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Kreos

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Les Chevaliers d'Émeraude - JDR recommandé par le site officiel - Version 7 Index du Forum -> Recensement -> Fiche d'évolution -> x Croisade de Vartias
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Kreos
Sorcier(ère) des Croisés
Sorcier(ère) des Croisés

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MessagePosté le: 13/01/2013 16:46    Sujet du message: Kreos Répondre en citant

Biographie de Kreos, en date de Février 2013


Kreos Dante Xoender du Panthéon
    NOM : Il se présente comme étant de Nul Part
    PRÉNOM : Kreos Dante Xoender, mais il utilise seulement le premier
    ÂGE : 447 ans
    FONCTION : Sorcier
    ROYAUME : Jinann
    ORIGINE : Panthéon
    ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuel
    RACE : Humanoïde-Dieu
    LIEN VERS LA PRÉSENTATION : http://emeraude.xooit.com/t11190-Kreos-Dante-Xoender-De-tres-loin.htm
Kreos et son physique.
Il a les cheveux longs, d’un bleu ni vraiment bleu, ni pâle, ni foncé mais plutôt d’un beau bleu spécial, unique à sa chevelure avec des reflets pâles dedans, presque argentés qui prouvent un peu ainsi son essence divine. Ses yeux sont d’un magnifique gris foncé parfois avec une légère teinte de brun et avec des reflets blancs qui donnent un air de nuage à ses yeux. Corps d’apparence musclé, bien entraîné. Assez grand, il dépasse plusieurs personnes d’une demi tête.
Kreos et son caractère.
Kreos est un homme au caractère dur et affirmé. Il sait ce qu'il veut et prend rapidement ses décisions. Bon stratège, il a l'habitude d'examiner chaque côté de ce qu'il fait avant de s'y lancer. Quoiqu'il le fasse rapidement, sa décision est souvent la bonne. Autoritaire et supérieur, il n'aime pas qu'on conteste ses décisions ni qu'on lui barre le chemin. Il se considère comme le meilleur et a confiance en ses capacités. Celui qui en doutera en aura une dure preuve qui le bouchera pour longtemps. Décidé et obstiné, un coup qu'il a quelque chose en tête, il ne le laissera pas tomber. Il veut aider l'Empire? Il aidera l'Empire. Il veut détruire un obstacle quel qu'il soit? Il le détruira. Il vit au jour le jour sans s'en faire pour le lendemain.
Kreos et ses pouvoirs.
Ses pouvoirs plus puissants sont : Télépathie/Sonder les souvenirs et les pensées. - Télékinésie/Lévitation - Guérison/Auto-guérison - Illusion - Absorber l'énergie environnante - Contrôle du vent - Serpents électrifiés - Onde de choc.
Ses pouvoirs moyens : Création de sphère d'énergie - Bouclier magnétique - Localisation d'être ou d'objets - Méditation - Sixième sens/ressentir un danger imminent - Détection de la magie.
Ses pouvoirs les moins puissants : Empathie humaine et animale - Cocon régénérateur - Invisibilité - Camouflage - Vague d'apaisement - Contrôle léger des éléments
Kreos et ses relations.
Famille
Sa mère est Valioce, la déesse de la fertilité vénérée par Turquoise. Son père est un humanoïde dont il ne connait rien de plus que la race. Tymora, épouse, âme soeur, et ancienne apprentie, désormais décédée. Ophélia Jinann, chair de sa chair, son enfant, sa fille. Zelane, son deuxième enfant, sa chair, son reflet
Proches
Zekhen, meilleur ami. Masa, un excellent ami.
Historique de RP

_________________
~Un mortel à demi-dieu...~



Je sais qui tu es
Je sais ce que tu crains
Jamais tu ne te sauveras
Je sais ce qui se cache en toi
Je sais quand est ta fin
Jamais tu ne t'en sauverais


Dernière édition par Kreos le 03/02/2013 23:01; édité 10 fois
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MessagePosté le: 13/01/2013 16:46    Sujet du message: Publicité

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Kreos
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MessagePosté le: 03/02/2013 17:21    Sujet du message: Kreos Répondre en citant

Et soudain, l'Amour
Saut 17
01.Fev.12
Kreos était extrêmement nerveux. Un mariage, comme si cette idée avait pu venir de lui. Il prit une gorgée de scotch, cadeau de son cher ami Zekhen. Lui non plus n'aimait pas l'idée d'un balcon au-dessus tout le monde et mis en une évidence abracadabrante. Tymora avait des idées de grandeurs insurmontables mais il avait voulu que ce moment soit le plus beau possible pour elle. À sa plus grande horreur, il lui avait donc dit de s'occuper de l'organisation et faire tout ce qu'elle voulait sans avoir besoin de le lui demande. Résultat? Il se mariait à Zénor sur un balcon au-dessus de tout le monde. Cette femme le tuerait un jour. Il jeta un regard sur la mer et sourit. Il était toujours incapable de l'admettre, surtout à voix haute, mais au fond de lui, il aimait terriblement cette femme, cette âme soeur. Cela faisait si longtemps maintenant qu'il l'avait rencontré! Et il s'en souvenait encore très bien. De cette femme ténébreuse qui avait fait intrusion chez lui, avec un fils qui avait l'air plus peureux qu'une souris devant un gros chat, en lui demandant de lui apprendre la magie. Il l'avait confronté, mais il était tout de suite tombé sous son charme dangereux. Cette aura, il l'avait détesté, mais il n'avait pu se résoudre à brimer les ambitions de cette femme, plein de hargne envers Émeraude. Il lui avait donc appris à maîtriser ses pouvoirs sur une plus grande échelle, car son ancien mentor s'était contenté des théories laides des Enkievs et des pouvoirs de base. Lui, il lui avait montré la puissance de sa magie et les vérités indéniables.

