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Manikoutai

 
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Manikoutai
Second de l'Empereur
Second de l'Empereur

Hors ligne

Inscrit le: 23 Jan 2013
Messages: 5
Présence: Présent(e)
Race(s): Elfe noir
Âge: Osantalt

MessagePosté le: 23/01/2013 22:16    Sujet du message: Manikoutai Répondre en citant

Informations personnelles

Nom : D’Osentalt
Prénom : Manikoutai
Surnom : Mélodie de la ronce, qui devint Mélopée de la ronce
Âge : 208 années
Sexe : Féminin
Race : Elfe noire

Informations physiologiques et psychologiques

Physique : Jadis fut-elle l’enfant à la beauté éthérée qu’en ces temps de ténébreux desseins elle devint le symbole de l’éclat ravi à l’enfant. Sous de candides boucles pourpres de nuit se trouvait les traits célestes du visage de Manikoutai; une peau si lisse qu’il était peu aisé de lui attribuer l’humanité qu’elle clamait posséder. Inspirant la naïveté, la poupée d’ivoire ne s’accaparait d’aucune malice, tant physique qu’émotionnelle et ses yeux en étaient le reflet. Il était de croyance populaire que ces pupilles étaient ce qui s’apparentait le plus aux Plaines de lumière. Elle n’était le résultat d’aucune pulsion et même le plus mauvais des hommes n’auraient pu être attirés de luxure par cette chaste gamine. Tout d’elle était finement tracé. Son sourire guérissait les traits meurtris des vaillants elfes et son rire cristallin avait l’effet d’un jardin de pluie sur l’humeur des naufragés qui chaviraient en sa présence.

À l’intonation de son neuvième automne, à la suite de l’incident, elle ne faisait plus l’ombre de sa splendeur. Naguère fanion des merveilles d’Osentalt, elle devint l’étendard de tout ce qui avait de plus obscur en ces territoires maudits. Afin d’établir un portrait franc de la vestale qui subirait un deuil éternel, il fallut se fier aux dires imprécis du seul elfe à avoir témoigné de ces cruelles images, Veneciel, l’artisan de la bourgade. Chaque être ayant assisté à cette scène, avant qu’on l’enferme dans sa prison de porcelaine, avait préféré le silence, faute d’avoir une humanité assez forte pour soutenir autant de cruauté esthétique. «Son visage fuyait en lambeaux et la chair et le sang ne couvraient sa triste mine que par pitié. Ses os brisé, ses vêtements déchirés mais surtout…mais surtout ses yeux. Quelque chose avait changé en son regard et quiconque désirera briser la sérénité du silence vous dira qu’il s’agissait d’un sort permanent, d’un voyage d’où personne ne revenait…ce jour-là elle avait traversé la mer des morts et était revenue sans trace d’un battement de cœur.»

Les sages-femmes ne purent qu’échouer : il n’était ni probable ni possible de retrouver la prestance de la vierge après avoir subi les maux de l’Homme. Devant cette évidence affligée, on fit appel à celui qui l’avait retrouvée auprès de la clairière, Veneciel. En dernier hommage à celle que l’on surnommait Mélodie de la ronce, il conçue un masque qui garderait son visage en place tout en dissimulant les vestiges du crime. Artéfact aux traits fins, il s’agissait tout de même d’une piètre représentation du charme ancien et sa simple vue laissait miroiter une profondeur troublante. Afin de retenir ses os et ses muscles, ils n’eurent d’autre mesure que d’utiliser chaînes et clous, la laissant à moitié articulée. Ces détails étaient évidemment dissimulés sous une robe aux couleurs inspirées de sa chevelure. Plumes et tissus, quelques pièces de métal…Elle était devenue une poupée de porcelaine aux airs de rose fanée.

Signes particuliers : Bien qu’en soit elle n’avait rien de bien ordinaire, quelques détails prenaient tout de même une place importante dans la description de sa personne. Manikoutai ne fut pas épargnée des maléfices de Lastas, et si pour la plupart il s’agissait d’un changement très accessoire, pour elle, cette mutation était majeure : au bout de ses doigts gantés se trouvaient d’énormes griffes l’empêchant de compléter la plupart des tâches de l’humain civilisé. Ces serres acérées devinrent ses armes les plus fidèles.

D’autre part, Mélopée se vit installer, encavée en ces côtes brisées, une boîte à musique; six tours étaient nécessaires à la manivelle papillon pour faire parvenir aux oreilles des auditeurs le plus triste des airs qui avait pu sortir d’un tel objet.

