblait légèrement. Sheireen d’Émeraude avoir… peur? C’était chose possible seulement lorsqu’il s’agissait de l’un de ses rejetons, qu’elle aimait plus que tout. Elle ébouriffa tendrement la chevelure de Soreas et se leva, puis monta à la chambre qu’elle avait réservée. Soreas en aurait aussi une tout à lui, puisque depuis qu’il était devenu grand elle ne voulait plus trop s’interposer dans le privé de ses fils. Pendant les heures qui suivirent, elle resta allongée sur sa couche, les yeux fermés mais fuyant le sommeil tendre que lui promettait Morphée. En faite, elle continuait plutôt de suivre magiquement les deux hommes, jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent enfin, beaucoup plus tard… Ils étaient presque arrivés à Opale, mais ils ne bougeaient plus…
*Ils dressent le camp…* se dit-elle, maussade. Bien sûre qu’ils s’arrêtaient pour dormir, elle les avait forcés à partir bien en urgence, mais Saeros devait être épuisé… Elle soupira, puis s’endormit d’un sommeil fort agité, qui ne durait qu’une heure avant de se réveiller, puis de se rendormir… inlassablement… Cherchant à chaque fois de s’assurer que les deux étaient saufs…
Aux premières lueurs de l’aube, elle se leva, n’en pouvant plus de se sommeil qui était entrecoupé de périodes d’éveil et de stress. Elle se leva et alla s’admirer comme toujours dans la glace, mais ce qu’elle vit la répugna. Outre son horrible coiffure en pétard –qui ne l’offusquait plus depuis le temps…- elle put voir le triste début de cerne sous ses yeux, signe de sa nuit mouvementée. Enfaite, tout son visage avait l’air lasse, et elle comprit enfin, en faignant de sourire dans le miroir, qu’elle n’avait trompé personne la veille à la Cérémonie d’adoubement… Elle soupira en plaçant tant bien que mal sa chevelure, et n’ayant aucuns fards sous la main –elle regrettait désormais ces nobles de la cours qui voulaient toujours la maquiller alors qu’elle détestait cela, trop garçonne…- elle se résolut à laisser son visage ainsi, espérant que l’espoir de revoir le duo lui redonnerait de l’éclat au cours de la longue et ennuyante journée d’attente qui s’annonçait.
Sheireen redescendit à la salle principale où on lui servit un grand bol de gruau savamment sucré qui n’éveilla malencontreusement pas sa faim… Elle est força à manger quelques bouchés simplement pour avoir assez de forces pour tenir sa magie active toute la journée. La magicienne changea bientôt de place pour prendre une table au bord d’une fenêtre, afin de suivre des yeux la progression du soleil pendant que son esprit serait ailleurs. La longue attente commença alors que l’astre du jour n’était qu’à une heure au dessus de sa ligne d’horizon. Selon son estimation, sa patience ne serait comblée que longtemps après l’échange que les deux astres faisaient avec le ciel…

[Bon je dis pas grand chose pour Soreas, si tu veux venir rejoindre ta mère et essayer de lui faire changer les idées pour faire passer la journée, amuse toi, sinon tu peux attendre que les deux autres postent avant de re-poster (je sais juste pas que Saeros va reprendre du service =x) ]

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Saeros
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MessagePosté le: 28/02/2012 11:20    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

HJ - Avant toute chose, je tiens à préciser que Saeros NE jure PAS que par son père, qu'il n'en parle jamais et qu'il est un total inconnu pour lui. Il est fasciné par la métamorphose qu'il a vu, sans plus. Il n'est pas fou de son père, ne jure pas que par lui, n'adore pas son père, n'en parle jamais, ni rien de tout ça. Il a une certaine fascination pour ses pouvoirs et une admiration pour sa position qui semble bien élevée dans l'Empire. Alors merci de ne plus supposé que mon personnage ci ou ça si vous ne suivez pas son cheminement Rolling Eyes Je suis pas faché, je sais que mon texte a un ton sec, s'ma façon d'écrire xP Je voulais juste spécifier, merci!
Et le voyage d'Opale à Émeraude prend deux jours, rallongé d'une demie journée par le détour que Antoine a pris pour redescendre. Donc nous arrivons sans doute deux jours après le départ d'Opale, t'as encore deux nuits à faire ma belle Sheireen! Faites attention à la logique temporelle!


Saeros observa son père s'afférer en silence et eut une hésitation. Est-ce qu'il avait mal fait de lui en parler? Il ne connaissait tellement pas cet homme. Mais son pouvoir empathique lui indiquait qu'il se faisait du souci pour lui, il ne pouvait donc pas être mauvais. La nuit prenait doucement sa place et étendait son manteau autour de leur campement. Le louveteau s'installa en tailleur au sol en soupirant et enfuit sa tête dans ses mains. C'était beaucoup trop pour lui tout ça. Il était épuisé. « Saeros, je pense comprendre ce qu'il se passe pour toi... » Il ne releva pas la tête mais ses oreilles, qui s'étaient couchées lorsqu'il avait baissé la tête, se relevèrent, attentives. « Le sang qui coule dans tes veines est celui d'un elfe, mais aussi d'un lycan, et tu vis parmi les humaines. Je ne t'apprends rien jusque là, ... ta mère te sert d'exemple pour ton côté elfique, mais pour ce qui est de tes racines lupines, tu n'avais pas d'informations valable à cause de mon absence. » Ainsi, il n'avait pas tort. C'était son sang paternel qui lui donnait ces pulsions sanguinaires.

