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Roche, papier, croc

 
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Alassea
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MessagePosté le: 07/02/2013 00:25    Sujet du message: Roche, papier, croc Répondre en citant

ROCHE, PAPIER, CROC
Rencontre diplomatique entre Sa Majesté Impériale Sibelial et Sa Majesté Alassea, au château de Turquoise, à Desani.

Je regardai la lettre avec appréhension, je n’étais pas loin d’espérer que la réponse qu’elle contenait fut négative. Rencontrer l’impératrice Sibelial me tentait autant que de me précipiter de la falaise surplombant la rivière Siliel, pourtant, je savais que c’était nécessaire de le faire. Lorsque je l’avais rencontrée, il y a quelque temps de cela, à Émeraude, j’avais été frappée par son visage : en deçà de ses traits blafards, je reconnaissais la beauté délicate des fées. Ce simple constat m’avait encouragé à lui donner une chance et puis… elle avait raison. La guerre qui faisait rage entre Enkidiev et l’Empire durait depuis beaucoup trop longtemps et il fallait y mettre fin. Je n’aimais certes pas les Chevaliers d’Émeraude et je trouvais regrettable que l’Empire n’était jamais parvenue à mettre fin à cette mascarade, mais j’aimais Enkidiev. J’aimais les Enkievs et par-dessus tout, j’aimais mon peuple. Je n’étais pas des ces souverains qui méprisaient la population sur laquelle ils régnaient ; Je n’oubliais jamais que j’étais reine seulement parce que j’avais un royaume – donc un peuple – à gouverner. Et j’étais franchement écœurée de voir mes gens mourir sous mes yeux dans une bataille qui ne nous concernait même plus. Il y a des milliers années de ça, des hommes-insectes avaient tenté d’envahir Enkidiev, poussé par un Dieu avide de vengeance. Je ne voyais pas en quoi cela expliquait qu’aujourd’hui nos enfants devaient payer de leur vie les erreurs de leurs ancêtres. Alors même si je n’étais pas entièrement d’accord avec la proposition de Sibelial, même si je n’arrivais à me défaire de cette angoisse qui me répétait qu’en inviter une chez moi était dangereux, je ne pouvais reculer car s’il y avait la moindre opportunité de sauver Turquoise, je me devais de la saisir.

Forte de cette décision, j’ouvris la lettre pour la lire d’un regard fébrile : Elle acceptait. Je ne savais pas si c’était une bonne ou une mauvaise nouvelle, mais j’étais prête à tenter le coup. Cela faisait déjà des années que je tentais le sort… qu’est-ce qu’une fois de plus allait changer ?

***


L’impératrice venait aujourd’hui et durant les dernières semaines, ça avait été le branle-bas de combat au château. J’avais déjà reçu le seigneur du Désert mais là, c’était différent. C’était l’Impératrice elle-même. Je tenais à faire l’effort de l’accueillir comme j’aurais aimé être accueillie, si j’allais à son palais à Esprit – ou était-ce Shola ? Même si je doutais fort qu’ils auraient mis autant d’efforts que moi. J’avais commencé par faire des recherches – par « je », j’entendais évidemment l’Intendante du château et l’équipe de servantes – sur les coutumes empiriennes, plus précisément celles d’Esprit. Je voulais lui donner une impression d’être chez elle. Grâce aux informations de Finlay et autres ambassadeurs de la précédente Impératrice, j’avais une assez bonne idée de l’art et du style du palais. Comme avec le seigneur du Désert dont le nom ne me revenait pas, j’avais recouvert le sol d’une fine couche de pierres précieuses broyées. Cette fois-ci, j’avais choisi des saphirs et des diamants, pour rappeler la neige. Outre déployer un grand faste pour impressionner l’aristocratie impériale, j’avais une raison purement logique de dépenser une telle fortune sur un plancher de pierre : il était impossible de marcher silencieusement et donc, de surprendre quiconque : le moindre crissement de pierres trahissait la présence. Parfois la beauté pouvait être une arme fatale. C’est ce que je me répétais croisant mon reflet. J’avais choisi une longue robe de bal (si, de bal) blanche surpiquée de broderies élaborées d’un crème très pâle, presque ton sur ton. Les épaules étaient dénudées et le col bateau était très bas, comme une invitation, comme une provocation. Mes longs cheveux étaient remontés en un chignon parsemé de roses de cristal, j’avais aussi mon diadème des grandes occasions. Je reportai mon regard sur la porte du hall, une énergie nouvelle m’annonçant la présence de l’impératrice. Dès qu’elle pénétra l’enceinte du château, les domestiques vinrent se placer en demi-lune derrière moi, comme un seul homme.

J’inclinai légèrement la tête sur le côté : je n’avais pas à lui faire réverence, nous étions égales. « Bienvenue dans mon humble royaume, Votre Majesté Impériale. » À ces mots, les servantes et les gardes s’inclinèrent brièvement devant Sibelial. « Nous attendions votre visite avec impatience, si je puis m’exprimer ainsi. J’espère que votre voyage s’est fait sans encombre. » Je m’approchai lentement, un sourire courtois sur les lèvres. Je lui tendis le bras – comme l’aurait fait un gentilhomme – ne donnant aucune importance au fait qu’elle le prenne ou non. « Vous pouvez laisser à mes domestiques le soin de vos effets et de votre suite. Nous aurions ainsi le loisir de discuter tranquillement dans mon bureau.» Je m’arrêtai un instant de marcher pour la regarder, avant de me taper (délicatement) le front. Mais où avais-je la tête ? « Veuillez me pardonner, je manque à tous mes devoir d’hôtesses ! Désirez-vous vous reposer avant notre entretien ? Vous restaurer ? Une tasse de thé ? » Sans même attendre sa réponse, je fis signe à Meiriel qui hocha la tête. C’était cela l’avantage d’avoir un personnel diligent : vous n’aviez même plus à formuler vos ordres qu’ils comprenaient déjà. Je pris mes jupes dans mes main droite et je fis signe à Sibelial de me suivre, nous allions au dernier étage du château, là où je savais qu’il n’y aurait pas d’oreille indiscrète. Derrière l’Impératrice et moi, mes gardes du corps, Shane et Jacob nous suivait silencieusement, du moins Shane était silencieux : J’oubliais parfois qu’il ne venait pas d’Enkidiev. Je ne pris même pas la peine de les convaincre de nous laisser seules. Même si j’espérais converser avec elle de fée à fée, il aurait été inconscient de ma part d’oublier son autre nature. Et Shane me le répétait souvent avec un sourire d’autodérision : Ne jamais prendre pour une brebis ce qui avait des crocs de loups.