Puis elle était partie.

Finissant son verre d'un trait, le sorcier le tendit à Zekh pour qu'il en remette dedans. C'était son premier verre, à vie. La douce sensation de l'alcool qui descendait dans sa gorge était agréable. Il avait hésité à prendre le verre mais ne regrettait pas. Appuyé contre le cadre de porte donnant sur la mer, il avait demandé à ses hommes, ses amis, Masa et Zekhen, de ne pas accrocher la déco et de ne pas rire. C'était le choix de Tymora. Il soupira. Il avait demandé son âme soeur en mariage sans avoir conscience de ce que cela impliquait, sans savoir. Il ne regrettait pas vraiment, même s'il redoutait le moment. Mais durant le Survivor, il n'avait jamais perdu cette vieille habitude. il sondait régulièrement ses camarades et avait souvent vu ce mot dans la tête de la femme, même une fois dans celle de sa fille. Il ne comprenait pas vraiment l'intérêt de l'acte, mais comprenait que Tymora, en mémoire à leur retrouvailles dès l'arrivée au Survivor, craignait d'être indigne, elle ainsi que leur fille. Sans doute qu'en la mariant, acceptant ainsi publiquement d'en faire sa compagne, pourrait-il la rassurer. C'est dans cet état d'esprit que, lors de la fin du Survivor, alors que Cassandre faisait un discours ennuyant avant de déclarer les vainqueurs, il avait usé de magie pour la subtilité et, prenant Tymora par la main, il s'était éloigné sans rien lui dire, la tirant, bien qu'elle suivait le coeur léger, à l'écart. Ainsi, loin des yeux et des oreilles, il s'était agenouillé, sans lui lâcher la main. Et lui avait dit : « Tymora d'Esprits, acceptes-tu de m'épouser? »

Il se passa alors quelque chose d'unique.

Qui se reproduira sans doute dans l'avenir près d'elle. Jamais Kreos n'avait sentit avant cette sorte d'euphorie joyeuse. Mais cela était déclenchée par celle qui s'était elle-même fait envahir par ce sentiment. Elle avait accepté, et il avait alors tendu la main vers la forêt. Un liane se souleva et se tressa d'elle-même. Se détachant, elle atterrit au creux de sa paume et, souriant à sa désormais fiancée, il lui enfila la petite bague de fortune, en attendant de trouver mieux puisqu'il n'avait pas prévu ça en venant ici. Il se releva, la serra dans ses bras, la soulevant même -sans la faire tournoyer voyons, ce n'est pas son genre- et l'embrassa. Ils restèrent longuement dans leur coin, Tymora, toute excitée, voulait déjà préparé le mariage. Il lui avait dit qu'il avait quelques petites choses à régler chez lui avant de pouvoir effectuer la cérémonie mais que cela se passerait selon ses envies. Elle voulait se marier à Zénor, elle se marierait à Zénor. Ils revinrent ensuite près des autres, lui ayant retrouvé son apparence impassible, elle toute excitée comme une enfant. Il était détendu, adoucit. Cette femme avait un pouvoir destructeur sur ses barrières. Même s'il érigeait toujours cette barrière insurmontable autour de ses pensées. Il la laissa faire et dire. Il ne s'occuperait plus de cela tant que le moment ne serait pas venu.

Une mauvaise idée sans doute.

De retour chez lui, il oublia totalement tout ça et envoya ses deux fidèles espions, Khalya et Masa, à Zénor. Il avait entendu parler d'une terrible révolte par là et il était inadmissible que ce soit le cas. Ce royaume devait être apte a un mariage, prendra le temps que ça prendra, il ne saurait résister à ses espions. Lorsqu'il advint que le royaume était en train de se détruire de l'intérieur, il ordonna donc à ses espions de semer la zizanie parmi le peuple. Isoline finit par être détrônée et enfermée. Alors, le seigneur de Jinann se déplaça enfin, les gens s'écartaient sur son passage, non pas par respect, c'étaient tous des brutes qui tentaient de l'atteindre, mais par magie de répulsion télékinésique. Il s'était rendu dans les cachots où la pauvre reine moisissait. Il lui proposa un ultimatum. Elle lui laissait le royaume qu'il remonterait, écrasant la révolte et lui donnant sa prestigieuse allure d'antan, et elle disparaissait. Ou elle mourrait au bout de ses forces dans ce cachot et il laissa la peuple mettre le royaume à feu et à sang. Il le récupérerait ensuite et le remettrait de ses cendres. D'une façon ou d'une autre, il aurait le royaume. Et cette reine n'était pas folle, elle savait qu'il saurait le remettre sur pied. Elle accepta et disparut, avec l'avertissement de mourir dans d'atroces douleurs si elle réapparaissait.

Ce qu'elle ne fit pas.