Il releva lentement la tête et observa son père parler. « Il serait bon que tu puisses te rendre compte de la part des choses entre le naturel, l'instinct et l'humanité et surtout ne pas te sentir enfermé dans des mythes qui nous décrivent comme des êtres sanguinaires. Tu as beaucoup de choses à apprendre et je ferais de mon mieux pour t'en expliquer le plus possible dans les jours à venir. Maintenant repose-toi, nous devons nous lever tôt demain. je t’emmènerais chasser avant de reprendre le départ pour le royaume d'Emeraude. » Saeros sourit timidement et hocha la tête. Il était content que cet homme comprenne un peu son dilemme, mais il ne semblait pas saisir l'importance de ce qui se passait. Il ne demandait pas à contrôler ses instincts, il aimait beaucoup trop s'y abandonner. Il voulait vivre à quelque part où s'y abandonner ne mettrait pas la réputation de sa mère en danger. S'pour ça qu'il était parti. Pour se sentir libéré... Sans doute qu'il valait mieux qu'il tienne sa langue. Il était probablement trop tôt pour cet homme de tout savoir sur son fils.

Il avait caché cela à sa mère pendant des années, vidant son esprit en sa présence. Il pourrait continuer encore un peu à garder ce secret pour lui. Mais il était dommage qu'il ne puisse pas en parler à son jumeau. Il avait peur de l'effrayé. Soreas était si... si... son contraire. Sans doute que sa mère avait fait un erreur en décidant de leur donner des noms inversés de la sorte. Son père s'installa pour dormir et il se coucha lui aussi, d'abord sur le dos, observant les étoiles. Le jour viendrait où il dirait la vérité, ou du moins une partie, à ceux qu'il aime, et qu'il partirait à nouveau rejoindre cet inconnu qui le ramenait chez lui. Il n'avait pas l'âge de s'opposer, mais un jour il pourrait, et cette fois sa mère ne pourrait rien dire. Il ferma les yeux et s'assoupit rapidement. Bercé par la brise, le bruit des feuilles dans les arbres, et le souffle de son père, il dormit d'un sommeil reposant. Le lendemain il se réveilla frais et dispo, avec une humeur un peu plus jovial. D'un autre côté, il s'ennuyait de sa maman et de son frère jumeau.

Au petit matin, Antoine lui montra à chasser et il tenta de l'imité tant bien que mal, et surtout de ne pas s'exciter pour la chasse. Mais il ne pouvait empêcher la lueur de plaisir sadique et sauvage de briller dans ses yeux à l'idée de la chasse et à la vue de la proie. Ils déjeunèrent et partirent, ne s'arrêtant que pour faire boire les chevaux et dîner, puis pour souper le soir venu, rendu sur les frontière d'Opale, Diamant et Rubis. Ils dormirent à la belle étoile, sur le joint des trois frontières. Son père lui avait un peu parler de sa race, de la différence en tre la partie instinctive et naturelle, l'instinct étant ses pulsions, naturel étant ses sens développés, le mouvement de ses oreilles acrus pour un elfe. Il lui parlait aussi d'humanité, concept qui intéressait beaucoup moins le jeune homme, sans doute au grand damne de son père. Le soir venu, ils chassèrent le souper, moment grandement apprécié pour Roro qui se laissa un peu plus aller et montra ses talents de traqueur et de chasseur à son père. Lequel fut sans doute étonné, agréablement ou non, ça c'était une autre histoire.

La nuit se passe à nouveau à la belle étoile, bien que quelques nuages brouillaient l'horizon, ce n'était pas assez pour annoncer une pluie. Le trajet du lendemain se passerait tranquillement, et s'ils galoppaient vite, ils arriveraient avant la tombée du jour. Même s'ils avaient eu un rythme très soutenu ce jour-là, le lendemain s'avéra beaucoup plus rapide et la discussion ne s'y prêta pas vraiment. Ils passèrent donc l'avant-midi en silence. Au dîner, ils échangèrent pu et mangèrent vite. Il sentait chez Antoine une émotion qu'il ne connaissait guère mais qui amplifiait grandement plus ils approchaient d'Émeraude. Quand à lui, il pensait à son évolution des dernières années, ses habitudes qui s'étaient développées au détriment de tous. Jamais sa mère n'aurait pu se douter qu'il partirait ainsi. Il ne parlait jamais d'Antoine. Tout juste si cet homme frôlait ses pensées lorsqu'il pensait à ses capacités, en tant que géniteur. Et une certaine admiration envers ses pouvoirs. Il avait des parents puissants après tout. Mais sans plus.