Par contre, la plus troublante distinction qu’elle véhiculait était sa voix : elle n’avait pas changé, toujours aussi claire et cristalline qu’à ses neuf ans; il allait sans dire qu’elle inspirait l’horreur, à ce jour.

Caractère : Comme pour la plupart des êtres affligés d’événements tragiques, Manikoutai avait décidé de se servir de sa quiétude d’autrefois, comme pour la préserver dans une autre ère afin de ne pas subir celle qu’elle vivait réellement. La poupée de porcelaine savait très bien qu’un dessein de folie l’attendait si elle en décidait autrement. Elle agissait donc passivement, en dépit d’alternatives. Ses pensées n’étaient guère plus profondes que celle d’une gamine puisque ce blocage s’était fait à tous les niveaux. Elle parlait, elle riait, elle pleurait… Et quand elle pleurait, il était signe qu’une rupture momentanée de sa carapace était venue l’atteindre dans sa vulnérabilité. À cet instant, elle perdait la raison et sombrait dans un déséquilibre inconscient qui l’agrippait et la menait vers ses bas instincts, là où les pulsions meurtrières devenaient des ordres auxquelles elle répondait sans procès.

Bien que sa voix soit probablement la seule fierté qui lui restait, elle ne tarda pas à la remplacer par le silence à la suite de l’incident, trop consciente qu’elle n’était plus dotée des charmes et du halo divin qui lui permettaient de la répandre en échos. Elle ne parlait qu’au besoin et n’agissait qu’au besoin. De nature primitive, elle n’obéissait qu’aux paroles d’Alecto, ayant trouvé une mère en elle. Pour le reste, elle établissait l’autorité d’une enfant qui ne faisait pas la différence entre les autres et elle-même, ce qui résultait en un désir de posséder et de contrôler son environnement en totalité. Elle ne supportait pas qu’on lui désobéisse ou qu’on agisse d’une certaine façon sans son consentement.

Ce que votre personnage aime :  Manikoutai se plaisait à chanter, sachant qu’en ses mots résidaient le reliquat de ses charmes et qu’une fois que celle-ci aurait dépérie on oublierait son autrefois aussi facilement qu’on avait pu lui laisser vivre cette partie terrible de son séjour en ce monde. Outre cette façon si douce de s’exprimer, la poupée de porcelaine appréciait les splendides paysages et tout ce qui pouvait motiver son imaginaire à créer de belles images et de belles ambiances dans son esprit. Évidemment, elle prenait goût à pouvoir diriger les plus hautes castes de son peuple, responsabilité conférée en partie par Alecto, souveraine du peuple elfique corrompu. Globalement, la prisonnière de ses parures aimait tout ce qui se rattachait à son enfance et qui lui permettait d’oublier les tragédies pesantes de son vécu.

Ce que votre personnage n'aime pas :  L’elfe noire n’appréciait guère qu’on agisse contre son gré. Lorsque quelqu’un contrevenait à ses désirs, elle versait dans la crise une goûte de sa folie, lui procurant toutes les capacités, autant morales que physiques, qu’il lui fallait pour commettre des actes horribles, allant jusqu’à l’exécution. L’horrifiante aristocrate gardait en dédain les hommes, pour la plupart. Elle n’avait confiance qu’en très peu d’entres eux tel que Veneciel. Pour ces raisons elle gardait toujours ses distances avec le type masculin et se considérait chanceuse de n’avoir pour supérieure qu’une femme qu’elle respectait.

Talent(s)/compétence(s) :  Hormis ses talents indéniables en matière de chant, Manikoutai était plus que simplement capable de combattre. Si son accident avait servi à quelque chose, c’était bien à lui permettre de vaincre un opposant; ses membres désarticulés lui permettaient un effet de surprise à l’aide de mouvements incongrus et sa sensibilité avait considérablement diminuée. De plus, ses griffes acérées d’environ cinquante centimètres lui donnaient un autre avantage que l’humain moyen n’avait pas, celui d’être au mieux de sa puissance en combat rapproché sans arme. Elle excellait aussi dans la recherche de ses ennemis la nuit, étant donné des compétences de sa race. Son camouflage aussi n’avait rien à envier car en plus d’être difficilement repérable, elle pouvait facilement se faire confondre pour une statue et rester dans le décor jusqu’au moment décisif.