Ainsi, pendant deux ans, il s'occupa de remettre le royaume sur pied, avec l'aide, encore et toujours, de Masa et Khalya. Il continuait d'échanger avec Tymora, ainsi que Zekhen, par pigeon voyageur, un système qu'il avait instauré pour pallié aux messagers. Il s'agissait d'imprimer un trajet et l'image du destinataire dans l'esprit du pigeon qui se contentait de suivre la trajectoire et de laisser le message à nul autre que celui à qui il était destiné. Avec la première il échangeait sur les progrès de sa fille, un peu des élèves de Tymora, et autres choses du genre. Lui, il gardait bien de lui indiquer ce qu'il manigançait. Lorsque le royaume fut satisfaisant pour qu'il puisse le quitter, il nomma Masa intendant de cette nouvelle immense cité et s'en fut à Esprit. Là-bas, il alla directement voir Tymora, qu'il enleva à ses activités, la prenant par la main et la tirant, à nouveau, même si elle suivait de plein gré, devant Cassandre qu'il avait fait avertir de sa visite. Là, il s'inclina devant elle, qui alors, lui était plus sympathique qu'avant car, occupée avec l'éducation de son fils et de sa jeune soeur et fille adoptive, avait cesse de l'attaquer sans arrêt, ce qui avait améliorer leur relation puisqu'il ne ce sentait plus sur la défensive, limite agressif devant elle. Bref, il s'inclina devant l'Impératrice et lui demanda : « Nous accorderiez-vous l'infini honneur de nous marier à Zénor? » Évidemment, elle était au courant qu'Isoline avait été renversée et qu'il s'était occupé de reprendre le royaume en main, même si elle ignorait qu'Isoline avait survécut de peine et de misère. De toute façon, peut-être qu'un révolté l'avait exécuté à sa libération, il n'avait pas pris la peine de la faire escorter.

C'est à ce moment que tout se précipita.

Organisé un mariage, ce n'est pas rien. Mais cela le mena où il était aujourd'hui. Appuyé à sa fenêtre-porte, regardant la mer, un deuxième verre de scotch dans la main, ses longs cheveux bleus argentés simplement attaché derrière sa nuque, avec un habit fait de pantalon noir, ceinturon auquel pendait, évidemment, son épée, une chemise rouge sang avec un survêtement noir par-dessus, ne laissant paraître que le haut de la chemise, et par-dessus encore, un veston noir. Le tout bordé d'or ici et là. Il n'avait pas choisi l'habit. Mais il devait être dans les couleurs de la mariée et il n'était pas étonnant que celle-ci soit dans le rouge sang. Masa et Zekhen, eux, avaient des habits entièrement noir. Pas identique au sien et plutôt brodé d'argent. Il était près, mais il attendait que le soleil soit positionné à un endroit précis pour se présenter au balcon. Sinon Tymora ne serait pas prête. Une chance qu'il ne faisait pas aussi chaud ici que dans le désert. Il étoufferait. La brise maritime lui faisait du bien. M'enfin, dire qu'il était prêt était une façon de parler. Il était habillé disons. Mentalement, il redoutait le moment. Il savait qu'il détesterait ça, même s'il essayait de se convaincre que ce ne serait pas si pire. La nervosité, c'était nouveau pour lui. D'un autre côté, il surveillait l'effet de l'alcool dans son corps. Son foie en était encore vierge. Il ne connaissait pas les effets de cet élixir sur son corps. Silencieux, il tripotait le verre dans un tic nerveux et inconscient.

***

Kreos talonna son étalon pour accélérer. Le château d'Esprits se profilait et il avait si hâte d'arriver. Il était très tôt, le soleil était encore couché, il avait galoper la nuit durant, s'étant contenter de méditer un peu aux dernières lueurs du coucher pour accumuler l'énergie environnante et continuer sa route. Il avait si hâte d'arriver! Il n'avait averti personne. Et de son arrivée nocturne, personne ne le sentirait arriver. Sans doute ceux qui dormaient. Pourquoi faisait-il ainsi une visite surprise? Parce que les cieux lui avaient montrés que de drôles d'évènements allaient se produire, il devait passer à quelques endroits à Enkidiev et faire plusieurs allers retours. Mais alors qu'il prenait la direction de Turquoise, il avait pivoter. À quoi bon faire une si longue promenade personnelle s'il ne pouvait pas faire d'une pierre deux coups? Il se rallongeait, certes, car il devait faire un aller-retour supplémentaire, mais il s'en fichait. Il voulait faire cette petite promenade à travers les royaumes Enkievs accompagnés de sa jeune fille. Tant qu'ils évitaient les royaumes magiques, pour le moment, ils pouvaient éviter de se faire courir après. Ils étaient totalement typiquement humain. De toute façon, la mère de sa fille était une humaine, celle-ci passerait plus facilement inaperçu. Quoiqu'il était lui-même humanoïde donc... Lorsqu'il vit le château d'Esprits dans toute son ampleur, il sourit.

Ce serait toute une surprise sans doute.

Il croyait se souvenir que Tymora aimait les surprises. Elle lui glissait souvent subtilement des informations sur elle, comme lors du Survivor, où elle lui parlait de famille, du fait qu'ils avaient un enfant et des liens que cela impliquait. Le mot de mariage avait fini par franchir ses lèvres. Il y avait réfléchit longtemps. Du moins, le temps d'atteindre l'autre rive. Il se remémorait sa nervosité lorsqu'elle avait dit mariage, de ce qu'elle insinuait, et il avait fait le pas décisif, il l'avait demandé en mariage, là, sur la plage du Survivor. Quatre ans plus tard ils se mariaient, puis, pris d'une inspiration subite, il l'avait kidnappé en laissant seulement un mot à Ophélia et en se coupant de tout le monde. Un an durant, ils avaient pleinement vécu leur amour, seuls, sur une île connue de personne. Puis ils avaient dû revenir, pour découvrir plusieurs faits troublants. Le premier, et le plus dur à digérer, leur fille avait été contaminée par la lycanthropie... Et elle n'était pas la seule. Apparemment que, peu de temps après leur départ, Zekhen avait été pris d'une rage folle et avait attaqué plusieurs gens, tuant du monde et en contaminant d'autres. Heureusement, il y avait plus de mort de victimes. Une nuée de nouveau lycanthrope aurait été dure à gérer. Évidemment, le sorcier avait dû intervenir.