La soirée s'entâmait lorsqu'ils arrivèrent en vue de leur point de rendez-vous. Ils avaient entré à Émeraude depuis longtemps et il pouvait presque sentir les émotions contradictoires qui se bousculaient chez sa mère. Il s'était, après tout, enfuit, et elle devait être fâchée... En vue de l'auberge, il tira sur les rènes de son cheval et l'arrêta, hésitant. Il avait envie de tourner les talons et de partir en sens inverse. Son père s'arrêta en avait de lui et le regarda. Il lui parla et Saeros soupira. Talonnant finalement sa monture, ils se rapprochèrent de l'auberge. Sa mère allait sans doute lui sauter dessus, le sermonner ou on-ne-sait-quoi. Il prit une mine renfrognée d'enfant puni, car il se sentait puni, carrément. Tête basse, oreille couchée, il descendit lentement de cheval. C'était l'heure du souper, il avait faim. Mais c'était fini les petites chasses, sa mère allait sans doute exiger qu'il mange un vrai repas. Il soupira. Il détestait Émeraude. Puis il fit le vide dans son esprit, habitude qui allait, avec le temps, le rendre stupide. Mais ainsi, sa mère ne pouvait rien voir puisqu'il n'y avait rien à voir. Il se contenta de bouder et d'irradier le mécontentement.
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Sheireen
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MessagePosté le: 21/03/2012 22:12    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

[Saeros, JE n’ai pas supposé ci ou ça, contrairement à ce que tu crois JE lis votre rp entre toi et Antoine… C’est SHEI qui suppose ci ou ça, pas moi Smile Va pas me reprocher d’écrire ce que mon perso pense, même si moi je sais très bien que ce n’est pas la réalité de son fils, ELLE, elle le croit. ELLE se sent rejeté par toi et ELLE croit que tu n’as d’yeux que pour ton père. C’est SA façon de voir les choses pas la mienne -_- Pour ce qui est de la longueur temporelle du voyage, on va pas en faire tout un plat, s’t’un détail, pi j’avais oublié l’existence du royaume de diamant, j’sais pas pourquoi quand j’ai fais mon dernier poste, Opale était collé à Émeraude dans ma tête O_O]

L’attente était longue et exaspérante. À chaque seconde qui passait au cours de ses journées d’attente, Sheireen devait lutter contre l’envie de courir à leur rencontrer pour devancer le moment où elle retrouverait son Saeros. Elle se doutait que les deux hommes avaient peut-être besoin d’avoir une bonne conversation et que les interrompre aggraverait son cas. Mais surtout, elle craignait de voir son fils s’impatienter devant le manque de retenue de sa mère et qu’il se retourne de bord, l’abandonnant à nouveau. La Magicienne fixait désespérément son regard sur le couché de soleil par la fenêtre de l’auberge, sans vraiment le regarder. Son esprit suivait le déplacement des deux hommes et négligeait malencontreusement l’autre fils qui attendait, lui aussi impatiemment, le retour de son jumeau. L’Elfe soupira puis jeta un œil triste a Soreas, avant de se lever de sa chaise où elle était assise depuis des heures, pour allez le prendre dans ses bras comme elle ne le faisait pas assez souvent ses derniers temps.