Faiblesse(s)/phobie(s) : Sa plus grande frayeur était d’avoir à affronter les événements troublants de sa vie, ce qui fut la raison principale de son blocage psychologique et son relais inconditionnel à l’enfance. Pour ces raisons, elle craignait quelque peu les hommes. D’outre façon, comme sa constitution retravaillée à l’aide de chaînes et de clous n’était ni solide ni optimale, une grande faiblesse de son être était celle qu’elle pouvait s’écrouler en plein combat si l’adversaire réussissait à atteindre ces zones, ce qui n’était pas non plus chose facile.

Orientation sexuelle :  Homosexuelle

Pouvoir(s) : Elfe noire de race, elle fût dotée du pouvoir de télépathie dont elle se servait allégrement, surtout pour amplifier les proportions de son pouvoir personnel. Le camouflage était probablement le pouvoir dont elle se servait le moins et qui par conséquent était le plus faible de tous, mais ce n’était guère le cas pour la vision thermique ainsi que pour le pouvoir de droguer les gens par le simple contact –autre pouvoir qui était pertinent à son pouvoir personnel-. Elle drogue les gens par la peau de ses mains; ces gants ne couvrent pas la paume.

En ce qui avait trait à son pouvoir qui la caractérisait, il s’agissait de son chant; l’envoûtement qu’elle avait créé jadis avec son aide n’était que le résultat d’une magie. Par contre, après son incident, cet enchantement pris une toute autre tournure : au lieu de charmer chaque oreille, elle en venait à créer une peur phobique incontrôlable pour les esprits plus faibles et difficile à gérer pour les plus coriaces. Si elle ne faisait qu’envoyer l’émotion, ceux qui la recevaient, à cause de la logique du cerveau, essayaient de donner un motif à cette peur en créant une certaine distorsion avec la réalité, souvent par des hallucinations. On peut ajouter une notion temporelle : les trois premières secondes, c’est comme si quelqu’un faisait un saut, la concentration est presque uniquement concentrée là-dessus et la peur est intense. Ça se dissipe peu à peu vers une anxiété omniprésente puis ça s’en va complètement au bout de quelques temps, à la fin du chant entonné. Le chant a une incidence sur ceux pour qui Manikoutai n'a pas d'affinités. Aussi, plus la victime est soumise au bruit, plus elle est immergée par le pouvoir. Ce qui veut dire qu'une personne éloignée ne recevrait pas un effet aussi intense que celle qui est tout prêt.


Informations sociales

Royaume d'origine : Osentalt
Royaume de résidence : Osentalt
Relation/Famille/Clan : Elle est la seconde d’Alecto et elle la considère comme une mère. Tempest, qui fait office de marraine pour Manikoutai. Megaera, conseillère d'Osantalt et amie.

Informations historiques

Histoire : 

Eux deux l’avaient vécu, cette assimilation biologique qui marqua le dernier changement d’ère d’Osantalt. Il n’y avait rien pour y échapper, aucune force occulte pour conjurer ce fatal dessein. Les citoyens versant dans la sorcellerie ne furent pas épargner par cette sombre vague et comme il s’agissait-là du dernier ressort du peuple, la désillusion faisait s’enliser tous et chacun dans la déchéance de l’être humain, là où il n’y avait de futur que pour les autres peuples de cette planète. Le couple ordinaire avait vu tomber tour à tour leur famille, leurs amis et chaque membre pilier de la communauté. Eux-mêmes y étaient presque, ayant fait front à cette épidémie de façon respectable; seulement, faute de le savoir, ils étaient contaminés depuis des lustres. Ils ne l’avaient simplement pas contracté encore. Invincibles de parure, par amour et par dévotion l’un pour l’autres, ils attendraient neuf mois pour un peu de chaleur.

Ils étaient les parents de la douce Manikoutai, fleur qui naquit aussi pure que tous avaient pu l’être avant cette grande noirceur infligée. Il s’avéra donc qu’elle n’avait pas été corrompue à la naissance. De par son charme certains concluaient fallacieusement qu’elle n’aurait pas à subir cette affreuse métamorphose. Une enfant à la chevelure étonnante et à la voix envoutante. Elle devint rapidement l’emblème des deux adultes qui avaient su fuir cette contamination de masse assez longtemps pour croire qu’ils en seraient épargnés. Or, elle sut à peine énoncer ces premiers mots qu’ils commencèrent à dépérir drastiquement, n’ayant plus que comme repère à la réalité le charme de leur enfant qu’ils aimaient depuis peu religieusement. En fait, Mélodie de la ronce, tel fut son surnom, devint l’étendard de la communauté elfique dans laquelle vivait la famille. Tous rongés des maux du sang mauvais voulaient profiter d’une telle précieuse. Aucun désir sexuel n’existait envers elle car elle n’était que lumière.