Tymora était une mère protectrice.

Et son bébé qui avait été attaqué, ça ne lui plaisait pas. Même si Ophélia affirmait que tout allait bien. Pour sa part, sa fille était saine et sauve et semblait même apprécier sa nouvelle condition, il ne pouvait pas en vouloir à son meilleur ami. Il était plutôt aller chercher des informations. Il était allé le voir et lui avait demander de tout lui raconter ce qu'il savait. Il n'avait aucune animosité, plutôt un souci réel et fraternel. Puis il s'était contenté de présenter certains faits à son épouse, et non pas celui que Zekh était devenu fou en prenant un verre qui devait le tuer lui, Kreos, mais en lui présentant les faits dans leur généralité. Le chevalier n'était pas coupable et s'était engagé à prendre soin de ses nouveaux compatriotes et de les guider. Il avait mis un peu de temps à la convaincre, puis était retourné à Jinann. Cela faisait deux ans de cela, ils s'étaient beaucoup écrit et vu à une fréquence de deux jours à une semaine aux deux ou trois mois. Ils étaient, après tout, tous les deux fort occupé. Lui, dirigeant d'une grande cité et des petites cités qui en avaient découlé, et elle dirigeant l'ordre impérial et enseignant aux futurs générations.

Mais l'amour était plus fort que la distance.

Ainsi, cela faisait déjà trois mois qu'ils ne s'étaient pas vu. Dans sa dernière lettre, envoyée par pigeon, son nouveau système de messagerie, il y a deux semaines, il lui laissait sous entendre qu'il devait aller sur Enkidiev pour des missions et qu'ils ne pouvaient pas de voir. Mais comme mentionné plus haut, ce vieil homme, car oui, il avait maintenant 412 ans!, avait changé d'avis en cours de route. C'est donc ainsi qu'il se retrouvait, actuellement, à ralentir dans la cour du château pour porter son cheval à l'écurie où il demanda à ce qu'on s'en occupe. Le soleil pointait timidement ses rayons à l'horizon, les domestiques s’affairaient donc déjà en silence, tel des ombres du ménage et de la propreté, sans bruit. On demanda si on devait annoncer sa visite à Cassandre mais il dit non, il ne venait pas la voir, elle. Ils comprirent et le laissèrent se diriger vers la tour de Tymora, grimpant les marches quatre à quatre, il arriva rapidement et ouvrit magiquement les portes, sans bruit. À pas de loup, il monta à l'étage et trouva, blottie dans un grand lit, la plus belle créature qu'il avait vu de sa vie, le visage doucement endormi. Il sourit tendrement et s'en alla s'asseoir au bord du lit pour embrasser, sur le front, sa belle épouse.

Quelque part ailleurs, une petite créature sentait sa présence.

Il réveilla donc ainsi Tymora, en lui murmurant : « A-t-elle bien dormi cette charmante sorcière? » Celle-ci fut heureuse et surprise de le voir, évidemment. Et il n'avait pas besoin de la sonder pour le voir. Avec le temps, et leur voyage de noce, il avait appris à accepter cette sensation de doux bien-être, de tendre langueur, qui l'envahissait quand il était près d'elle. Mais de ce fait, il oubliait souvent le reste. Et ainsi, il ne sentit pas la boule de joie qui avait sentit son arrivée. Son énergie avait réveillé sa fille, beaucoup plus alerte que jadis avec ses nouvelles capacités, mais elle n'était pas encore en haut. Ainsi, il cueillit sa femme et la serra dans ses bras en l'embrassant tendrement sur les lèvres. Chose qu'il ne faisait jamais en public, sauf une fois et il avait détesté cela, tous ces yeux qui regardaient s'il faisait bien la chose. Quelle horreur. Il s'était senti comme ses premiers déplacements magiques dans le panthéon. Maladroit et idiot. Tombant, s'enfargeant dans tous les plus petits obstacles. M'enfin, c'était loin maintenant. Il sourit devant ses cheveux en bataille. Il glissa sa main sur la joue de la sorcière et repoussa une mèche derrière ses oreilles. Elle était vraiment belle. Il ne regrettait pas de l'avoir épousé, il ne regrettait que la grande cérémonie. Mais elle avait été si heureuse que... il ne pouvait pas regretter. Il s'était venger en l'enlevant à la suite, ce qu'elle n'avait pas prévu et avait, d'ailleurs, sûrement apprécié. Ou plutôt certainement.

Titre du saut
Saut 18
01.Mai.12
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Un vent de changement
Saut 19-20-21
01.Août.12-01.Nov.12-01.Fév.13
Le temps… sujet principal de chacune de ses pensées. Chaque souffle extirpe sa longue fumée sur cette ligne aux formes multiples. Ce temps, il avait toujours été son principal souci, sa principale attraction. La chose qui le faisait s’arrêter, considérer. Ce qui le rendait patient. Le côté noir de la chose se retrouvait justement là, dans cette patience. Il ne voyait passer ni les heures, ni les mois. Il en avait toujours été ainsi. Toujours. Mais les choses, les choses elles, elles avaient changé. Ce Jour-là, le Jour de Sa mort, il avait vu le temps s’arrêter. Les secondes s’étaient suspendues dans les airs comme de multiples gouttes d’eau. Les choses avaient pris un rythme beaucoup plus soutenables, alors qu’en lui, l’insoutenable lui arrachait tout. Son âme s’était brisée ce Jour-là. Une partie de lui l’avait quitté. Et c’est à partir de ce Jour que tout changea. Celui où Tymora perdit la vie aux mains de la damnée magicienne d’Émeraude. Le Jour où Enkidiev avait enfoncé la haine qui le consumait depuis tant d’années, la pulvérisant, pour laisser place à encore plus grand, à encore plus fort. Une colère sans nom, qui grondait en lui, menaçant son esprit de perdre sa place, menaçant sa gorge de ne pouvoir prononcer que ces quelques mots, pour toujours, :