- Ils sont là… dans cinq petites minutes… Je suis désolée Soso… pendant tout ce temps moi je ne pense qu’à leur retour et je ne m’occupe même pas du fils qui m’est resté, et qui est fort probablement aussi anxieux que moi depuis la fuite de Saeros…
Caressant distraitement les cheveux de son adolescent, elle esquissa un trop bref sourire comme on n’en avait pas vu ses derniers jours.
- Tu vas pas m’en vouloir hein? dit-elle presque avec sarcasme, comme s’il était impossible que Soreas lui en veuille pour quoi que ce soit. Tu vas jamais t’en allez me bouder toi j’espère? continua-t-elle sur un ton qu’elle voulait garder à la rigolade, mais qui changea bien vite en sanglot, elle serra son fils pour ne pas qu’il voit ses yeux rougis par la tristesse, même s’il n’avait eut que sa devant lui au cours de la semaine presque entière qui venait de passer.
Lorsqu’elle eut la certitude que c’était bien l’énergie de Saeros qui se trouvait de l’autre côté de la porte de l’auberge, elle relâcha son étreinte, pour leur faire face. Le Gnome enflammé était presque vide ce soir-là, chose étrange puisque c’était habituellement un endroit bondé. Quelques habitués subsistaient ici et là dans leurs coins, mais s’en prêter attention à ce qui se déroulait dans la salle. Sheireen c’était également bien assurée quelques heures plus tôt qu’aucun de ses «habitués» n’était un des Chevaliers qui pourrait découvrir son secret. La porte s’ouvrit enfin sur l’hybride, suivit d’Antoine que l’elfe se força à ne pas regarder, simplement parce que la vue de celui-ci la mettait dans tous ses états et qu’elle ne répondrait pas de ses actes si elle devait plonger ses yeux dans les siens. Toute son attention se focaliser sur l’adolescent qui prenait un air d’enfant puni, les oreilles sylvestres pointant vers le sol, le regard également.
Sheireen avait revu au moins cent fois le scénario, s’attendant à se mettre dans tous ses états, en colère ou en pleurs, ou même à rire face au poids qui quittait enfin ses épaules. Le soulagement et le doute. Au même moment, toutes ses émotions emplirent le cœur et l’esprit de l’Elfe, mais elle ne les exprima pas. Elle ne cria pas, ne versa plus une larme sur ses joues déjà sèches depuis les dernières qu’elle avait versée… Elle ne courra ni ne sauta, elle marcha simplement jusqu’à son garçon, et mit un genou à terre comme lorsqu’il était enfant et qu’elle voulait le regarder dans les yeux, même si maintenant il était bien trop grand pour ça. Elle avait la tête appuyé sur le ventre de l’adolescent, et ses bras l’enlaçait si fort qu’ils témoignaient toutes les émotions qu’elle essayait de retenir. Des milliers de questions voulaient franchir ses lèvres en même temps, mais tout ce qu’elle arriva à marmonner fut un simple petit…
- Tu m’as manqué Roro… Après une grand inspiration, elle se décida finalement à se reculer et lâcher son enfant, puis à poser la question qui lui brûlait le plus les lèvres. Pourquoi t’as fais ça Roro?
La magicienne ne pouvait se résigner à prendre un ton colérique, à cesser l’utilisation de ce petit surnom affectueux, comme si elle l’avait déjà pardonné, alors que la colère bouillait en elle. Elle était tout simplement incapable de la déverser sur lui, parce qu’elle avait peur qu’il réagisse mal à cette émotion et qu’il s’enfuit à nouveau. Résignée, elle leva enfin les yeux vers le sauveteur, vers son amant qui lui avait ramené son adolescent malgré les risques que se voyage comportaient. Ses yeux d’Émeraude brillait d’une lueur qui voulait dire «Merci«, mais le son ne franchit pas ses lèvres… Elle lui sourit, puis rapporta vivement son attention sur Saeros avant que son envie de sauter sur le lycanthrope ne lui prenne…

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Antoine
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MessagePosté le: 27/03/2012 15:17    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

Le voyage se déroula sans encombre et Antoine put s'occuper pleinement de son fils. Il ne l’aurait pas éternellement, il était d’ailleurs en route pour le rapporter à sa mère, alors il souhaitait en profiter. Il avait tant de choses à lui dire, il avait tellement envie de son fils puisse s’intégrer pour de bon, qu’il perde cette aura sauvage qui semblait roder autour de lui et il savait qu’il était le seul qui serait à même de lui parler de tout cela, tout du moins le plus qualifié. Il était son père mais aussi un lycan lui-même.

La paternité ne l’avait jamais réellement intéressé, du fait qu’il savait qu’il avait tout le temps de procréer, de fonder une famille et d’éduquer ses fils et ses filles, de part sa race il était immortel, du moment qu’on ne lui faisait pas la peau. Alors du temps, il en avait à revendre et il n’était pas pressé. Enfin, il ne l’était pas, parce que sa famille lui était tombé dans les bras et même s’il s’était senti perdu et qu’il ne pouvait vivre avec elle comme il l’aurait rêvé pour les années, voir les siècles à venir, même s’ils étaient des étrangers pour lui, aux côtés de son fils, il se rendait bien compte que sa seule envie était de les rejoindre. Mais ce n’était pas aussi facile.

Le temps passé avec son fils, il l’occupa de son mieux, partant à la chasse ensemble, lui apprenant ce qu’il savait de l’univers qui les entourait et Saeros semblait l’écouter. En tout cas, il le regardait et suivait ses lèvres, et il imitait le moindres de ces gestes expérimentés lors de leurs parties de chasse. Tant et si bien qu’Antoine finit par décider qu’ils ne s’arrêteraient pas dans des auberges comme il l’avait tout d’abord prévu. La vie en pleine nature pendant trois jours avec son fils avait été une véritable aventure.

Mais au fur et à mesure qu’ils s’approchaient du royaume d’Emeraude, Antoine sentait que son corps se crispait quelque peu sur sa selle. Il n’avait pas besoin d’un psychologue pour lui expliquer pourquoi il semblait si tendu car il le savait très bien. Voilà un bon nombre d’années encore qu’il n’avait pas revu Sheireen, la femme qui faisait battre son cœur, la mère de ses fils. Les dernières paroles qu’il avait eues d’elle était clairement un avertissement. Même s’ils semblaient tous deux liés par une force surnaturelle, elle n’hésiterait pas à le traquer aux confins du Désert s’il arrivait malheur à son fils par sa faute. Tout du moins c’est ce qu’il croyait. Il l’imaginait déjà, sans une ride, toujours aussi belle et rayonnante, mais visualisant très bien l’air inquiet qui devait couvrir son si beau visage. Il avait déjà envie de la caresser, de frôler ses lèvres. Mais il n’en aurait pas le droit, sauf si elle faisait un pas vers lui.
C’est pour cette raison que la dernière journée de voyage fut plus tendue et que malheureusement, il ne prêta pas attention à Saeros comme auparavant. Lui aussi était anxieux de ces retrouvailles. La journée était alors restée calme et ils avaient chevauché toute la journée, ayant pour seul relâche quelque repos pour les chevaux. Ils perdirent peu de temps à manger, si bien que, le soir même, ils arrivèrent aux abords de l’auberge du village d’Emeraude.