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MessagePosté le: 07/02/2013 00:25    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 11/02/2013 13:48    Sujet du message: Roche, papier, croc Répondre en citant

Horrible... Son idée avait été horrible. Ou si l'idée avait été acceptable, le résultat démontrait clairement que la façon de s'y prendre n'avais définitivement pas été la bonne. Son plan de rapatrier Enkidiev sous sa bannière avait été un fiasco total. De tout les monarques présents, aucun n'avais fait mention d'avoir envie de négocier. Pourtant, l'impératrice y avait été de bon coeur. Mais il fallait croire que les pauvre enkievs étaient vraiment aussi borné qu'elle le croyait. De tout les monarques qui étaient présents. Seulement deux d'entre eux avait ouvertement déclarer ne pas acceptés de négocier. Il s'agissait d'Estancia et de Ged. Cela ne la surprenait pas vraiment venant de la part d'Argent. Après tout, le sang de leur roi tâchait a jamais les mains de l'impératrice, il était plutôt normal que leur reine ne veuille entretenir aucune relation avec l'empire. Même si la réponse de Ged était celle a lequel elle s'attendait, Il avait utilisé une méthode qu'elle trouvait vraiment digne d'un grand roi. Pour cela, elle avait beaucoup de respect pour ce dernier. Il était dommage que ce dernier n'ait pas pu être convertie a leur cause, il aurait été un allié de qualité. Tout les autres n'avaient tout simplement pas eu le courage de ce prononcé en personne. Soit ils voulaient discuté avec leur peuple, soit prendre le temps d'y pensée ou ils n'avaient simplement pas le courage de dire non en personne. Ainsi donc, l'impératrice était partie d'Emeraude avec une seul réponse, celle de Ged ayant suivi quelques jours après. Dans ce cas, il ne restait qu'une chose a faire, ce préparer a la guerre. Et c'est ce qu'elle fis, du moins, jusqu'a ce qu'elle recoive une lettre signée par les armoiries turquais.

Intrigué, la petite grande dame noir ouvrit la lettre et la lut. AH, enfin, une réponse qui semblait positive. Sibelial était tellement surprise par cette demande qu'elle cru tout de suite a un piège ou quelque chose du genre. Quoique... Turquoise avait déja eu une alliance avec Cassandre. Il n'était pas impossible que la reine ait un petit penchant pour leur côté. Sans plus d'hésitations, elle répondit tout de suite a son égaux Enkievs et entâma des recherches approfondis sur le royaumes, histoire de ne pas ce retrouvés en territoires totalement inconnu.

Pour le voyagement, l'impératrice avait décidé de se rendre au royaume a dos de dragon. Après tout, c'était la façon la plus rapide, la plus sécuritaire, et si on ne tombait pas dans une tempête, probablement celle avec le moins de risque d'abimer les jolies robes de circonstances. Le diable étant tenté, le voyage de l'impératrice ne ce fit pas aussi aisée qu'elle l'aurait espéré. Il fallait dire qu'elle avait eu la stupide idée de renié le conseil du seccyeth et elle lui avais ordonné de continué tout de même. Le nuage dans lequel ils avaient passés était tellement rengorgé d'humidité que lorsque le trio en sortirent, Sibeilal pouvait égouter son élégente robe simple noir ainsi que son épaisse cape portant les mêmes teintes. La vampire demanda au Seccyeth de la débarqué en dehors de la ville. Après tout, elle ne voulait pas éffrayés les sujets du royaume, même si ils avaient surement été avertie de son arrivé. D'ailleur, elle profita de la marche pour faire sècher son linge en dégageant le plus de chaleur qui lui était possible de crée avec son énergie thermique.

Sibelial arriva enfin au château après quelques minutes de marche. Elle avisa aussitôt la présence de le reine et des servants qui semblaient l'attendre. L'impératrice était surprise. Elle ne s'attendait pas a être accueillit aussi chaleureusement. C'était quelque chose de... enfin c'était une première pour elle. Enfin, il y avait parfois quelques hommes d'affaires qui l'avait invité et traité de façon royal au meilleur de leur moyen. Mais habituellement c'était les lèches-culs qui agissaient ainsi. Si ce n'était pas du fait que l'impératrice avait eu rumeur des excès de frivolité de la reine, elle se serait vraiment demandé ce que cette dernière avait a gagné a agir de la sorte. Mais, cette dernière ne devait agir ainsi que pour son propre plaisir. L'attente de son arrivé n'était pas la seul chose qui émerveilla la jeune femme. D'ailleurs, son regard démontrait bien son étonnement lorsqu'elle remarqua enfin que ce qui recouvrais le sol n'étais pas une poussière quelconque. D'ailleurs, alors qu'elle s'approcha des turquais, l'impératrice éffectua une petit tour de magie en fesant élevant une nuée de pierre broyé jusqu'a ces mains. A la première vu, il y avais deux sortes de pierres. La vampire cru bien identifié le saphire, mais pour la gemme blanche, elle héstait entre le crystal ou le diamant. Peu importe, cela donnait un éffet très chic au plancher du château.

''Je vous remercie de ce chaleureux accueil Alassea. Vous me voyez surprise par tant d'éffort déployé pour ma simple personne. Le voyage ne fut pas sans désagrément, mais rien de trop dérangeant. Ah aussi, je vous demanderais de m'appeller simplement Sibelial.'' Lui répondit la petite impératrice en lui rendant sa poignée. Puis, a la demande de la reine, elle tendis son seul et unique sac de voyage au servant qui s'approcha d'elle. Tant qu'a sa suite... hé bien elle était venu seul. Alors cela ferait une chose de moins a s'occupé pour les servants. L'impératrice suivi alors la reine de Turquoise en direction du bureau royal. D'après les souvenirs de la belle vampire il s'agissait de la même direction que le bureau ou Iwan avait élu domicile pour son travail. A croire que malgré tout les changements qui s'était éffectué avec le temps, rien n'avais vraiment jamais changé ici. L'hôte s'arrêta subitement, forçant l'invité a faire de même. Alors qu'elle lui demandait plusieurs choses, Sibelial ne pu s'empêché de sourire lorsque la reine lui proposa de ce revigoré. Avait-elle vraiment conscience de ce qu'elle lui avais proposé? Sans avoir le temps de répondre qu'une servante était déja en train d'obéïr au doigt et a l'oeil. Tiens... sa ce n'était pas quelque chose qui lui était inconnu.

''J'apprécie vôtre générosité Alassea, mais... étes vous au courrant de la signification de ce donner soit-même ou un de ses subordonnés a un vampire? Il ne s'agis pas d'une simple donnations de sang. Une personne s'offre au vampire habituellement pour deux raison. Soit par total dévotion, ou parce que le vampire a décidé de le prendre sous son aile pour le transformer. Malgré que je ne douterais pas que vous soyez une très charmante compagne, je doute que vous vous trouviez dans l'une ou l'autre de ces catégories, n'est-ce pas? '' Lui dit-elle tout en continuant de la suivre jusqu'a l'étage du haut. Sibelial ce demandait comment cette dernière allait réagir. Il était rare de voir un enkievs conscient d'être face a un vampire et qui était aussi accueillant. L'elfe-féérique ce demandait bien si c'était par innocence ou si elle était plus courageuse que prévu.