On lui vouait un culte et aussi naïf ce culte pouvait-il être, il était finalement malsain, comme tout espoir qui relève de la matière. Après tout, elle ne possédait aucun don qui pouvait faire d’elle une Messie. Elle n’était que le dernier refuge des âmes corrompues, ce qui restait de précieux. Et son chant, ô son chant : il allait quérir l’essence humain au plus profond de chacun afin d’offrir aussi humblement possible le réconfort dont ils avaient besoin. Nul ne l’aurait cru mais ce charme magnétique ne résultait que de la puissance magique de la fille d’Éténème, tisserande du village et d’Olémas, chef des chasseurs. Rapidement, cette fixation devint maladive car en plus de se voir dépérir, ils commençaient à comprendre qu’il n’y aurait plus personne pour prendre la relève et pour combattre la malédiction. Ils ne faisaient plus qu’attention à Manikoutai, ils la gardaient captives, enfermée dans une chambre à la sécurité certaine. Leurs sourires étaient nerveux, leurs cernes étaient tracés au fusain prononcé et leur voix brisait plus souvent que les branches d’arbres morts.

Voyant s’installer la suprématie du nouvel être dirigeant dans leur patrie, ils décidèrent de s’enfuir vers le Sud-Ouest, là où ils tenteraient de trouver refuge et d’assurer à leur princesse un futur à sa hauteur. Chaque semaine, ils allaient tous trois sur la grande route afin de trouver une compagnie qui accepterait de les emmener à leur destination mais tous refusaient. La surveillance du royaume était telle que pour ne pas être identifiés comme des fugitifs, la famille aux moyens modérés s’habillaient des costumes de marchands, justifiant ainsi leur présence en ces lieux. Par contre, afin de cacher la splendeur lumineuse de leur petite fille, ils la couvrirent d’un voile et d’une capuche ternes et opaques. Telle fut leur ultime bévue.

Un jour où leurs genoux touchaient le sol à force de supplier les bourgeois en cavale, ils délaissèrent Mélodie un instant, petit moment amplement suffisant pour qu’elle puisse s’égarer comme une enfant se perd dans les chemins. Lunatique, elle arriva près des marécages brumeux avant de se rendre compte qu’elle était allée trop loin. Or, Manikoutai ne craignait guère les folies de son peuple, eux qui avaient toujours été si doux avec elle. La petite ne sut donc lire toute la malice qui se dessinait dans les yeux de son assaillant. Un être au teint très sombre, à l’âme dévorée et aux griffes qui faisaient au moins soixante centimètres de longueur. Il s’approcha sans parler alors que, pour l’apaiser, la jeune Mani entonna son chant envoûtant :

« Au cœur d’Osantalt,
Pays des Automnes,
Se trouve encore,
Les merveilles du monde,
Des feuilles aux racines,
Comme vent sur les quais,
Un peuple sommeille,
Dans l’écho de leurs pères,
Aujourd’hui se réveillent,
D’un autre œil, d’un autre œil,
Ils voient ce qu’ils voyaient,
Dans le miroir brisé.»


Cette fois il n’y eut pas de tendre réaction à ce chant traditionnel. Non, aucune émotion en fait. Il continuait à s’avancer, malgré la peur qui se lisait désormais sur le visage de la Manikoutai. Elle ne crut tout de même pas qu’il pouvait lui arriver malheur en ce royaume paisible malgré les temps mauvais et elle se trompait stupidement; un bon vers l’avant et il la poussa au sol. Dans les cris et les pleurs le sang aveuglait la jeune dame dont le visage n’était plus que les ruines d’un temple de beauté. Elle y perdit son éclat, sa mobilité mais aussi son enfance, sa virginité. L’être corrompu en totalité prit la fuite à l’arrivée de Veneciel, artisan de renom qui portait en sa main une torche. Ce dernier ne put retenir ses larmes à la vue de la petite et sans attendre il se rendit avec elle vers l’hôpital afin de lui sauver la vie, chose qu’il n’aurait cru possible vu son état déplorable. Il ignora tout au long du parcours si elle avait cessé de respirer mais puisqu’il s’agissait probablement du dernier symbole d’espoir de son village, il était de son devoir de tenter de la préserver. Veneciel croyait fermement à ses chimères, l’aveuglant du fait qu’avec l’allure actuelle de la petite demoiselle, il ne restait déjà plus rien.