Son fils avait délibérément arrêté son cheval à quelques mètres de la dite auberge, il ne semblait pas très optimiste quant à l’humeur de sa mère. Son père se permit alors quelques mots.

« Elle est tout à fait en droit de t’en vouloir, mais je ne pense pas que sa colère ne dépasse son anxiété. Tu es son fils et elle t’aime. Moi par contre j’en aurais pris pour mon grade si je ne t’avais pas ramené illico. »

Là-dessus, les deux chevaux firent encore quelques pas et s’arrêtèrent du nouveau auprès du lieu de rendez-vous. Descendant de leur monture, les deux hommes se dirigèrent vers l’entrée dès qu’Antoine eut fini de récupérer les bagages qui étaient dans les sacoches. Les yeux sur les oreilles baissées de Saeros et pensant à son propre cas, il soupira, puis poussa la porte, laissant son fils passer devant.

Il n’eut pas à la chercher des yeux. Elle savait qu’ils étaient arrivés et les attendait derrière la porte droite comme un « i », elle fixait son fils, ne lui prêtant aucun regard. Soreas n’était pas bien loin derrière, mais lui semblait surtout fixer son géniteur, qui n’avait pas l’air enchanté de voir et n’avait apparemment aucunement l’intention de la cacher.
Lui-même ne faisait qu’admirer la femme qui se tenait devant lui. Son air à la fois stoïque et meurtri montrait toute l’expression que ce visage pouvait donner sans bouger un trait, ce visage qu’il aimait tant et dont il ne pouvait se détourner. Bien entendu, comme toute mère inquiète pour son enfant, elle ne s’occupa pas de lui et serra Saeros dans ses bras pendant qu’il se décidait enfin à fermer la porte et à aller poser leurs affaires dans une chaise. Il n’avait pas à prendre part à ses retrouvailles car même s’il les considérait comme sa famille, ce n’était pas forcément réciproque. Ca faisait mal oui, mais c’était la vie.

Son regard restait pourtant sur Sheireen, essayant de chercher sur elle un détail qui aurait changé, mais celle-ci se releva bientôt et le coupant dans sa contemplation, elle lui adressa un regard à couper le souffle. Si elle ne l’avait pas détourné aussi rapidement pour revenir à son fils, il l’aurait pris dans ses bras et l’aurait peut être même embrassé. Mais il n’était pas l’attraction du moment et savait que sa présence était quelque peu demandée pour une autre raison. Sheireen attendait une réponse franche de son fils, mais au vue de la réaction de celui-ci quelques minutes plus tôt, Antoine craignait qu’il n’ait guère l’envie de parler d’un sujet aussi important. Venant alors à son secours, il prit la parole.

« Nous avons fait une longue route, et peut être que Saeros aurait envie d’étancher sa soif et de prendre son repas. Avez-vous déjà mangé ? Dans le cas contraire, j’irais commander pour nous tous. »
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Soreas
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MessagePosté le: 01/04/2012 14:26    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

Blottit contre ma mère, je l’écoute alors qu’elle me parle. Comment pourrais-je un jour lui en vouloir, comment pourrais-je oser lui en vouloir, elle qui dans cette histoire est la seule qui n’aurait pas à s’en vouloir. Son seul pêché est d’avoir été séduite par Lui. C’est tout. Je ne lui réponds pas, la réponse est évidente, je me contente de me blottir un peu plus, comme un enfant cherchant du réconfort, mes oreilles baissée montrant mon inquiétude. Je ne les redresse que quand je sens l’odeur de mon jumeau, cette odeur que je connais par cœur, une odeur proche de la mienne que je saurais reconnaitre entre mille. Je sens également l’odeur d’Antoine, une odeur plus puissante, qui dissimule presque celle de Saeros.

Enfin ils arrivent. Après cette attente difficile pour Maman et moi, ils sont enfin là. Autant pour eux ça a été facile, ils étaient occupés pendant toute la durée du voyage. Moi et Maman, en revanche, on était totalement inactifs, on ne pouvait rien faire, seulement attendre, et cette attente nous était insupportable, car nous savions que c’était la seul chose à faire. Pas la seule chose raisonnable à faire, non, la seule chose possible à faire ! Mais enfin il est là. Lui seul est important. L’autre, celui qui l’accompagne, à peu d’importance, c’est de toute matière sa faute. S’il n’était pas venu, s’il ne s’était jamais pointé à Argent, jamais Saeros n’aurait tourné comme ça, jamais il n’aurait voulu le rejoindre. Il est le seul coupable, mais j’ai l’impression que du haut de mes treize ans, je suis le seul à m’en rendre compte. J’entends ce qu’il me dit, et je ne comprends pas qu’après un évènement aussi grave, il parle comme-ci tout était normal, qu’on faisait une simple sortie en famille, aussi je ne lui réponds pas. Juste après que Saeros ai marmonné une réponse à ma mère et se soit dégagé de son étreinte, je l’enlace à mon tour, versant quelques larmes de soulagement de mon œil valide, des larmes que je contenais depuis son arrivé pour me montrer fort. Je le sers du plus fort que je peux. Avant de lui dire à voix basse.