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MessagePosté le: 14/02/2013 12:14    Sujet du message: Roche, papier, croc Répondre en citant


Les paroles de Sibelial me firent écarquiller les yeux une bref seconde avant que mes traits ne reprenne leur air impassible. Je venais de proposer à un vampire de se restaurer… Le poignet ou la nuque, aurais-je pu ajouter. En réalité, c’était un réflexe, la bienséance m’exiger de proposer à mon hôte de se sustenter. La Bienséance ne tenait vraisemblablement pas compte des vampires et c’était une chose malheureuse. Je regardai l’Impératrice un instant, tentant de formuler adéquatement mes pensées ; ''Pardon pour ma bévue, mais comme vous être un suceur de sang, j’avais bien l’intention de vous laisser au bord de la famine'' me semblait juste un peu… rude. Je devais me sortir de cette situation car je sentais le souffle de Shane dans ma nuque qui irradiait l’irritation, clairement, l’humour vampire ne lui seyait pas. « Je vous retourne le compliment : Même si j’ai la certitude que vous seriez vous-même d’agréable compagnie, je n’ai aucune intention d’embrasser l’immortalité… Du moins pas l’immédiat, ajoutai-je dans un petit rire. Par contre, si vous désirez une tasse de thé, me fera plaisir de vous contenter. » Tant que vous gardez vos crocs loin de mon cou, eu-je envie d’ajouter mais je me retins. Je me tournai vers mes deux gardes du corps et je fronçai les sourcils. Qu’est-ce qu’ils faisaient encore là ? J’avais expressément spécifié qu’au moment où l’on atteignait la porte du bureau, les voulait évaporés. J’eus un mouvement de main impatient mais je me forçai à parler d’une voix douce et calme, la seule qui, je le savais, pourrait atteindre mon garde Lycan. « Shane, Jacob. Ce sera tout, vous pouvez rejoindre Meiriel dans le hall… Oh, et nous attendons toujours pour le thé. » Je posai la main sur le bras du jeune garde dans un geste d’apparence anodin mais en réalité, je le sommai de m’obéir. Ses yeux dorés affrontaient les miens et sans perdre mon sourire, je durcis mon regard et bientôt, il baissa les yeux. Après une révérence raide et tendue, il se retira, en jetant un regard mauvais en direction de Sibelial. Je regardai Jacob et il hocha la tête, puis partit derrière celui qui avait été son apprenti. Je soupirai, je n’étais pas vraiment enchantée à l’idée de m’enfermer dans un bureau avec l’impératrice mais je ne voulais pas de spectateurs non plus.

Je m’avançai dans le bureau et je fermai la porte. Je fis signe à Sibelial de s’asseoir sur une des causeuses placées face à face devant le long bureau en bois blanc – comme le reste de la pièce qui se déclinait dans toutes les teintes de blanc et de crème. Je pris siège devant elle et je croisai les mains sur mes cuisses. « Je vous ai invitée ici pour que nous puissions … pour que je puisse vous questionner sur votre étonnante proposition. Je dois vous avouer que je n’étais certaine d’apprécier l’idée, cependant, j’étais assez intriguée pour vous proposer une rencontre. » J’entendis cogner à la porte et quelque secondes plus tard, une souriante Meiriel déposai un plateau avec une théière et deux tasses de cristal avant de partir en fermant la porte derrière elle. Je pris délicatement la théière et je remplis une des tasses que je tendis à la vampire. « Thé à la camomille ? Sibelial, si vous me permettez de vous appeler ainsi, puis-je vous demander… Comment êtes-vous arrivée au château ? » Elle était venue sans sa suite, avec un sac pour seul bagage, je n’avais pas vu de diligence ou de cheval et il m’aurait étonnée qu’elle soit venue en volant, bien que ce ne fut pas totalement exclu. Mais en réalité, j’étais inquiète … Avec quoi était-elle arrivée ? J’imaginais déjà une créature venue tout droit de l’enfer en train de terroriser mes gens. Je gémis intérieurement, comme si je n’avais pas assez de problèmes. « Je disais donc… Si j’ai bien compris, vous désirez enterrer la hache de guerre avec Enkidiev. Mais à quel prix ? »

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MessagePosté le: 19/02/2013 10:59    Sujet du message: Roche, papier, croc Répondre en citant

Ooops... En avait-elle dit un peu trop? L'impératrice venait de ce rendre compte, a la réaction des gens présents, que son type d'humour n'était probablement pas les plus appropriés en ces lieux. Il était vrai qu'après tout, les territoires enkievs ne fesait pas face jour après jour a tout les étrangetés qui ce passait dans les royaumes impérials. Cependant, malgré dans la position délicate qu'elle avait mis la reine de turquoise, celle-ci s'en sortie très bien avec une remarque qui allégea l'atmosphère. '' Bien sur, cela sera suffisant... pour l'immédiat.'' Rajouta-t'elle, sans pouvoir s'empêché de rajouté de l'huile sur le feu. Sibelial fut tout de même surprise de la discipline qu'avait ses gardes du corps. Enfin, même si le jeune lycan n'attendais qu'un autre petit signe pour ce lancé a l'attaque. D'ailleur l'impératrice était aussi surprise que ce dernier lui soit aussi soumis. Il ne devait certainement pas être de la race des conquérents comme son Zekhen. Ah, si il aurait été la, l'elfe-féérique aurait été bien sur de ne pas pouvoir l'envoyé ce promener ailleurs. Enfin, sont caractère était un de ces charmes après tout. Alassea donna finalement congé a ces gardes du corps pour l'invités dans la salle. L'impératrice tant qu'a elle ignora tout simplement le regard chargé de menace du lycan. Comme si son message pouvait bien avoir une quelconque importance aux yeux de l'impératrice.

L'impératrice suivi la reine de turquoise dans le bureau royal. Personellement, les teintes n'étaient pas dutout dans les gouts de l'impératrice, qui préférait d'avantage les couleurs sombres. Cette salle, comparativement au reste du château, avait définitivement changé. Sibelial s'installa confortablement sur l'une des causeuses de la salle. Alors que la nostalogie fesait revivre a la vampire des moments de son passés, Alassea commença a parlé plus ou moins dans le vif du sujet. Sibelial rapporta bien entendu toute son attention sur la reine. Maintenant, la dirigeante impérial savait un peu plus ou ce tenait l'opinion de sa majesté au sujet de sa propositions. Même si elle avais peu de chance de la convaincre, les chances étaient un peu trop maigre pour que Sibelial ait vraiment les chances de réussir.
*Je savais que j'aurais du envoyé un ambassadeur a la place. Peut-être devrait-je demandé des cours de négociations.* Rumina-t'elle intérieurement dans son esprit, alors que la servante cognait a la porte. L'ancienne garde du corps Turquais accepta volontié la tasse de thé tout en écoutant la question de son interlocutrice. ''Ah oui, mon arriver...'' Laissa-t'elle échappé l'air pensive, pendant qu'elle scruttait très subtilement les arrières pensées de cette dernière. Oh, une jolie pensée négative a exploités. Sibelial sortie ,de ce qui semblait venir de nul part, une petite bourse qu'elle ouvris pour y plongé les mains. Ce qu'elle en sortie ne fut pas de l'or, ni des diaments ou autres pierres fort apprécié en valeur marchande. Il s'agissait d'une couche de poudre marbré, variant entres les teintes de cendre et d'argent. Elle en pris trois pincés qu'elle rajouta a sa tasse. Le sourire de l'impératrice s'aggrandit alors qu'elle portait son regard sur la reine tout en brassant le contenu dans son thé et en continuant d'écouté celle-ci rentré dans le vif du sujet important.