La plupart des sages-femmes étaient en pleurs, reconnaissant malgré tout la chevelure de la meurtrie; un horrible dessein semblait l’attendre puisque qu’aucune d’entre elle ne savait comment opérer de telle manière. Toutes étaient impuissantes et au fond, elles ne voulaient pas avoir à la regarder lorsqu’elle serait rétablie. Égoïstement et par manque de moyens, elles restèrent de glace. Cette paralysie générale n’inspirait aucun espoir au sens moral pour ce peuple en voie de disparition. Fut-il déjà scellé, son destin changea subitement à l’arrivée de Tempest qui, sans qu’on lui signale l’envergure de la tache se mit au travail. Elle usa de ses compétences manuelles mais aussi de ses compétences occultes à un degré impressionnant; elle remplissait son contrat à merveille. Évidemment il allait sans dire que d’aucune façon elle aurait pu ramener à sa patiente sa beauté d’antan, parcontre, après de nombreuses heures d’opération et des semaines entières de convalescence, Manikoutai fut enfin capable de se relever, sous le poids supplémentaire qui s’ajoutait déjà au sien, celui des quelques chaînes et des quelques vis. Telle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle remarqua qu’à ses cotes était attachée une boîte à musique dont la mélodie aurait put faire fuir les plus braves.

Enfant qu’elle était, elle demanda à voir ses parents, moment redouté par les sages-femmes qui durent lui apprendre qu’après une seule visite, ils en conclurent qu’il ne fallait plus compter sur elle pour leur apporter du bonheur. Ils avaient déserté les lieux sans elle, horrifiés devant sa laideur. Se fut Veneciel qui, à l’aide de Tempest retravailla l’apparence superficielle de la jeune Mélopée de la ronce. De bien belles parures qui ne couvraient à peine tout le malaise qu’elle dégageait par sa seule présence. Orpheline, elle fut donc hébergée par les sages-femmes, n’ayant d’autre choix que de l’accepter. Son traitement n’était pas très royal mais celle qu’elle considérait comme son héroïne revenait la voir pratiquement à chaque jour. Elle trouvait en sa propre voix un refuge inégalé, lui ramenant les vestiges d’avant son accident. Sa voix était restée intacte et très souvent elle entonnait le chant du pays des automnes. Ce n’est qu’après quelques visites que la chronokinésiste constata une réaction particulière suscitée par son chant : les gens avec qui Manikoutai n’avait pas d’affinités ressentaient une peur terrible à l’écoute de sa voix. La frayeur dans les yeux, la paralysie du système. Ils grelotaient tous, comme si la mort s’approchait dans un froid glaciale. Les cris, les pleurs et surtout, la panique générale. Toute suite elle fit le lien et c’est à cet instant précis qu’elle sentit le devoir de signaler un don semblable à Alecto.

Il n’en prit pas des heures avant que cette dernière comprenne comment elle pourrait exploiter ce don ou cette malédiction que Mélopée de la ronce possédait; elle décida rapidement de l’amener vivre dans ses quartiers, là où elle apprendrait à développer sa puissance occulte et tout ce qu’elle pourrait apprendre d’autre. Ses enseignants se butèrent à un sérieux problème : la jeune accidentée souffrait d’un blocage psychologique sévère qui la retiendrait à l’âge de huit ans dans la plupart des domaines d’apprentissage. Elle apprit à se battre, à comprendre ce qu’elle avait à comprendre pour devenir ce qu’elle devint mais son caractère était définitivement celui d’une très jeune demoiselle.

Elle vieillit aux côtés d’Alecto et de Tempest et devint une arme redoutable pour l’armée de l’Immortelle; puissante et adorant le contrôle, elle obtint la confiance de celle qui joua le rôle de sa mère pour la plus grande partie de sa vie, assez pour qu’après un siècle d’apprentissage, elle devint sa seconde. Elle l’avait probablement choisi aussi en raison du fait que jamais elle ne la trahirait et qu’elle n’aspirait surtout pas à devenir la dirigeante d’Osantalt. La femme masquée n’hésitait pas à montrer sa prestance et au moindre affront, elle déchiquetait son adversaire à l’aide de ses griffes qui poussèrent avec le temps : il s’avéra qu’elle était porteuse du poison elle aussi et qu’il n’était en fait qu’une question de temps pour elle avant qu’elle ne devienne aussi laide qu’elle l’était maintenant mais de façon plus naturelle.