« Tu m’as tellement manqué Saeros ! Tellement, tu n’imagines pas à quel point. Tu m’as manqué. »

Quand j’utilise son nom complet, plutôt que le surnom Roro, c’est que je suis sérieux, trop sérieux, un côté sérieux qui ne me ressemble pas vraiment, moi qui suis encore très gamin. Je reste comme ça plusieurs minutes, profitant de la chaleur de son corps quelques temps. Enfin je me sens entier maintenant qu’il est avec moi, entier et vivant. Je ne l’étais pas tant qu’il n’était pas là, je ne sais pas vivre sans lui. Il est l’autre partie de moi-même, de mon âme. Il n’est pas mon âme sœur, il est mon âme. Après plusieurs minutes, je le relâche et sèche mes larmes. Je m’éloigne à nouveau, et m’approche d’Antoine. Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, je n’essaie pas de lui mettre une baffe ou un coup de poing dans le ventre, au contraire, je fais un effort pour me montrer civilisé. Mais attention, je ne le fait ni pour lui ni parce que je ressens une quelconque reconnaissance à son égard, c’est uniquement pour faire plaisir à Maman, juste parce qu’elle l’aime. Elle ne l’a pas désapprouvé, elle n’a pas passé ses nerfs contre lui, alors qu’elle aurait pu. Je n’ai pas le choix, elle l’aime et l’aimera toujours, je dois l’admettre et l’accepter. Je m’approche d’Antoine et, m’inclinant à la mode de Jade pour ne pas avoir à affronter son regard, je prends la parole. En toute simplicité, il ne faut pas pousser non plus.

« Merci de nous avons ramené Saeros. »
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Saeros
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MessagePosté le: 03/04/2012 13:38    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

Saeros précéda Antoine dans l'auberge, mécontent. Et les secondes n'eurent, selon lui, même pas le temps de couleur un peu que sa mère essayait de l'étouffer. Il resta planter comme un piquet, les bras balants, la mine renfrognée. C'était écrit en gros mot dans son visage : Je veux pas être ici. « Tu m'as manqué Roro... » Il soupira. « Appelle-moi pas comme ça maman... » Son jumeau d'abord c'était compréhensible mais quand c'était sa maman, il se sentait comme un p'tit gamin idiot. Bon oki. Il était un petit gamin idiot, mais bon. Elle se recula et le relâcha légèrement. « Pourquoi t'as fait ça Roro? » Il secoua doucement la tête. Pourquoi il fallait qu'elle demande ça là là? Il plongea enfin son regard dans celui de sa mère mais il le détourna rapidement.

C'était pas beau! Des yeux brillants de larme, de peur, de joie, de colère. Merci, il se sentait mal maintenant. La culpabilité le tyranisait. Ce n'était pas égoïste, c'était pour elle. Mais elle ne comprendrait jamais. Jamais. « Nous avons fait une longue route, et peut être que Saeros aurait envie d’étancher sa soif et de prendre son repas. Avez-vous déjà mangé ? Dans le cas contraire, j’irais commander pour nous tous. » Il hocha lentement la tête et marmonna à sa mère : « J'ai pas envie d'en parler, je suis fatigué. » Il la repoussa doucement et se dégagea de son étreinte. Aussitôt, Soreas vient vers lui et l'étreignit. La culpabilité fut à son comble en sentant les larmes de son frère sur son épaule. Il leva les bras et l'étreignit à son tour.

Saeros sentait que son frère le serrait avec force, il ne pleura pas mais il avait les yeux humides. Pourquoi sa famille ne pouvait-elle pas comprendre et le laisser faire sans lui infliger ça... « Tu m’as tellement manqué Saeros ! Tellement, tu n’imagines pas à quel point. Tu m’as manqué. » Le fautif hocha lentement la tête. Il aurait sans doute du au minimum les prévenir... « Je suis désolé Soso... » Il ne pouvait rien dire d'autre. Ils retèrent encore un moment comme ça puis son jumeau se lâcha pour s'adresser à Antoine. Pendant ce temps, il jeta son regard humide et désolé sur sa mère. C'était frustrant, accablant. Il ne savait pas quoi penser, quoi dire.