''Hé bien je suis venu a dos de tarrasque. Ce sont des cousins des dragons. De magnifique créature dont la violence n'a d'égale que la beauté des choses qu'ils détruisent. Ils sont sans pitiés et très difficile a arrêté. En fait, cela ne me surprendrais pas que ce dernier ait déja tué son cocher et qu'il soit en train de ce délecté de la chair et du sang de vos sujet.''

L'impératrice ne tourna pas dutout son regard de celui de la reine turquais. Elle voulais apprécier chaque expression d'horreur que cette dernière pouvait bien lui montrer. Bien entendu tout était faux. Et puisque Sibelial avait depuis longtemps reconnu l'ascendance féérique de la reine, elle savait que celle-ci aurait définitivement ressentie l'agitation si il y aurais vraiment eu un massacre dans son royaume. Cependant, une autre personne ne voyait pas les choses de la même façon. Shane, le jeune lycanthrope, venait d'enfoncé la porte comme si Sibelial représentait une menace pour la reine. L'épée a la mains, il semblerai qu'il ait écouté de loin la conersations grâce a sa fine ouïe de lycan. Sans plus de cérémonie, il s'attaqua a Sibelial. En son coeur on pouvait lire la rage qu'il éprouvait face au agissement cruel et inconsidérer de l'impératrice. Cependant, la lame du garde s'arreta abdruptement a un poil du visage de l'impératrice. Cette dernière but une gorgé de thé, comme si de rien n'était, avant de posé son regard dans celui du lycan.

Ce dernier recula, tramblotant. Il était surpris de ne pas avoir réussi a touché l'impératrice certe mais ce qui le terrorisait présentemant n'était que le regard prédateur qu'elle lui portait. L'instinc de survie le poussait a fuir au plus loins. La seul chose qui fesait en sorte que ces jambes ne flanche pas était sa volonté de protégé la belle fée qui siègeait sur le trône de Turquoise. Sibelial ce releva, déposa la tasse sur la table et s'inclina respectueusement en direction de la reine Alassea.


''Je tiens a m'excusé sincèrement Alassea. Je comprend maintenant que l'humour impérial est de très mauvais goût en dehors de nos contrée. Je ne regrette pas pourtant d'avoir vu vos réaction qui m'ont été ma foi... amusante. Mais je préfère arrêté avant que cette humour ne devienne la triste réalité.''

Puis elle ce rassit tout aussi confortablement qu'elle l'étais avant d'avoir faillis perdre la tête. Son regard se posa un moment sur le liquide devenu cendré dans sa tasse. L'impératrice pensa... Le prix a payer pour ce qu'elle demandait était certainement moins lourd que celui qu'elle ferais payer si elle devait forcé la main au royaume. Mais avant de rentré dans le vif du sujet elle même, Sibelial avait une interrogation dont la curiosité la forçait a vouloir en savoir d'avantage.

''En ce qui attrait a la discussion du jour, permettez moi de repoussé un moment cette discussion. Mais une question me hante l'esprit depuis mon arriver. Je vois bien que vous avez le courage d'invité celle qui par son simple titre ferait trembler de peur la moitié des êtres vivants de ce continent. Et ce n'est certainement pas ce titre qui vous impressonne. Mais je ressens aussi bien cet inconfort que vous dégagez en ma présence. La question qui me trotte par la tête est la suivante: Est-ce la menace de mon titre que vous craignez? Ou est-ce celle qui émane de mon sang, de ma chair? ''

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Alassea
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MessagePosté le: 26/02/2013 16:07    Sujet du message: Roche, papier, croc Répondre en citant


… La chair et du sang de vos sujets. La dernière phrase résonna dans ma tête comme une voix d’outre-tombe. Je sentis le sang déserter mon visage. D’horreur ou de rage, à ce moment-là, c’était impossible de le déterminer avec certitude. J’allais répondre quelque réplique cinglante lorsque Shan déboula dans la pièce, épée au poing. Excellent, j’avais une impératrice sanglante et un jeune lycan enragé sous les bras. J’avais envie de continuer à déguster mon thé, comme si de rien était, mais la scène qui se déroulait sous mes yeux était beaucoup trop inusité pour l’ignorer. Shane s’arrêta brusquement, comme bloqué par une force invisible. Il semblait terroriser, comme s’il regardait Amecareth lui-même. Intéressant, la vampire possédait donc des habilités magiques et elles n’étaient certes pas raciales. Une mage sans doute… ou un ancien Chevalier. Par Parandar, les légendes seraient-elles vraies ? Je me promis que dès le départ de l’Impératrice, j’allais feuilleter à nouveau les registres et les parchemins car je commençais à croire que je savais qui était Sibelial, mais je ne pouvais en être sûre. Sa voix me ramena à la réalité.

Elle disait s’excuser de son comportement, mais je n’en croyais pas un mot. Par politesse, je répondis à son salut par un bref hochement de tête, les lèves étirées dans un sourire crispé. En effet, je n’étais pas fanatique de l’humour Empirien qui consistait à faire de massacre des sujets de plaisanteries. Je voyais maintenant que ce n’était pas sérieux, qu’il n’y avait aucun … tarrasque en liberté à Desani. Évidemment. Même si je comprenais – et partageais – l’indignation de Shane, en tant que Reine, je ne pouvais tolérer un tel manque de savoir-vivre envers un dirigeant étranger. Je me devais de le punir, et de façon exemplaire. Lui rappeler que même si je n’étais pas son mâle alpha (j’étais peut-être alpha, mais certainement pas un mâle, ni un canidé), j’étais sa reine et il me devait obéissance. Sans mot dire, je dardai mon regard sur le jeune garde, l’intimant de quitter la pièce sur-le-champ, et de ne plus y revenir. Je doutais sérieusement qu’il m’obéisse, surtout puisqu’il avait la preuve que Sibelial représentait un danger important pour ma sécurité, mais la colère qui sentait émaner de moi dû le convaincre qu’il était dans de sacré beau drap. Après une profonde révérence, il quitta la pièce, en claquant la porte.