« Ils paieront. »

Personne n’avait eu à le lui dire. Personne n’avait eu à l’avertir. Le lien était si fort, ce lien divin, ce lien unique. Elle était la moitié de son âme, son âme sœur. Kreos était le premier à avoir su, avant même qu’elle atteigne les grandes plaines, avant même que son adversaire ne le sache. Lui, lui il l’avait senti. La douleur des blessures, il l’avait endurée. Mais ce qui l’avait déchiré, ce qui l’avait secoué, c’était la mort. Cette sensation était un rappel, un renouveau. Il avait déjà vécu ce déchirement de l’âme, cette douleur dans la poitrine. Et puis le temps qui reprend son cours, le souffle qui peine à pénétrer sa gorge, les genoux qui fléchissent sous la douleur, son esprit qui hurle. Mais cette fois, quelques mots. Quelques douceurs. Ses dernières paroles. Sa voix, une dernière fois. Ce fut comme une nouvelle renaissance. Il n’était pas déchu cette fois, au contraire. Il recouvrait sa puissance, il sentait le souffle chaud de son Épouse lui souffler ce qui restait à faire, ce qu’il devait faire. Cette voix, cette voix lui soufflait, doucement, quelque chose qu’il avait toujours eu envie de faire :

« Brûle-les tous. »

La colère était là. Oh oui. Puissante, encrée en lui. Mais elle n’égalait tout de même pas la douleur et le chagrin qui l’étreignait. Sa gorge, serrée, ne put rien laisser sortir. Mais dans sa tête résonnait le cri, au combien déchirant, de son cœur qui saignait. Son âme sœur, la femme qu’il aimait, la seule à qui il s’était tant ouvert, à qui il avait tant donné, son épouse, était morte. Sans un mot. Il se dirigea droit vers l’extérieur, droit vers la mer. Car il était alors à Zénor, pour régler des affaires. Il atteignit les quais, il lui semblait que ce fut lent, très lent, avant d’en atteindre l’extrémité. Les gens le regardaient passés, froid, grand, droit. Personne ne comprenait. Il était certes silencieux comme toujours, mais jamais il ne marchait ainsi, jamais il n’avait un pas si décidé, une destination ultime. Les hommes du quai le regardèrent drôlement, alors qu’il observait la mer, là-bas loin. Et soudain, le brouillard.

À la tombée des brumes, il avait disparu.

On chercha longtemps le seigneur de la cité. Jamais il n’avait agi ainsi, jamais il n'avait disparu de la sorte. Puis, la révélation. Si, une fois. Une fois il avait disparu sans que personne ne le sache, sans dire quoique ce soit. Mais il n’était alors pas seul. Que se passait-il? Car ici, personne ne savait encore ce qui s’était passé à mille lieux de là. Lorsque la nouvelle parvint à Zénor, puis à la cité où les rumeurs s'étaient propagées, le seigneur était déjà loin, et n’avait jamais reparu. La Dame sorcière était morte. Est-ce que ce roi froid et effrayant se mourait d’amour? Que se passait-il donc? Quiconque en ce lieu pouvait émettre une hypothèse le faisait. Mais elles étaient si saugrenues que les rumeurs ne devinrent que des contes. Mais lui, lui il savait.

L’Onde de choc avait couvert sa fuite.

Car oui il fuyait. Loin de tout. Il avait pris un petit vaisseau de pêche qu’il propulsait sur la mer avec son don du vent. Sautant sur les vagues, ruisselant des larmes salées de la mer, il garda le cap. Il retournait là-bas, à cet endroit où il avait aimé. À cet endroit où il avait créé. Il n’avait sur lui ni arme ni nourriture. Seule sa colère et son chagrin le poussait vers l’horizon. Honteux de fuir ainsi le monde, il avait poussé une puissante onde de choc dans l’océan, qu’il avait couvert d’énergie. Retombant, les gouttelettes chaudes avaient créées une vapeur suffisante pour masquer la disparition du bateau et la sienne. Mais lorsqu’il atteignit la destination, qu’il vit la plage, pareil au même que lorsqu’il l’avait quitté, un enfant dans les bras de sa femme qui était au sien, il sentit la rage le consumé. Il courut dans les bois, tapa dans les arbres, hurla sa colère. Une bête, effrayée durant sa chasse, fut surprise quand il apparut près d’elle. Elle l’attaqua de ses griffes et s’en fut. Quant à lui, il s’écroula au sol, saisissant le sable entre ses doigts, et le goût salé de la mer parcourut son visage, fuyant de ses yeux.


Le titan s'écroula.