Il était fâché qu'ils le prennent comme ça mais en même temps, il était heureux de les revoir. « Merci de nous avoir ramené Saeros. » Il jeta un oeil sur son frère et dit : « J'aurais pu revenir tout seul tu sais. J'y suis allé seul. » Il soupira, ses oreilles se redressèrent et il poursuivit : « Antoine n'a rien à voir dans ça. Rien du tout. Tu peux pas lui en vouloir Soso, il savait même pas que j'étais parti le voir. » Il défendait son père... mais parce qu'il voulait que sa famille prenne conscience qu'il était assez grand pour prendre des décisions par lui-même. « Vous pouvez pas comprendre. J'ai pas envie de vous expliquer. » Il soupira, jeta un oeil autour et marmonna : « On ferait mieux d'aller s'asseoir. » Sans attendre les autres, il alla prendre place à une table.

Balançant les pieds dans le vise, il appuya ses coudes sur la table et enfouit son menton dans ses paumes. Tournant la tête vers son frère, la tête toujours appuyée sur ses paumes, il dit : « S'pas pour le défendre, Soso. C'est juste que... je comprends pas moi-même. » Il haussa les épaules. « Vous aussi vous m'avez manqué... » souffra-t-il en reportant son regard sur un point vide, à l'opposé de tout le monde, pour cacher ses yeux humides à leur regard. Il agissait comme un gamin. Il était un gamin mais il ne voulait pas agir comme ça. Ses oreilles se couchèrent à nouveau sur sa tête et il ferma les yeux, voulant contenir sa peine et sa culpabilité.
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Sheireen
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MessagePosté le: 05/04/2012 09:09    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

Saeros marmonna à sa mère qu’il ne voulait pas se faire appeler Roro, ce qui pourtant était le surnom qu’elle lui donnait depuis tout petit! Soreas lui, ne rechignait pas lorsqu’elle l’affublait de son petit nom d’amour! Décidément, elle avait un garçon qui vieillissait plus vite que l’autre. Beaucoup trop vite à son goût à elle. L’adolescent en fugue n’avait décidément pas envie d’en parler immédiatement, et ne fit que secouer la tête négativement. Ce fut étonnement Antoine qui vola à son secours, en disant que le garçon voudrait surement prendre une pause avant de tout raconter, ce qu’il confirma en marmonna toujours. Lorsqu’il se fut séparer de sa mère, ce fut Soreas qui se jeta dans les bras de son frère disparut, et elle pouvait comprendre pourquoi. Elle savait ce que c’était que de vivre loin de son jumeau, Roro était sa moitié à lui, tout comme Shetat avait été sa moitié à elle. Depuis sa mort, Sheireen était un peu morte à moitié, et elle ne pouvait que comprendre cette sensation d’abandon, parce qu’elle la ressentait chaque jour que Parandar voulait bien lui donner.
Pendant leur étreinte, Sheiren voulut faire de même avec Antoine, qui attendait simplement une réponse à sa question depuis tout à l’heure. Non elle n’avait pas mangé, simplement parce qu’elle s’était sous alimentée tout au long de l’absence de son fils, l’inquiétude lui serrant l’estomac au poids de lui faire perdre l’appétit. Et là, ce n’était plus l’inquiétude, mais une trop grosse dose d’émotions contradictoires qui lui faisait perdre l’appétit…
- Oui tu… peux allez chercher à manger pour les garçons… marmonna-t-elel sans plus être capable de le quitter des yeux. Son envie de lui sauter dessus pour l’enlacer était plus forte que tout, mais elle sentait le regard de Saeros dans son dos, elle avait surtout peur de la réaction de Soreas… Alors elle recula d’un pas prudent, qui lui doucherait ses propres émotions. Ce fut finalement Soso qui les sépara involontairement, permettant à l’elfe de porter son regard ailleurs que sur l’homme qu’elle aimait. Son fils remercia le père, en toute simplicité, et cela fit chaud au cœur de la Magicienne qui se demandait s’il l’avait enfin accepté dans la famille –alors qu’elle-même avait du mal à le faire- ou si c’était juste pour que sa mère arrête de pleurer. Saeros rappliqua en disant qu’il aurait pu revenir seul, puisqu’il y était allé seul, et que ce n’était pas al faute d’Antoine son départ. Ça c’était vrai, Sheireen l’avait comprit lorsqu’Antoine s’était dépêché e le ramener. Ce n’était pas le plan de l’homme, mais uniquement celui du fils, allez savoir pourquoi… Suivant son garçon jusqu’à une table surtout pour s’éloigner de son âme-sœur parce que cette proximité la rendait folle, elle écouta les jumeaux s’expliquer. Puis, le fugueur dit qu’il s’était ennuyé d’eux, lui aussi. Émut, Sheireen essuya ses larmes, souriant enfin, elle posa un baiser sur la tête bleu du petit homme et lui ébouriffa les cheveux encore plus si la chose fut possible.
- C’est pas grave Roro… Je t’aime mon fils, et quelques soient tes raisons, je l’accepte. C’est ça parfois d’être une maman, de ne pas pouvoir punir parce qu’on aime trop. Voyant qu’Antoine revenait et que la seule place qui restait était celle à ses côtés, elle soupira, qu’elle idée de s’asseoir à cet endroit là aussi!
- Merci Antoine, pour tout. dit-elle malgré ce que son fils avait dit plus tôt, elle savait que sa présence avait probablement beaucoup aidé son fils à revenir. Enfaite, il ne serait probablement pas revenu si le lycanthrope ne l’avait pas exigé. Leur seule présence à tous les deux relevait du fait qu’Antoine l’avait bien voulu, par amour pour elle?
- Vous m'avez tellement manquez... dit-elle en ne réalisant pas amplement qu'elle parlait au pluriel.