« Veuillez pardonner le comportement impulsif de Shane. Il est jeune et m’est très attaché. Son instinct protecteur s’enflamme pour un oui ou pour un non. » Je pris un cube de sucre et je laissai tomber délicatement dans ma tasse, pensive. Elle voulait savoir pourquoi j’étais si méfiante en sa présence… Je devais m’avouer que je croyais avoir bien réussi à dissimuler ma suspicion envers l’Impératrice, mais c’était un être magique. Ce qui signifiait qu’elle pouvait probablement avoir une bonne impression de ce que je pensais. Du moins, les pensées qui n’étaient pas fermement protégées par mon esprit. J’eus envie de complètement clôturer mes pensées, mais je me retins. Je n’avais en réalité rien de précis à cacher.

« Je ne suis pas impressionnée par votre titre, Sibelial. » Je prononçai la phrase subitement, après un long moment de silence. Il y a vais un brin de désapprobation dans ma voix : L’idée que son titre d’impératrice puisse représenter une menace à mes yeux était ridicule et l’idée ne m’avais même pas effleuré l’esprit. Mais elle avait un point… Elle représentait effectivement un danger. De tout tout ce que je repésentais … « Nous pouvons laissez tomber tomber les formalités, pour un instant. Vous n’êtes plus impératrice, je ne suis plus reine. » Symboliquement, je retirai le diadème et le posai sur mes genoux, puis je retirai mes gants. « Vous êtes jeune. Voilà pourquoi je suis méfiante. Je sais ce que vous êtes et vous êtes probablement plus âgée que moi. Cependant, je règne depuis aussi longtemps que je me souvienne et je suis née pour régner. Avant même de venir au monde, mon avenir était tout tracé pour moi : J’allais épouser un riche noble et gouverner Turquoise jusqu’à ma mort. J’ai été élevée dans la pensée que ma vie ne m’appartenait pas et que ma seule liberté était de suivre les règles. » J’eus un sourire nostalgique en pensant à l’implacable Carlotta qui m’avait élevée. Je n’avais pas eu une enfance facile, malgré l’aisance matérielle dans laquelle j’ai toujours vécu. Je travaillais des heures durant, sans repos. Se tenir droit, bien parler, savoir les langues ancienne, connaître l’histoire d’enkidiev, les lois, les noms de tous. Le prix à payer pour être de sang royal. Et c’est ce que je craignais de Sibelial, outre son appétit sanglant, je craignais qu’elle ne connaisse les règles du jeu dans lesquelles elle venait de se lancer. « Vous ne régnez pas depuis assez longtemps pour avoir perdue cette… candeur. Vous ne connaissez pas les règles… Voyez-vous, même en étant en guerre, il y avait une sorte d’équilibre. Vous risquez de détruire cet équilibre même sans vous en rendre compte et c’est ce qui m’alarme. Outre le fait que vous être un vampire et que l’idée de me retrouver à nouveau à la merci d’un être armé de crocs ne m’enchante guère. »

Je pris ma tasse et pris une gorgée, plongée dans mes pensées. Nous venions de deux mondes différents. Deux mondes qui n’avaient rien en comment et qui risquaient de se percuter avec violence. Je levai les yeux vers l’Impératrice et je lui fis un sourire qui n’avait plus rien d’amical. Oui, je savais que sur un champ de bataille, elle me ferait mordre la poussière. Je savais manier une épée et je n’étais pas si mauvaise au tir à l’arc. De plus, je n’étais pas aussi faible que ma délicate ossature de fée le projetait, mais je ne n’étais certes pas une combattante. Cependant, nous étions dans mon monde, dans la jungle sauvage qu’était la diplomatie, un monde où les apparences primaient, un monde où la parole était une arme dangereuse et dans ce monde, j’étais une guerrière, une amazone. Si la vampire venait menacer le petit havre paix que j’avais réussi à défendre de l’apocalypse seulement qu’avec la force de ma volonté du sacrifice de mes gens, je ferais tout ce qui était en mon pouvoir pour l’éliminer. En diplomatie, on était tous des prédateurs, tapis dans les bois en fixant nos ennemis. Dans ce jeu, il n'y avait que trois catégories : les innofensifs donc les insignifiants, ceux desquels on se méfie et ceux qu'on élimine. L'empire n'appartenait vraisembablement pas à la première catégorie et à la fin de cette rencontre, j'espérais savoir s'il faisait partie de la deuxième ou de la troisième.

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Sibelial
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MessagePosté le: 27/02/2013 19:35    Sujet du message: Roche, papier, croc Répondre en citant

''Ne blâmez pas le pauvre homme, il n'a fait que ce qu'il a cru juste. Et honnêtement j'aurais probablement fait la même chose a sa place. La seul chose qui est a blâmer ne ce trouve qu'a être mon insolence.'' Laissa tout bonnement échappé l'impératrice a la demande de pardon d'Alassea. Il était vrai que Sibelial était coupable depuis le début d'avoir énoncé des paroles qui en aurais laissé plus qu'un noir de colère. Et même ce qu'elle avais dit a propos du massacre de ces sujets étaient tout simplement dépassé les bornes.

Puis la reine enchaina avec la réponse que Sibelial attendais. La première phrase qu'elle laissa échappé ne provoqua aucune réaction chez l'impératrice, En fait, elle c'était plutôt attendu a cette réponse. Après tout n'avait-elle pas déja invité Cassandre avant elle dans son château? Et bien entendu, Cassandre était plus de la caste des personnes nobles qui n'avait rien de terrifiant, mais plutôt d'impressionnant. Enfin, selon un certain point de vue que Sibelial n'adoptait qu'a des fins d'objectivités. La suite de sa réponse réussi a capté l'intérêt a la première réaction. L'elfe-féérique cacha son léger sourire amusé en prenant une gorgé de thé lorsque son interlocutrice laissa tombé son titre de noblesse afin de parlé de femme a femme avec la vampire. Sibelial n'avais jamais été du genre a être très... formel. Alassea, qui était tout son opposé dans ce domaine venait de la surprendre en agissant de cet façon. Sibelial posa ensuite la tasse sur l'assiette qu'elle posa a son tour sur la table, ayant terminé sa boisson. Ses mains se posèrent ensuite sur ses cuisses, son dos bien droit, et son ouïe ainsi que son attention porté en entier a la reine.

Surprenant... Tout simplement surprenant. Enkidiev méritait définitivement d'avoir plus de monarque pareil. Non, en fait, ce serait une très bonne alliée pour l'empire. Mais ces remarques étaient suffisante a Sibelial pour lui faire comprendre bien des choses. Il était rare que Sibelial ne ce sente quelque peu intimidé par la situation. Après tout elle était présentement sur un terrains de guerre qui lui était inconnu. C'était la toute première négociation qu'elle avait a faire entre royaume. Il était plutôt normal qu'elle en soi plutôt mal a l'aise. Mais il était vrai que Sibelial n'avais que peu d'instruction dans ce domaine, et qu'elle avait toujours été du genre a y aller simplement avec le courrant. Cependant, Alassea lui confirmait que ce genre de bataille n'étais pas gagné comme on gagnait une guerre sur le terrains.