Il ferma les yeux. Laissant la caresse du vent sécher ses larmes. Ses joues lui piquaient du sel de son chagrin. Les questions fusaient, maudissant les dieux, implorant un mot, il le hurla, de toute la puissance qu’il put mettre dans sa voix, effrayant les oiseaux qui s’envolèrent, et les animaux dans les broussailles qui s’agitèrent. Le mot déchira le silence de la nature tandis que son écho bondissait sur les parois rocheuses des cavernes et des montagnes. Serrant les poings à s’en blanchir les jointures, il leva les yeux vers le ciel tout en criant sa douleur, vers ces dieux sans cœur et cruels, il s’écria, le cœur lourd, le corps brisé :

« Pourquoi? »

Seul l’écho lui répondit. Sa gorge lui brulait, les spasmes de la douleur le secouèrent, il se laissa tomber sur les genoux et les mains au sol. Serrant le sable sous ses doigts, il jura vengeance, tout en pleurant celle qu’il avait toujours tant aimée. Les souvenirs fusèrent, heureux. Il se rappela la fois où elle l’avait devancé, et sa colère devant ce geste dont il était, au fond de lui, si fier. Leurs retrouvailles, lorsqu’elle avait à nouveau fait chaviré son cœur glacé. Ses yeux, son feu puissant qui brûlait les protections autour de son cœur. Jamais il n’avait eu une chance de résister à ses yeux, à son sourire. Jamais il n’aurait pu s’empêcher de succomber à leur passion. Il avait été heureux, oh que oui. Ce sentiment l’avait transporté, lorsqu’il voyait ses enfants, lorsqu’il la regardait éduqué ses classes, du haut de sa tour. Et maintenant, plus rien.

Il était à nouveau seul.

Certes, à des jours de là, se trouvaient ses enfants. Les chairs de son amour, les preuves de tout cela. Mais ici, et maintenant, il ne voulait qu’Elle. Son odeur, sa chaleur. Et même s’il passa ainsi plusieurs jours, errant sur les berges, visualisant ses souvenirs, à l’endroit même où ils avaient eu lieu. Il n’oublia rien, se remémorait tout. Là, ils s’étaient endormis, nus, et heureux. Là, ils avaient préparé un repas. Là, ils avaient découverts la vie en Son ventre. Et là, ils avaient eu un fou rire qui les avaient secoués des heures durant. Jamais il n’avait pleuré jadis, il avait l’impression de verser toutes cette eau qu’il n’avait jamais ressenti le besoin de laisser s’échapper.

Et cela dura près d’un an.

La rage, les cris, les questions, et parfois les larmes. Il se morfondit, maudissant les dieux, attisant sa haine et son désir de vengeance. Il rua dans les arbres, dans les rochers, écorcha les bêtes qu’il croisa de trop près. Il fit bondir les vagues de la mer en les percutant de ses dons, il réaménagea les plages en créant des bourrasques, il martela tout ce qu’il put atteindre de ses poings. Il pleurait, il criait, demandait pourquoi. Il frappait, se blessait, recommençait. Il était incapable de contenir la douleur. Incapable de contrôler son chagrin. Jamais il n’avait été aussi ébranlé, jamais une émotion n’avait été éprouvée aussi forte. Et petit à petit, son chagrin devenait violence. Ses pleurs devenaient cris. Ses hurlements devenaient la haine. Ses blessures devenaient des promesses.

La fureur envahissait son âme.

Le manque que Son départ avait créé se remplissait peu à peu. Il se rappelait Ses mots. Il se rappelait tout ce qu’Elle lui avait partagé, Ses buts, Son objectif. Il se souvenait à quel point la destruction de la magicienne d’Émeraude Lui tenait à cœur. Elle avait échoué, Elle s’était laissé envahir par le besoin impulsif d’en venir à bout. Il avait échoué à Lui apprendre la patience. Alors maintenant il allait mener la danse. Il allait faire les premiers pas et Enkidiev allait devoir suivre. Il allait mener ce monde vers un enfer qu’ils n’avaient jamais envisagé. Il allait leur montrer qu’on ne provoque pas un demi-dieu. Mieux encore! Il allait leur montrer qu’on ne provoque pas Kreos Dante Xoender du Panthéon! Ses cellules levaient les armes, son système enclenchait ses boucliers. Son cerveau enfilait son armure.

Il allait partir en guerre.

Tandis que sa rancune persécutait son être entier, il dirigea tout cela vers ses mains. Il se tailla une épée dans les arbres avec ses dons, et de la simple pierre. Il sua sang et eaux. Il s’entraîna, encore et encore. Il chassa. Il passa des heures couchées sur le dos, au soleil. Il nagea des jours durant. Il pêcha sans succès. Il tenta d’attraper les oiseaux avec ses seules capacités. Il travailla son corps et son esprit. Il centra toutes ses bouleversantes émotions dans sa motivation, sa volonté. Il heurta ses limites, les défonça, les travailla, les éleva plus hautes, toujours plus hautes. Il nagea contre le courant, se heurta aux griffes de bêtes qu’il n’avait pas vu, trop occupé à autre chose, il médita sur la nature, ne fit qu’un avec son environnement, aspira sa source pour se revigorer.

Et pour recommencer.

Combien de temps resta-il sur cette île? Il n’en su rien. Le temps ne voulait rien dire pour lui. Il avait répété des milliers de fois, et plus encore, cette ronde épuisante. Il s’était amaigri sous le régime soudain qu’il imposait à son corps. Puis il avait pris la force, il avait développé son endurance, il avait durcit sa peau, bien qu’elle resta pâle. Il avait saccagé tant de chose! Mais il n’en resta pas là. Il passa plusieurs semaines, même des mois, à réparer sa colère. Il pansa patiemment, tendrement, ses blessures. Il pensa à Elle, il La caressait. Il Lui chuchotait du réconfort, Lui promettant le sang, et les larmes. Il Lui promettait le feu, et les cris. Il priait sa femme comme les mortels priaient les dieux. Il lui promettait des offrandes. Elle avait toujours gouverné sa vie, bien qu’il eut du mal à l’admettre, Elle était la déesse de son cœur. Et pour Elle, il passerait à l’acte.