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Antoine
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MessagePosté le: 05/04/2012 16:15    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

Les mots qu'il avait prononcé avaient été pour sauver Saeros des questions de sa mère, alors il ne s'offusqua pas de ne pas avoir de réponse dans l'instant. c'était le temps des retrouvailles, et quand celui-ci se détacha de sa mère, il laissa son frère l'enlacer, le serrant fort dans ses bras. Une belle famille pensait le lycan, une famille de laquelle il ne faisait pas partie. Peut être un jour qui sait, mais il ne fallait pas trop compter dessus. Une femme si belle, si attirante, si captivante et deux fils, aussi semblables et différents l'un de l'autre que l'on pouvait l'être de son jumeau. C'était tout bonnement incroyable. S'il n'y avait pas eu deux gabarits différents et une légère subtilité dans leur odeur, Antoine n'aurait pas su les discerner. Une honte pour un père, bon, sauf qu'il avait un statut de géniteur bien spécial, il n'était pas leur "père", leur papa, juste l'amant de leur mère.

Au moment où Soreas se tourna vers lui, il eut le souffle coupé. Son garçon qui avait l'air si doux et presque délicat, avait toujours un regard vide pour lui, mais cette fois, une véritable lueur de gratitude y flottait. Il l'avait remercié par un simple phrase, mais ces mots en plus de ce qu'exprimait ses yeux, cela lui suffisait pour monter se sentir léger de l'intérieur. Comment le fait d'être père et de voir ses enfants lui exprimer de la gratitude pouvait faire plaisir à ce point ? Etait-ce pour tout les hommes comme cela ou était-il juste plus sensible à la notion de famille que d'autres ? Soreas finit par aller s'asseoir, son jumeau l'accompagnant et ils oublièrent leur géniteur.

Sheireen, au contraire, finit par prendre le temps de se tourner vers lui et là, la magie fit encore son effet. Elle semblait s'accrocher à son regard comme à une bouée de secours, lui se noyait dans l'azur des siens, cherchant désespérément une lueur de désir, mais surtout une lueur d'amour. Cela ne dura qu'un instant mais pourtant pour eux, des minutes entières semblaient s'écouler tant et si bien que quand elle finit par lui répondre, il revint durement à la réalité. Hochant la tête, il alla donc au comptoir demander non pas deux repas, mais quatre. Il avait faim et il était hors de question qu'il ne serve rien à la belle dame qui l'accompagnait. Bien entendu, il choisit un plat hors de prix, non pas pour impressionner la galerie - enfin si, peut être un peu - mais surtout parce que lui aussi avait faim et qu'il avait des goûts de bourgeois. Un bourgeois gourmet.

Ce fut à son retour qu'il eut la surprise de se rendre compte que la seule place libre à leur table se trouvait auprès de la magicienne qui lui avait volé son coeur. S'asseyant alors avec sa prestance accoutumée, il s'installa et resta silencieux, ayant conscience d'être un intrus à cette table, mais apparemment pour ce soir là, personne ne lui en tenait autant rigueur. Les jumeaux étaient occupés à se retrouver et Sheireen, Sheireen dardait sur lui son regard ensorcelant et le remerciait de tout son coeur, si bien qu'il eut peur qu'il ne s'envole une deuxième fois. Pourquoi était-il si émotif ce soir ? Mais quand elle prononça ses derniers mots, ce fut le coup de grâce. Il le lui avait manqué ! Elle l'avait dit. Et cette fois, cela n'avait aucun rapport avec le fait qu'il lui ait ramené son fils. Le seul rapport était qu'elle avait pensé à lui aussi, à leurs retrouvailles. Plein de cette attention, il se permit d'essayer un geste. Visualisant l'une des mains de la belle elfe avait posé naturellement sur sa jambe, il posa sa propre main sur celle de sa compagne en un geste doux, une caresse, avant de la lui saisir avec plus de passion. Le geste se passant sous la table, il pensait pouvoir se le permettre sans choquer personne...

[Bon, je sais pas vous mais je propose que le repas passe assez vite, sauf si vous avez des trucs à ajouter, moi pas vraiment alors ... on peut avancer à la fin de soirée... ?]
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MessagePosté le: 03/05/2012 10:43    Sujet du message: Là où tout à commencé... Répondre en citant

Vous pouvez effacer, on n'a plus d'idées dû à l'absence de Saeros. On s'en refera un autre en temps réel peut-être...
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MessagePosté le: 07/12/2016 14:20    Sujet du message: Là où tout à commencé...

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