''Vous... Savez défintivement comment mettre quelqu'un mal a l'aise.'' Commença l'impératrice en s'accoudant d'une façon plus confortable sur la causeuse. Son regard ce fit distant, alors qu'elle releva le regard vers le plafond, l'air pensive... ''Il est vrai...'' continua la vampire en affichant un air souriant pour faire face a la reine.''...Que je n'ai que peu d'expérience dans le domaine de la diplomacie. Honnêtement je ne saurais même pas par ou commencer si je devais tenté de convaincre ma propre famille de mes idées ou mes plans. Mais il y a une chose que vous ne semblez pas avoir compris.'' L'impératrice annonça ces dernières paroles en prenant un air sérieux. ''L'empire n'est pas le genre de nation qui suis ces règles dont vous parlés. Elle a une façon propre de vivre, d'exister. Et elle adapte le monde autours d'elle au lieu de s'adapté. Ce n'est pas une empire que je dirige, c'est une volonté propre qui fera tout pour survivre, peu importe qui est a sa tête. Vous pouvez donc comprendre que la dirigé ne requiert pas dutout les mêmes qualités, la même approche. C'est un monde totalement différent malgré ces similitudes.''

Sibelial s'interrompis, ne sachant trop comment continué. Ou plutôt, que pouvait-elle dire de plus. D'une part elle savais que si elle voulais avoir des chances de faire marché ses plans elle ne pouvait certainement pas continuer avec la voix impérial. Mais elle ne pouvais pas non plus commencer a dirigés l'empire comme elle dirigerais un royaume Enkiev. Devrait-elle se mettre a apprendre a ce battre sur tout les terrains, ou devra-t'elle amené ses propres règles sur tout les champs de bataille? Ah ce qu'il pouvait être difficile de ''négocié''.

''Ensuite... l'équilibre dont vous parliez... je ne suis pas d'accord avec vous. Il n'y a rien d'équilibré dans la situations ou nous nous trouvons actuellement. En fait, je dirais même que le temps est plutôt critique, et que si je n'agis pas, ce sera mon peuple qui le fera. C'est la première raison qui me pousse a tenté de me lancé sur un terrain inconnu avec la maigre expérience que j'ai.''

Sa... c'était loin d'aidé sa cause. Au moins, on ne pouvait pas dire que Sibelial était malhonnête avec ces talents. Elle savait très bien comment s'assumé. Mais il était vrai que c'était peu-être un peu innocent de sa part d'en faire part aussi ouvertement. Cependant, Sibelial n'étais pas dupe, ni stupide. Elle n'avais peut-être pas grand connaissance dans le domaine de la manipulation oratoire, cela ne l'empêchait pas d'avoir une certaine sensibilités pour certains détails qui l'empecheront tôt ou tard de tomber aussi facilement qu'une personne de son expérience pourrait tombé dans les pièges sordides et cruels de la diplomaties.

''Enfin, comme ont dit, c'est en forgeant, qu'on deviens forgerons. Si je m'y met, je suis sur qu'un jour je saurai me battre a arme égale dans ce domaine. Mais pour le moment, laissés moi profité de vôtre expérience.'' Entâma Sibelial avec un sourire enfantin. Comme une petite fille avide d'apprendre.

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MessagePosté le: 14/03/2013 03:00    Sujet du message: Roche, papier, croc Répondre en citant

Sibelial admit avoir fait preuve d’insolence, et je ne pu m’empêcher de sourire. Un sourire discret, je l’espérais car rien de plus impoli que d’afficher un sourire triomphant devant un monarque admettant ses erreurs. Je la voyais m’écouter attentivement et je voyais presque son esprit analyser mes paroles. Jeune mais intelligente. Et déterminée. Un mélange explosif, sans aucun doute. Lorsqu’elle déclara que mes paroles la mettait malaise, j’eus un sourire de contrition, mon but n’était pas de l’embarasser, mais bien de faire preuve d’honnêté. Cependant, je ne repris pas les paroles que j’avais prononcé, car j’en pensais chaque lettre, je me contentai seulement de baisser brièvement la tête, en signe de repentance pour l’avoir offensée. Surtout lorsqu’elle m’avouait - assez candidement - ne même pas savoir si elle pouvait convaincre ses proches de la suivre : je ne m’attendais pas à de telles confidences. En fait, j’étais persuadée qu’elle m’enverrait balader de souligner ainsi son inexpérience... Il faut croire que moi-même, je m’était laissé guider par mes préjugés envers elle sans lui donner une chance. Je la regardai à nouveau et je vis une elfe-fée devenue vampire et qui sans être de sans noble réussit à se hisser à la tête d’un empire. Cela forçait l’admiration. Je la laissai donc parler et lorsqu’elle termina avec un sourire si innocent que je failli oublier un instant à qui j’avais à faire, je me levai. Je posai mon diadème sur mon fauteuil et je me dirigeai vers la fenêtre, pensive. Évidemment, je n’avais aucunement l’intention de lui enseigner quoi que ce soit, n’étant pas mon alliée, elle était forcément mon ennemie... ou le serait un jour. Mon regard tournée vers la fenêtre protégée par de translucides voilages, je répondis. « Avant de dire quoique ce soit, j’aimerais reprendre deux points de votre discours qui m’ont laissée perplexe. » Me retournant vers elle, je lui adressai un sourire presque maternel : J’avais toujours cette tendance à vouloir materner et dorloter les autres, comme je l’aurais fait avec mes propres enfants. « Vous dîtes que l’Empire ne possède pas les règles ''dont je parle'', permettez-moi de vous le demander franchement, de quelles règles parlez-vous ? Si vous parlez d’étiquettes et de bienséance, je veux bien croire que votre peuple ne les suis pas. Mais pour le reste... si vous déclarez que l’Empire entend se soumettre à aucune loi... eh bien il est quand même esclave de son idéologie. L’absence de règles est une règle en soi. Une idéologie possède un ensemble de principes auxquels on se doit d’adhérer au risque de ne pas respecter cette idéologie. »

Même si mais parole pouvait sembler condescendantes ou dures, il n’en était rien. Il me plaisait d’échanger avec cette jeune impératrice. Il me plaisait de voir comment elle percevait le monde qui l’entourait : L’occasion de vraiment converser avec d’autres monarques n’étaient pas aussi fréquentes qu’on pouvait le penser et lorsqu’on était reine, très peu avait l’audace de vraiment discutez avec vous puisqu’ils craignaient d’être en désaccord avec vos propos. « Je crois que le fait que vous affirmiez que vos gens ont leur volonté propre, c’est la reconnaissance d’une certaine limite de votre pouvoir, pas une limite infranchissable mais une limite tout de même...C’est ce que le mots ''règles'' représentent à mes yeux : des normes, des limites, des lois, implicites ou explicites. S’il n’y avait réellement aucune règle, vous pourriez faire ce qui vous chante et personne ne se révolterait... or, je serais plus qu’étonnée que cela soit le cas. » Je me mit à marcher, très lentement. Je n’aimais pas beaucoup rester assise, cela m’ennuyait. Le mouvement me permettait de garder mon esprit actif. « Pour ce qui est de l’équilibre... Peut-être qu’à vos yeux, ça n’en était pas un, mais il en avait une sorte d’équilibre. Une guerre froide, si vous voulez. Il y avait quelques affrontements ça et là, d’ampleur variée mais on était loin de la première guerre avec les premiers chevaliers d’Émeraude, de cette mobilisation générale. Je ne parlais pas de paix... mais d’équilibre. J’aspire évidemment à bien plus qu’un équilibre précaire... » Pour le bien de mon peuple, je souhaitais la paix. Enterrer la hache de guerre et vivre nos vie dans la sérénité et sans violence. Un monde dans lequel on éleverait nos enfants sans craintes, sans apréhension. C’était une utopie, mais je tout mon coeur, je tendais vers cet idéal inatteignable mais ô combien séduisant et inspirant.Voilà pourquoi j’étais neutre, je refusais de faire couler plus de sang seulement par principe. Je refusais que la supposé noblesse de nos intentions s’enfance comme un lame dans le coeur de ceux que nous jurions de protéger. J’avais fait des mauvais choix, je m’étais laissé envahir par la haine et le ressentiment, mais aujourd’hui, j’aimais croire que j’avais évolué, que mon esprit était clair et limpide.