Pour Elle, Enkidiev mourra.

Lorsqu’il se sentit prêt à revenir parmi le monde qu’il détestait, lorsqu’il replaça la dernière pierre, lorsqu’il fixa la dernière planche, lorsqu’il répara la dernière voile, il leva les yeux sur l’horizon. Il avisa l’astre solaire du soleil, rougeoyant. Il y vit la chevelure de Tymora. Il y vit ce feu qui brulait en Elle. Des larmes, brulantes, coulèrent sur ses joues, en rappel de ce chagrin qu’il avait mis en boule afin qu’elle explose de toute la puissance de leur haine combinée, à lui, et Elle. Il laissa la brise les sécher, et accorda un dernier regard sur cette île. Il y avait appris une plus grand patience, il y avait contenu son chagrin, il l’avait, non pas surmonté, mais intégré à lui-même. Il avait bâti sa force. Une plus grande que jadis. Plus grande que jamais. Sur ce dernier regard, il accorda un sourire, tendit la main en une caresse vaine, dans le vide. C’était les derniers instants.


Le dernier chagrin.

Poussant son navire de fortune, il prit la direction d’Enkidiev. La route fut longue, longue et désagréable. Les eaux semblaient troublés, elle trembla, il partit dans un ouragan. Il pensa se noyer à un certain moment, mais il réussit à atteindre la surface et tira magiquement, et difficilement, son bateau à lui. Il s’accrocha, trempé, fatigué. Il ne cessait de lutter contre ces tempêtes depuis de semaines lui semblaient-ils. Il était couvert de sel, il était déshydraté. Il avait faim et soif, ses réserves disparaissaient rapidement. Mais il était déterminé, et ce n’était pas ces tempêtes qui le feraient changer d’avis. Il ne sut pas combien de temps il chavira ainsi, combien de temps il dut étirer ses maigres ressources. Toujours est-il, qu’à un moment, il atteignit la terre ferme.

Son petit bateau ne valait pu grand-chose.

La route ne l’avait pourtant pas tant éloigné de sa destination. Du moins, ce fut ce qu’il crut lorsqu’il vit la plage de sable. Ce n’étaient pas des galets. Il devait être près du désert. De sa cité. Sans doute depuis le temps, avait-on mis quelqu’un d’autre à la tête de Jinann. Aucun de ses conseillers n’avait le courage de prendre sa place. Qui donc l’impératrice aurait-elle placé sur le trône? Peu importe, ce n’était pas sa priorité. Pour le moment, il voulait boire! Il avait si soif! Il se leva, difficilement, et tourna son bateau, pour que la coque traîne au sol, et il avança. Trainant son bateau derrière lui. Il espérait une pluie. Mais vainement. Il marcha le long de la berge, son petit navire traînant derrière lui. Épuisé, fatigué, il ne savait plus que faire. Sa gorge était sèche et lui brûlait, ses lèvres étaient gercées.

Depuis quand le désert était-il aussi désert?!

Il lui semblait qu’il faisait plus chaud, que tout était pire. Il s’épuisait, beaucoup trop vite. Mourir comme un mortel? JAMAIS! Il arrêta, s’installa pour méditer, et attira l’énergie à lui. Il sentit des bestioles, il sentit toutes sortes d’insectes et de dangers du désert, mais il ne sentit rien d’autre. Pas même un courant d’air. Il refit ses forces du mieux qu’il put avec ce qu’il trouva. Mais son corps avait tout de même besoin de manger et de boire. Il pêcha. Il n’attrapa pas grand-chose, mais ce qu’il fallait pour survivre un minimum. Il parcourut les berges et finit par brûler son petit bateau. Une vieille casserole des anciens propriétaires du bateau lui servit pour faire bouillir de l’eau, comme il le faisait sur l’île. Il put enfin boire de l’eau sans en subir le sel asséchant. Évidemment, il avait mis quelque chose par-dessus la casserole pour ne pas laisser la vapeur s’enfuir.

Il put enfin étancher sa soif.

Rassasié un minimum, il remplit ses gourdes, prêt à affronter les dangers de ce désert qu’il connaissait tant. Mais il ne le connaissait pas aussi bien qu’il le croyait. En fait, le temps avait fait son œuvre, le désert n’était plus le même. Il le sentait plus agité, plus brûlant. Était-il perdu? Ses yeux lui disaient que c’était le même, mais ses sens non. Était-il partit si longtemps? Peut-être qu’il était parti un siècle sans s’en rendre compte? Non, impossible. Il était mortel maintenant, un siècle lui aurait fait plus d’effets. Quoique… il baissa les yeux sur son torse nu, plus musclé qu’il ne l’avait jamais été, et sur lequel dansait des mèches de cheveux blanches. Il avait vieillit. Il était tout autre. Son pouvoir du vent se leva, doucement, lui offrant une brise légère, qui l’aidait à ne pas mourir de chaud, car elle refroidissait la sueur qui le parcourait.

Il marcha longtemps.