Fonction : Seconde d’Alecto, Seconde dame d’Osentalt.

Nom : Francis
Âge : 20 ans
Autres personnages sur le forum : Zelane, Masa, Skärseld
Présence : [À quelle fréquence venez-vous sur le forum? À quelle fréquence postez-vous en RP?] SOUVENT
Où avez-vous connu le forum? Mon cousin, wayback
Code du règlement : Toujours aussi tannant. (: Ok, par Gérard.




Dernière édition par Manikoutai le 31/01/2013 19:24; édité 6 fois
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MessagePosté le: 23/01/2013 22:16    Sujet du message: Publicité

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Cylan
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MessagePosté le: 24/01/2013 15:26    Sujet du message: Manikoutai Répondre en citant

En Attente ~♦, il te faudra l'approbation d'Alecto
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Cylan d'Emeraude


Une Rose de la part de Aurore^^
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Tempest
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MessagePosté le: 29/01/2013 13:47    Sujet du message: Manikoutai Répondre en citant

J'approuve !
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Megaera
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Inscrit le: 26 Jan 2013
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Sexe: Féminin
Âge: 102 ans
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MessagePosté le: 29/01/2013 13:53    Sujet du message: Manikoutai Répondre en citant

J'accepte.

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Maybe because she doesn't try so hard to seduce and impress,
I guess that's why some guys fell for her.
Because she's so different and crazy
and we all like a little bit of that in our life.
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Hécate
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Messages: 402
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Génération: Vingt-deuxième Génération
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MessagePosté le: 29/01/2013 15:28    Sujet du message: Manikoutai Répondre en citant

Alecto accepte son second.
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Iphigénie
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MessagePosté le: 31/01/2013 10:53    Sujet du message: Manikoutai Répondre en citant

Bon, j'ai pas encore lu ton histoire et ton deuxième pouvoir, sur le chant, ne fait pas encore l'unanimité. Alors, pas taper moi, mais je ne pourrai peut-être pas t'approuver aujourd'hui.

Toutefois, je sais déjà que, pour droguer les gens, il faut un contact peau à peau. Or, si ton personnage est couvert de la tête aux pieds par des tissus, plumes, gants et autres, il te faudra préciser comment il parvient à droguer les gens. Le contact avec la peau est primordial. Sinon, il te faudra dire que, même si tu es une elfe noir, tu n'as pas ce pouvoir particulier.

Édit : J'ai lu l'histoire. Parfait, sauf pour un petit détail. ^^ Tu dis que le chant a une incidence sur ceux pour qui Manikoutai n'a pas d'affinités. Ça pourrait être bien d'ajouter cette précision dans ton pouvoir. ^^ Et je te reviens pour la suite aussitôt que possible. Alors, inutile de crier sur la chatbox. =P

    En attente.

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Iphigénie
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MessagePosté le: 31/01/2013 18:25    Sujet du message: Manikoutai Répondre en citant

Parfait. (: Une dernière nuance avant de t'approuver, parce qu'on aime te faire travailler, ça a l'air. Pour ton pouvoir de chant, ce serait peut-être plus logique si tu mettais une limite par rapport aux personnes? Ainsi, plus il y a de monde, plus il est facile pour ceux qui sont éloignés de reprendre contenance avec la réalité? Le choc initial peut être aussi puissant, mais après quoi, plus il y a de personnes, plus ils sont loin, plus c'est difficile pour ton pouvoir d'avoir une réelle incidence sur tout le monde?

    En attente.

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Manikoutai
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MessagePosté le: 31/01/2013 19:20    Sujet du message: Manikoutai Répondre en citant

Ouais, au fond on peut utiliser le facteur de son: plus on entend, plus ça fait effet. Ça entre en relation avec la distance alors ça devrait être correct!
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Iphigénie
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MessagePosté le: 31/01/2013 20:08    Sujet du message: Manikoutai Répondre en citant

    Présentation approuvée. (:

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MessagePosté le: 10/12/2016 20:16    Sujet du message: Manikoutai

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