« Je vous ai invitée ici car je veux comprendre ce qui vous poussé à suggérer une telle alliance... Je ne voulais pas que nos - que mes préjugés envers l’Empire, qu’ils soient bons ou mauvais, obscurcissent mon jugement au point de ne pas voir ce qui est devant moi... » Je m’arrêtai un instant dans ma lente marche et je regardai Sibelial droit dans les yeux avant un mélange de bienveillance et de défiance. « Lorsque vous proposez à Enkidiev de vous rejoindre, est-ce un … ultimatum ? » Je prononçai les derniers mots le visage impassible, les yeux opaques. Rien dans mon expression ne laissai deviner ce que j’en pensais, je m’étais même totalement figée, totalement attentive à ce qu’elle allait me répondre. Elle disait vouloir apprendre de mon expérience, j’allais donc la tester.

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MessagePosté le: 15/03/2013 11:45    Sujet du message: Roche, papier, croc Répondre en citant

Ce fut avec un attention particulière que Sibelial écouta les deux points sur lequel Alassea ce questonnait. Sur le premier point, l'impératrice tenta en vain de cacher son sourire gêné dès les premières paroles. Elle avait tout faux. Était-ce parce qu'elle n'avais pas compris le sens des paroles que la vampire lui avait dit? Ou était-ce la faute de la vampire qui ne c'était pas exprimé adéquatement? Enfin, elle ne parla pas tout de suite, laissant la reine terminer a dire ce qu'elle avait a dire. Sur le deuxième point, l'elfe-féérique ne pu s'empêché de laissa affiché un regard ou se lisait une certaine tristesse. Sibelial ferma aussi les yeux l'espace d'un moment. Son regard dirigé vers le bas, elle se sentait déçu de voir que malgré l'ouverture d'esprit de la reine, celle-ci était toujours aussi ignare que le reste de la société Enkiev. Le regard azure de l'aîné ce reposa sur celui de la cadette lorsque cette dernière lui expliqua la raison de son invitations. Oh, enfin une personne qui ne ce laissait pas avoir par les préjugés. Mais ça, Sibelial l'avait déja remarqué avec la présence de Shane. Puisqu'il semblait plutôt clair pour l'impératrice que les gens du château (ou du moins la plupart de ceux qu'elle avait rencontré jusqu'ici) étaient au courrant de la vrai nature du jeune soldat. Enfin, la reine termina sur une question qui ramena la conversation sur la raison de leur réunion. Devant son visage impassible, Sibelial sourit, presque amusé. Cette question n'était pas aussi anodine qu'il y semblait. Un piège s'y cachait définitivement, et sa langue pourrait l'amené dans une situations qu'elle ne voulait pas. Et pour cela, il ne fallait pas qu'elle prononce n'importe quoi. Mais pour commencer, il fallait avant tout éclaircir les premiers points sur lequel la reine avait commenté un peu plus tôt.

''Je crois que vous n'avez pas compris ce que je voulais dire Alassea. Ou peut-être me suit-je mal exprimé? Peu importe... Ce que je voulais dire par le fait que nous ne suivions pas les règles étaient que nos règles étaient différentes des vôtres a un point ou ils sont incompatibles.'' L'impératrice s'arrêta de parlé l'espace d'un moment. Elle pensa a ses prochains mots, comment elle allait expliqué sa vision des choses. '' La façon de gêré le royaume, la façon de gouverner le peuple, la façon de traité ceux que nous ne consideront pas comme les nôtres. Toute cette idéologie, cette organisations, le tout, l'ensemble... La différence entre les deux existences ce trouve a être en conflit. C'est pour cette raison que nous ne pouvons vraiment suivre les mêmes règles, la même façon de faire, dans nôtre manière de procédé.'' Sibelial esperait avoir éclaircie ce premier points. Ensuite, il y avait le second points. Celui que la vampire était certaine de voir d'une façon que Alassea ne pourrait pas comprendre sans qu'elle n'en sache plus. Cependant, avait-elle vraiment envie de lui faire savoir ce qu'elle ne savait pas? Ce sujet était plutôt délicat. Après tout, même si Sibelial avait personellement beaucoup d'estime pour la dame qui était devant elle, elle ne pouvait pas la considéré encore comme une personne de total confiance. En fait, le faire serait probablement une grave erreur. L'impératrice connaissait les limites de la confiance qu'elle pouvait lui donné.

''Vous savez Alassea. Il est peut-être vrai que les affrontements que nous avons ne sont pas semblable a ceux que ce livrait le continent autrefois. Mais la situations que nous vivons présentement ce trouve a être fort différente d'autrefois. Que savez vous de l'empire exactement? Connaissez vous sont histoire? Ces moeurs et sa culture? Avez vous déja visité nos terre? Savez vous exactement ce qui s'y passe? Vous parlé d'équilibre sans savoir exactement ce qui ce trouve de l'autre côté de la balance. C'est cette ignorance qui vous empêche de voir la vrai situation. Et c'est ce que je trouve désolant de plus désolant dans cette guerre.'' Annonça Sibelial avec un air désolé, avant d'affiché un triste sourire et de continué... ''Mais vous n'avez pas a vous inquièté, vous n'êtes pas la seul a être dans l'ignorance. Je dirait que c'est la faute de tous de ne pas essayé de comprendre son prochains. Ou plutôt, très rare sont les personnes qui essaie de comprendre.'' L'impératrice ce leva ensuite elle aussi. Son air ayant repris son air enfantin, Sibelial proposa a Alassea d'allez faire un tour dans le château. Elle voyais bien que la reine ne semblait pas apprécié d'être assise bien longtemps, et a vrai dire, elle même n'était pas du genre a resté a bavardé bien longtemps en place. Les deux femmes quittèrent donc la salle pour ce dirigés la ou leurs pas les mèneraient. Durant leur marche la vampire, qui avait eu le temps de mettre de l'ordre dans ces pensées, continua la conversations.