Il lui sembla que cela dura excessivement longtemps, alors qu’il n’y mis que deux semaines. Il s’orientait avec les étoiles, des étoiles qui lui montraient la souffrance d’Enkidiev. Il en était heureux et frustré à la fois. Pourquoi Enkidiev souffrait-il? Sans lui? Grâce à quelqu’un d’autre? Qui avait donc le pouvoir de maltraiter tous ces royaumes? Il allait trouver cette personne, et s’agenouiller devant. Quelqu’un qui mènerait à bien ses projets, quelqu’un avec qui il pourrait travailler pour faire regretter à ces royaumes maudits tous ce qu’ils sont, leur faire maudire leurs dieux! Il voulait atteindre la cité et crier sa victoire sur ces maudits idiots. Il priait cet être qu’il ne connaissait pas, le félicitant pour cet habile mouvement. Il ne voyait pas loin dans les étoiles, elles étaient vagues. Mais il devait atteindre sa cité. De sa tour, sans doute, il aurait le temps de déchiffrer les messages célestes.

La cité se profila enfin.

Lorsqu’il atteint enfin la cité, personne ne le reconnut tout de suite. Il était pâle malgré un teint plus foncé, il ne portait qu’un pantalon déchiré par endroits, aux couleurs délavées. Son torse était musclé et nu. Sa longue chevelure était blanche et ses yeux orageux étincelaient dans son visage. Il pénétra dans la cité comme n’importe quel vagabond. On le bouscula, mais il s’en fichait, il regardait droit vers le château. Il étala ses sens, il y sentit la sécheresse, la peur. Il y sentit aussi la magie divine. Un immortel? Dans sa cité? Qui donc! Un certain vide l’inquiéta. Il se dirigea vers le lac de la cité. Ce lac immense qui avait toujours satisfait les habitants en les abreuvant autant que nécessaire. De loin, il ne vit pas les berges, il ne voyait, en fait, pas l’eau. Il accéléra, courra. On l’ignorait. Une tête blanche qui courrait, on s’en fichait.

Il aperçut le lac, enfin.

Son niveau d’eau avait cruellement baissé, et ses berges étaient sèches. Les arbres à fruits et autres flores autour se mourraient. C’était un spectacle d’une horreur sans nom pour les habitants du désert. Cet oasis avait toujours été la source de leur réconfort, leurs espoirs de survie. Car dans ces contrées arides, seuls les oasis étaient un espoir de vivre. Que pouvait-il faire pour lui rendre sa vigueur d’antan? Il ne pouvait pas faire pleuvoir, ni faire apparaître un autre oasis. Il ne pouvait pas remplir magiquement le lac, seulement en donner l’illusion, et ce serait bien éphémère. Sa seule solution, pour aider la cité, était de trouver une réserve d’eau souterraine et de la faire remonter. Mais pourquoi ferait-il cela? Pourquoi aiderait-il ces mortels, dont il se voit si heureux de constater la souffrance? Pourquoi les soutenir en leur apportant ce qu’ils espèrent si ardemment?

Pour fêter son retour.

On l’accueillerait en héro. Il serait à nouveau leur tout-puissant seigneur et la vie serait aussi facile qu’avant. Des serviteurs le craignant et lui étant éternellement loyaux. Il ne voulait pas leur dévotion ni leurs remerciements. Il voulait seulement le pouvoir. Et ça, ils le lui donnaient lorsqu’ils le craignaient, le priaient de les aider, le suppliaient! Alors il s’installa au sol, les jambes croisées, les yeux fermés, et il partit à la recherche d’un ruisseau souterrain. Le désert en était empli, mais à des profondeurs souvent mille fois couvertes par le sable. Tout le monde l’ignora. Son esprit parcourra le lac et plongea dessous, cherchant la source qui l’alimentait jadis. Les sols étaient craquelés si creux, le soleil avait tant brulé les sous-sols qu’il lui fut difficile de trouver ne serait-ce qu’une parcelle d’eau. Il se concentra et redoubla d’énergie, cherchant le moindre mouvement qui pourrait indiquer un puits, un puits aussi minime soit-il.

Et il trouva.

Un ruisseau passait, creux sous le lac. Même qu’un peu plus loin, sur la berge nord du lac, se trouvait un puits sous-terrain. Il se releva brusquement, poussant quelques personnes au passage, et envoyant une puissante onde de choc dans la terre, dans le lac, vers le puits. Les gens ouvrirent de grands yeux devant cette manifestation magique qui balaya tout comme un puissant coup de vent, qui fit des mini raz-de-marée dans le lac. Soudain, il y eut un tremblement de terre, très léger, et une explosion. L’eau se rependait sur la cité, propulsée comme par un geyser. Il avait suffisamment défait la pression du puits pour la faire jaillir du sol. Il balaya les gouttelettes à l’aide du son pouvoir du vent, créant une pluie sur toute la grandeur de la cité. Les gens hurlèrent de joie, applaudirent, ce fut l’euphorie. On l’acclamait. Il se retourna vers le peuple. Et il dit, poussant sa voix pour parler fort :

« Peuple de Jinann! Agenouillez-vous devant moi! »

Quelques-uns s’exécutèrent, d’autres non. Il balaya son regard froid sur le peuple. Les murmures commencèrent. Certains reconnaissaient son regard. Ils chuchotaient « C’est le seigneur Kreos! Il est de retour! » Il posa une main sur son torse. « Je suis bel et bien Kreos, votre seigneur. Et j’exige de savoir qui dirige maintenant cette cité! Que quelqu’un se lève et me réponde! » Quelques personnes s’étaient agenouillées à leur tour, en entendant la confirmation qu’il était leur ancien seigneur. Mais cela faisait maintenant vingt-et-un ans qu’il était parti, certains ne le connaissaient pas. Il sonda des gens, cherchant la vérité. Une personne se leva, et lui répondit. Il regarda son interlocuteur droit dans les yeux pour lire au plus profond de son âme.


_________________
~Un mortel à demi-dieu...~



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MessagePosté le: 02/12/2016 22:26    Sujet du message: Kreos

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