''Si vous voulez vraiment comprendre ce qui m'a poussé a ceci, il faudrait que vous en sachiez plus sur moi. Mais pour une réponse simple. Je pourrait simplement vous dire que j'en ai plus qu'assez de voir le gouffre qui sépare nos deux univers. Je suis certaine que d'une manière ou d'un autre nous pourrions tous vivre sous le même ciel. Peut-être pas a parfaite harmonie. Peut-être pas sur le moment présent. Mais un jour...'' Le regard de l'hybride c'était levé vers le plafond. Ce regard semblait a la fois nostalogique et rêveur. Peut-être avait-elle elle aussi une idéal utopique impossible. Mais elle savait aussi que la situation présente pouvait grandement être amélioré. La seul chose qu'elle était incertaine, c'était la façon d'y arriver.

''Pour répondre a vôtre question plus tôt, je dirais a la fois que c'est un ultimatum et non. La menace dont j'ai annoncé a Emeraude sera bien entendu exécuté. Mais je serai toujours ouverte a entreprendre des négotiations ou a entendre des solutions advenant que quelqu'un trouve quelque chose digne d'être entendu. Ce n'est bien entendu pas ce que je souhaite personellement. Mais je ne peu resté non plus les bras croisés plus longtemps, pour le bien de mon peuple.''
Sibelial avant annoncé ces paroles sur un ton qui était au niveau de la sévérité de la situations. Maintenant qu'elles étaient rentré dans le vif du sujet, il n'était plus vraiment le temps de plaisantés après tout.

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MessagePosté le: 04/04/2013 16:18    Sujet du message: Roche, papier, croc Répondre en citant

J’eus un sourire devant l’envolée de Sibelial. Elle n’était visiblement pas la seule à ne pas se faire comprendre. J’eus envie de corriger les propos qu’elle crut m’avoir entendu tenir mais je me retins : C’était un dialogue de sourds et nous n’avions pas réellement le temps de nous perdre en technicalité sans importances. Je gardai donc la bouche close et le visage neutre, ne pensant qu’à un mur de glace et aux paroles de l’Impératrice, que j’écoutais à vrai dire que d’une oreille. Elles me donnaient étrangement une sensation de déjà-vu. La seule information qui m’intéressait réellement était la réponse à ma question… et également à mon test. La réponse ne me surpris pas : je la connaissais déjà, mais elle montait dans mon estime en ayant l’audace de l’admettre. Je m’arrêtai de marcher et je me tournai vers celle qui était mon antagoniste. « Vous êtes donc déjà en possessions de ma réponse. Je ne suis pas la seule à faire preuve d’ignorance : Vous ne connaissez pas mon peuple… sa richesse culturelle, sa joie de vivre, ses peurs, ses angoisses. » Nous avions déambulé dans les couleurs et nous étions devant les portes ouvertes de la bibliothèque et je fis un mouvement ample pour montrer l’immense salle aux murs couverts de livres et de parchemins renfermant l’âme même de mon peuple entre ses pages. Son histoire, ses batailles, ses pertes, ses gains. Non, je ne connaissais pas L’empire, mais je ne demandais que ça, d’apprendre. Sans filtre, sans jugement. Je doutais de la réciprocité de ce sentiment et même ma toute ma curiosité, somme tout anthropologique, n’était pas suffisante à me faire risquer la sécurité et la vie de mon peuple en les remettant aux mains d’une ennemie inconsciente de leur particularité. J’aimais ces gens comme s’ils étaient les miens, j’aimais ces gens, parce qu’ils étaient miens. Tous et chacun. Même si je disais toujours que la paix devait toujours surpasser l’orgueil… la salvation de notre âme devait toujours passer avant notre survie. Quel que puisse en être le coût.

« L’empire n’est pas la seule à souffrir, la seule à voir couler le sang de ceux qu’elle aime … Mais que nous soyons damnés le jour où nous courberons l’échine devant qui que ce soit. » Je ne voulais pas m’emporter ou aller dans les discours larmoyants. Nos peuples souffraient et nous voulions mettre un frein à cela, soit. Mais pas à n’importe quel prix. Ce n’était ni réaliste, ni sensée et je n’allais pas céder d’un iota. Du moins, je n’allais pas céder tant que je ne verrais aucune ouverture chez ma vis-à-vis et je n’en percevais pas : elle avait un plan, elle le suivrait jusqu’au bout. Et je l’admirai pour cela… même si cela rendait ma tâche plus compliquée. Moi, j’étais toute en compromis, toute en nuance. Pour moi, le noir et le blanc, ce n’était qu’une question de lumière. En politique, tous les chats sont gris. C’est où nous étions en ce moment, dans le gris, dans le flou, dans le vague. Toutes les deux, nous étions des déracinées, des nomades, très loin de notre monde natal. Des fleurs du Désert. Je recommençai à marcher, pensive. « Vous ne pouvez pas rester les bras croisés, j’en conviens. Mais avez-vous sincèrement pensé, ne serait-ce qu’une seule seconde, que les peuples d’Enkidiev accepteraient sans broncher cette colonisation, car c’est bien de cela dont il s’agit, et se soumettraient à votre autorité ? Et si j’ai mal compris vos intentions, je vous en prie, éclairez ma lanterne. Je serais la première heureuse à savoir que je n’ai absolument rien saisis de vos intentions et que vous venez seulement nous proposer un cessez-le feu. » Je me sentais lasse, et vaincue. Pas par l’Impératrice et ses menaces, mais par la réalité. Par la lourdeur des responsabilités qui étaient miennes. C’était dans de tel moment que je réalisai mon attachement pour mes gens…. Et à quel point ma propre vie ne signifiait rien à mes yeux. Je ne craignais jamais de vivre ou de mourir, mais bien de sauver ou condamner mon peuple. Le reste, ce n’était que chimères et ne m’intéressait pas. Oui, la douleur d’une peuple que je ne connaissais pas me remuait, et trouvait un écho dans la compassion qui existait en moi, pourtant… pas au détriment des Turquais.

« Ne prenez pas mon invitation comme une hésitation : ma réponse est la même que celle du roi Ged, et elle est catégorique. Par contre, si vous acceptez de faire preuve d’ouverture, je suis disposée à faire de même. Mais pour cela, je dois comprendre exactement comment vous entrevoyez cette ''alliance''. Moi non plus, je ne puis reste les bras croisés à regarder mon royaume et même mon continent dépérir sous mes yeux… » Je ne devais savoir où la vampire voulais nous mener. Avant de dire définitivement non à quoi que ce soit, je voulais entendre une description du projet, dans ses moindres détails. Tout était possible, il nous suffisait de discuter et de voir si le moindre rapprochement entre nos deux mondes était possible. Si c’était le cas, j’allais faire de mon mieux pour encouragement cette paix et si c’était impossible. Eh bien, nous aviserions.

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MessagePosté le: 10/12/2016 00:57    Sujet du message: Roche, papier, croc

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